‹ De la certitude moraleChapitre 58 sur 98 · Système de logique, liv. VI, ch. ii (t. II, p · texte numérisé non relu

Système de logique, liv. VI, ch. ii (t. II, p

2. Examen de la philosophie ie Huhilkv, (h. xxvi, Lu lilre aUitre.

DIVERSIÎS MANIÈRES D lî DÉPRÉCIER I,A FOI MORALE. 2(1''»

tie formé par lui', « mais c'est parce que « sou désir de le façonner dans tel ou tel sens est une des circonstances de son existence, et non la moins influente ; » or ce désir n'est lui-même que le résultat de circonstances antécédentes, et ce qui est de notre fait se réduit en définitive à rien. En vain nous assure-t-on « que le sentiment de la faculté que nous avons de modifier notre propre caractère si nous le voulons, est le sentiment même de la liberté morale ; » en vain ajoute-t-on « qu'un homme se sent moralement libre quand il sent qu'il est, non pas l'esclave, mais le maître de ses habitudes et de ses tentation-s, et que, même en leur cédant, il sait qu'il pourrait leur résister- : » ce langage n'a pas la signification que nous lui donnons, puisque cette volonté dont on nous parle n'est que le nom d'ensemble par où l'on désigne le résultat de certaines circonstances de notre existence.

Ainsi l'analyse à outrance, traitant les actions humaines comme des phénomènes de l'ordre physique, laisse échapper le principe vivant, et il n'y a plus d'agent moral, il n'y a plus de personne morale. La même analyse, appliquée à la loi morale, en fait disparaître le caractère propre : on remarque que l'habitude finit par nous rendre capables de vouloir, sans égard au plaisir, ce qui d'abord n'avait

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