Eisais..., 2^ Eisai, t. II, p
3. Essais..., 2e Es&ai, t. II, p. 422. '\. Essais..., 2« Essai, t. II, p. 131. 5. Essais..., 2e Essa^j t. Il, p. Ai2.
(22 CHAPITRR VI.
de nos passions, et de notre loi morale, et nous posons ce qui doit y correspondre au sein de l'univers, afin que rharmonie soit^ » Ne nous abusons pas d'ailleurs. Nous ne pouvons arriver sur les grands objets qui sollicitent notre curiosité, qu'à des probabilités, probabilités morales. « J'appelle probabilité morale, dit M. Renouvier, une crédibilité dont certains éléments peuvent bien comporter l'évaluation mathématique, mais de laquelle pourtant un ou plusieurs motifs essentiels échappent au calcul. Elle se forme , non par un procédé exclusivement logique ou expérimental, mais du concert des fonctions humaines, apphquées à juger d'une vérité qui n'est ni d'analyse intellectuelle pure, ni de fait actuellement sensible, et qui, de sa nature, ne saurait ni se démontrer avec rigueur, au moyen de principes fixes et universellement reçus, ni s'appuyer sur des motifs propres à se transmettre inflexiblement d'une conscience à l'autre, ai enfin éviter une intervention manifeste et variable de la liberté dans le mouvement de l'esprit qui les pèse'. » Nous n'avons donc que des probabilités touchant l'ordre moral du monde, touchant l'immortalité, la liberté, la divinité ^ C'est ainsi que nous admettons « comme une souveraine réalité » ce que « la science et le bon sens » déclarent « insondable en son origine et en son but dernier, » mais que « nous