Essais..., 2-= KifaI, t. lli, p
comprenons clairement en ce qui nous touche : » « l'existence d'une moralité dans l'ordre et dans le mouvement du monde, une sanction physique des lois morales, de la vertu et du progrès, la réalité externe du bien, la suprématie du bien, le Bien mèrne. » Alors « le théisme et l'absolu même reparaissent transformés dans l'idéal de la perfection morale, dans l'affirmation du Bien comme donnée et comme loi du monde, dans la suprême hypothèse d'un ordre moral réel qui enveloppe et domine l'expérience*. » Mais M. Benouvier surveille avec un soin jaloux les démarches de l'esprit dans ce domaine nouveau. Il se permet, il est vrai, de fort surprenantes applications de ses conceptions politiques au gouvernement de l'univers, sous prétexte qu'en métaphysique, comme ailleurs, « il ne faut plus de rois » : ces assertions aventureuses s'accordent bien, paraît-il, avec l'esprit critique ; pour autrui, il est plus sévère. Tout, dans la métaphysique religieuse, lui semble rêverie, mysticité, sophisme. (( La foi mystique », entendez la foi religieuse, est « variable, arbitraire ; c'est l'imagination qui Tenfante en grande partie , et l'éducation et la coutume la perpétuent dans les nations \ » Ici se place la très curieuse théorie de l'auteur sur le vertige mental. Oubliez qu'il lui donne une extension telle que les convictions morales et religieuses s'expliquent presque entiè-