‹ De la certitude moraleChapitre 61 sur 98 · Essais surlareligion, p · texte numérisé non relu

Essais surlareligion, p

3. Voir le second Esscj. intitulé Utilité delà religion, et le troisième Esm.

DIVERSES MANIÈRES DE DÉPRÉCIER LA FOI MORALE. 26a

ments essentiels que voici : concevoir un idéal du bien, compter sur le progrès et même sur le triomphe final du bien. Mais on peut réaliser cet idéal, et en faire ainsi un principe du bien, de qui précisément l'on attende ce progrès et ce triomphe. L'idée religieuse alors admet le surnaturel. On conçoit un Être réel parfaitement bon, une intervention providentielle dans le monde, enfin une autre vie où s'achève la destinée de l'homme : ce sont des conceptions qui dépassent les limites de la nature. Le surnaturel ainsi entendu n'est donc pas seulement dans la religion révélée, dans le christianisme ; il est aussi dans Ja religion dite naturelle : Stuart Mill le déclare expressément. Or, «à l'égard du surnaturel, tant dans la religion naturelle que dans la religion révélée, quelle peut être l'attitude rationnelle d'un penseur * [of a thinking mimiy. » Telle est la question.

Stuart Mill répond : Ce ne peut être que l'attitude du scepticisme. Considérons les trois points auxquels il réduit la rehgion dite naturelle : l'existence de Dieu, la Providence, l'autre vie. Un penseur qui ne sait rien de l'origine des choses* n'a qu'un parti à prendre : c'est de dif-e qu'il se peut qu'il y ait un Dieu, une intervention provi-

intiliilé le Thémm, et, dans cet Eaai, particulièremeal la cinquième p;ii lie, ou conclusion {gênerai resuit). 11 est utile de rappeler les titres des quatre premières parties; ils marquent bien le dessein et la marche de l'auteur: 1» le Théisme; les preuves du Théisme; 2° les attributs (de Dieu); 3» l'Immortalité; 4» la Révélation.

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