‹ De la certitude moraleChapitre 79 sur 98 · Efiais..., 2e Essai, t. Il, p · texte numérisé non relu

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DE LA. ClîRTlTUDE MORALE DANS L'ÉCOLIi! CRITIQUE. 321

visme, poussant à l'extrême les vues de Kant. « La certitude, dit-il, est éminemment une assiette morale *. » « Serait-il possible que la chose comprise, aimée, voulue de toutes les forces de la conscience , n'existât point comme la conscience la pose ? Oui , dira le savoir ; oui, à l'extrême rigueur, et dans tous les cas, attendu que la vérité relative à l'homme est une vérité humaine, et la vérité relative à l'individu une vérité individuelle. Non, dira le croyant, fort du sentiment qui le possède^. » Sentiment, sans doute, instinct, nature ; mais c'est dans la liberté qu'en définitive la croyance trouve son fondement. « La formule de la science : Faire, non pas devenir, mais faire, et en faisant se faire*. » « C'est à la liberté qu'il appartient de poser le fondement de la certitude*. » Delà liberté elle-même, il n'y a pas de preuve de fait, pas de démonstration logique. Tant mieux. « C'est une affirmation morale qu'il nous faut. La raison pratique doit poser son propre fondement et celui de toute raison réelle, car la raison ne se scinde pas. La raison n'est, selon notre connaissance, autre chose que l'homme, et Fhomme n'est jamais que l'homme pratique ^. » Voilà l'unique point de départ de toute philosophie, que dis-je ? de toute affirmation. «La croyance de raison pratique procède... du désir et de la liberté... Nous partons de nous-mêmes, et

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