‹ De la certitude moraleChapitre 62 sur 98 · Essaù sur la religion, p. 227. (Texte anglais, p · texte numérisé non relu

Essaù sur la religion, p. 227. (Texte anglais, p

2. Dans ses Mémoires, p. 37, Stuart Mill, racontant sa première éducation el les opinions de son père, dit : «Mon père s'arrêta à cette conviction que l'on ne peut rien savoir de l'origine des choses. Nulle autre expression ne rend mieux son opinion : en effet il trouvait l'athéisme dogmatique absurde... »

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dentielle dans le monde, une autre vie. Cela se peut^ mais voilà tout. Il y a en faveur de l'existence de Dieu des témoignages : ils sont insuffisants pour servir de preuves, ils n'ont que la valeur d'une faible probabilité ' . Donc ni théisme ni athéisme, mais le scepticisme. Et Stuart Mill appelant croyance toute affirmation, déclare que « tout le domaine du surnaturel est écarté de la région de la croyance ^ » Mais ne pouvant croire^ on peut encore espérer. Cette espérance, qui est possible, est-elle permise ou interdite au penseur ? Telle est maintenant la question .

Stuart Mill s'exprime en termes d'une parfaite netteté : « Est-il irrationnel, demande-t-il, de se laisser aller, guidé par l'imagination seule, à une espérance sur la réalisation de laquelle il n'y a pas d'apparence qu'on ait jamais une raison probable de compter? Fautil décourager cette espérance comme une dérogation au principe rationnel qui nous ordonne de régler avec rigueur sur des preuves nos sentiments aussi bien que nos opinions'?»

Ainsi, pour savoir si l'espérance religieuse est per-

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