‹ De la certitude moraleChapitre 49 sur 98 · Essai..., cliap. iv, t. I. p · texte numérisé non relu

Essai..., cliap. iv, t. I. p

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crnilleurs qu'il inspire et pénètre \ Ces appréciations et CCS jugements ne sont pas des faits rares ; ce sont des faits de tous les instants, soit dans la vie ordinaire, soit dans les sciences. Nos affirmations touchant la succession des événements naturels n'ont pas d'autre origine % et ce que l'on nomme souvent certitude physique n'est qu'un cas de cette probabilité en des conditions qui peuvent ne laisser aucune place au doute dans un esprit suffisamment éclairé ^ Toute induction et toute analogie ont là leur fondement. Quand une hypothèse relie tout un groupe de faits observés, quand ensuite elle trouve en des faits nouveaux une confirmation éclatante, parce qu'elle les explique aussi bien que ceux qui ont servi à la construire, quand enfin elle permet de prévoir des faits qui en sont la conséquence, et que des observations postérieures justifient ces prévisions, que penser d'un tel accord, si bien soutenu, sinon qu'il est hors de toute contestation sérieuse * ? Pourtant il n'emporte qu'une probabilité, puisque s'il plaisait à un sophiste de le mettre sur le compte du hasard, on n'aurait pas le moyen de démontrer rigoureusement l'absurdité et l'absolue impossibihté de cette supposition ^ Il y a donc là une « quasi-certitude®. »

1. Essai..., chap. xxi, Du contraste de la science et de la philosojihie. Chap. XXV, Résumé, t. II, p. 384.

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