‹ De la certitude moraleChapitre 69 sur 98 · Essais sut la religion, p · texte numérisé non relu

Essais sut la religion, p

DIVliRSKS MANIÈRES DE DÉPRÉCIER LA FOI MORALE. 295

que croyance que la critique rationnelle nous dépouille, le Christ nous reste: figure unique, vraiment digne d'être le représentant idéal et le guide de l'humanité. y> Et enfin, « aux yeux du sceptique rationaliste, il est possible que le Christ fût réellement ce qu'il croyait être lui même, c'est-à-dire un homme chargé d'une mission expresse et unique par Dieu pour conduire l'humanité à la vérité et à la vertu * . »

Stuart Mill conclut que « les influences de la religion sur le caractère, qui persistent après que la critique rationnelle a fait l'impossible [has done its utmost) contre les preuves de la religion, valent bien la peine d'être conservées, et que ce qui leur manque de force directe en comparaison de celles d'une croyance plus solide, est phis que compensé par la vérité et la rectitude supérieure de la morale qu'elles sanctionnent^. »

Ainsi la science, qui semblait être tout, ne contient pas le dernier mot de la vie. Ici remarquons bien la situation d'esprit de Stuart Mill. Il entend « traiter la question de religion comme une question scientifique. » Il déclare « indispensable que les preuves de la religion soient vérifiées par les mêmes méthodes et d'après les mêmes principes que celles de toutes les conclusions philosophiques des sciences physiques. » Il dit bien haut qu'il y a un point hors de discussion, c'est que les conclusions légitimes de la science ont le droit de primer toutes les opinions [are entitled to prevail over ail opi-

1. Essais sur la religion, p. 237-239. ïexle anglais, p. 235.

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