‹ De la certitude moraleChapitre 63 sur 98 · Essais sur la religion, p · texte numérisé non relu

Essais sur la religion, p

2. Essais sur la religion, p. 229. Citons ici le texte anglais, p. 244. « The wliole domain of ihe supernatiiral is thiis removed from the région of Beiiefin that of simple Hope.»

3. Essais sur la relirjion, p. 229. Il est bon de citer ici le texte anglais, p. 244. « It is now lo be considered whether the indulgence of hope (remarquons ces mots}, in a région of imagination merely, in which there is no proïpecl ttiat any probable grounds of expectation will cver be obtained, is irrational and ought to be discouraged as a departiire from the rational principle of reguiating oiir feelings as weil as opinions strictly by évidence. »

mise au penseur, il faut d'abord savoir si une raison sévère accorde à l'imagination un rôle dans la vie.

A cette nouvelle question, Stuart Mill n'hésite point à répor.dre affîrniativement. Il connaît trop la nature de l'homme pour prétendre le réduire à la seule pensée. Il estime qu'il faut « conserver une balance convenable entre les facultés '. » 11 combat ceux qui ne voient dans l'émotion imaginative qu'un embarras \ Il déclare qu'il faut « cultiver le sentiment , et le cultiver à l'aide de l'imagination », et il attache à cette culture une importance capitale. « L'esprit d'analyse » est nécessaire, mais il «a des correctifs», qu'il est dangereux de négliger. «L'habitude de l'analyse tend à ruiner les sentiments, quand nulle autre habitude d'esprit n'est entretenue *. »

C'est donc « faire une chose sage que de tirer tout le parti possible des probabilités, fussent-elles faibles, qui fournissent à l'imagination un terrain où elle s'appuie *. »

S'alarmerait-on pour la raison, craignant que l'imagination ne risquât de pervertir le jugement? Stuart Mill dissipe toute crainte. La vivacité du sentiment, selon lui, n'implique rien d'erroné ou de fallacieux dans la conception des objets. Elle est parfaitement compatible avec la connaissance la plus exacte et la reconnaissance pratique la plus complète de toutes les lois et de tous les rapports de la nature tant dans le monde physique que dans celui de l'intelligence, a Le sentiment le

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