Lectures, t. II, p
t. Discussions, p. 624.
la lettre? Ne faut-il pas les interpréter? Or, comment peuvent-elles recevoir un sens acceptable, à moins que l'on ne montre que les mots sont pris dans des sens équivoques? « Un Dieu compris ne serait plus Dieu ^ » Fort bien, mais si Dieu est incompréhensible, est-il donc inintelligible ? « Penser que Dieu est comme nous le concevons est un blasphème \)) Soit, mais notre conception telle quelle de Dieu est-elle une conception négative, n'ayant pour nous aucun sens? Une connaissance non adéquate n'est-elle donc plus une connaissance ? « Je n'ai pas une connaissance adéquate de la connaissance d'un cordonnier, dit Stuart Mill, puisque je ne sais pas comment il fait les souliers ; mais ma conception d'un cordonnier et de sa connaissance est une conception très réelle ; ce n'est pas un faisceau de négations ^ » S'il est vrai que nous ne puissions penser sans obéir aux lois propres de Tesprit, aux nécessités, et si l'on veut, aux conditions de la pensée, faut-il conclure de là que nous ne pouvons rien concevoir qui s'élève au-dessus de ces conditions mêmes * ? Parce que nous ne pouvons nous dépouiller de nos « conditions mentales, » est-ce une nécessité que nous les imposions à l'objet même que nous pensons? D'un autre côté, s'il est vrai que Dieu est la cause absolue, et par conséquent libre de toute relation de dépendance, suit-il de là que les autres choses