Premiers jirincipes, !'« parf., cli. iv, § 50, p
3. Premiers principes, 1" part., cli. ii, §9.— Voir aussi la curieuse disliiictioa cnlrc la conscience dcftnie et la conscience indcfiwe. M. Herbert Spencer explique comment nous pouvons former une conscience positive, quoique vogue, de ce qui dépasse la conscience. Premiers principes, 1" part., (h. IV, § 2G.
DlVlCnSliS MANIlillîlLS DE DÉPRÉCIER LA. FOI MORALE. 261
pas inintelligible ; et si elle est une cause, voilà, au lieu de ce symbolisme décevant auquel il réduisait toutes nos pensées, ces jugements analogiques, imparfaits sans doute, mais féconds, oii' s'alimente toute théologie.
Nous pourrions donc répéter à propos de M. Herbert Spencer ce que nous avons déjà dit à propos de Kant, de Fichte, de Hamilton, de Mansel surtout, que si souvent il cite et commente. Mais ce qui nous intéresse le plus, ce que nous avons voulu mettre en lumière, c'est ce qui est propre ici à M. Herbert Spencer, à savoir cet interdit jeté sur tout effort pour éclaircir le grand et fondamental mystère. Il accorde à la foi un rôle immense, puisqu'il fait reposer sur elle toute connaissance ; mais en même temps il la déprécie singulièrement, puisqu'il la condamne à l'ignorance absolue. Il la laisse, au milieu de ténèbres épaisses et inextricables, en présence d'un objet qu'elle ne peut saisir; et pendant qu'elle demeure ainsi abîmée dans une inerte, j'allais dire dans une stupide adoration, la science agit et marche : elle découvre les secrets des choses, elle explique, elle conquiert, elle domine le monde. C'est elle qui est la vraie maîtresse de la pensée et de l'univers. Comment ne point dire que la foi lui est sacrifiée?
26Î CHAI'lTRi; V.