‹ De la Césarienne Vaginale: Ses Indications ActuellesChapitre 7 sur 15 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

F Ses complications

Il nous a été donné de lire à plusieurs reprises dans différents ouvrages que la césarienne vaginale était une «opération facile et simple ». Qu'est-il permis d’entendre par ces mots ? Est-ce vraiment une intervention que l’on peut exécuter sans autre éducation chirurgicale que la pratique des quelques opérations obstétricales? Et de plus sommes-nous autorisés à affirmer que l'assistance d'une sage-femme peut suflire à l'opérateur dans les différents temps de la césarienne vaginale, comme l'a prétendu Dührssen”? C'est vraiment aller trop. loin et se méprendre sur les conséquences que peut entrainer une intervention mal menée et mal exécutée.

Certes, la simplicité de Ia césarienne vaginale est réelle. Tout gynécologue sait par expérience que, chez une femme enceinte, les interventions sur l'appareil génital sont plus rapides et d’une extrême facilité en comparaison de celles qui se pratiquent chez toute autre

femme normale. Les tissus ramollis, imbibés de sérosité,

sont plus facilement « malléables »; les séreuses, les plans de clivage se détachent mieux, offrent moins de résistance au décollement ; les organes (vessie, uretère, etc.) moins fréquemment atteints... Et cette rapidité et facilité d'exécution sont d’autant plus grandes que la femme est plus près du terme.

En dehors de cette facilité d'exécution relative, il est intéressant de noter que quelquefois, dans des cas d'extrême urgence, la césarienne vaginale a pu être pratiquée avec le seul bagage obstétrical, au moyen d’une valve vaginale, des pinces de Museux, prévues pour la manœuvre du ballon, et de ciseaux droits destinés à la section du cordon. L’obervation IT de M. le professeur agrégé P. Delmas, qui se trouve à la fin de cette publication, en fait foi. Cette absence de difficultés semblerait impliquer pour ainsi dire un rôle presque passif de l’opérateur, et alors les différentes césariennes vaginales se copieraient les unes sur les autres, dans tous les cas. L'opérateur n'aurait aucune initiative ; il lui. suffirait de sectionner la région cervicale utérine en avant et en arrière pour avoir atteint son but. Il n’en est nullement ainsi, êt tout accoucheur qui se décide à une telle intervention, et il faut insister sur ce point, doit être capable de faire suivre l’hystérectomie. Qu'une hémorragie grave se produise ! Qu'’une rupture utérine éclate soudainement ! Qu'une circonstance imprévue entraîne la perforation de la vessie! Nous voilà devant des cas, gros de conséquences, qui peuvent entraîner, par notre inexpérience chirurgicale, la mort de la malade.. Aussi doit-on exiger de l’accoucheur qui se charge d'une telle opération une éducation chirurgicale complète, une habitude opératoire et un doigté qui ne peuvent s’acquérir que dans la longue pratique des in-

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terventions abdominales. Il serait léméraire d’entreprendre une césarienne vaginale, pour celui qui ne se trouverait, de par son expérience antérieure, en mesure de parer aux aléas qui peuvent ‘surgir à tous moments. Inutile de dire enfin qu'il est des conditions d'assistance et d’asepsie qui interdisent la section césarienne vaginale aux praticiens isolés dans de petits centres, quelle que soit leur valeur professionnelle.

L'opération doit être faite sous l’anesthésie générale ou sous l’anesthésie locale. Si on a recours à l’anesthésie générale, on usera de préférence du chloroforme(Bar) ou de l’éther. Les circonstances imposeront souvent l'obligation d’être attentif et de n’employer que le minimum d’anesthésique. Une injection préalable de scopolamine-morphine peut alors être utile. Parfois lanesthésie générale apparaîtra comme contre-indiquée. L’anesthésie locale à la manière de Reclus peut rendre de précieux services. On peut y avoir recours quand la grossesse est peu ou très avancée; il va sans dire que les cas les plus simples sont ceux où la grossesse est âgée de moins de cinq mois.

Quant à la rachianesthésie, elle faït l’objet de pas mal de controverses et ne serait à employer que dans les cas d’absolue nécessité (cardiaques, pulmonaires, rénaux, etc.) Pour Forgue, pour Riche, la rachinovocaïnisation lombaire semble présenter de plus grandes garanties de sécurité que la rachistovaïnisation et la rachicocaïnisation. Le Filliâtre, P. Delmas fondent de grands espoirs sur une méthode de rachicocaïnisation capable d’entrainer l’anesthésie haute. Pour ce dernier auteur, cette méthode est basée sur les principes suivants :

Hide Spoliation du liquide céphalo-rachidien par ponction de 20 em”.

HAN Leo 2° Nouvelle aspiration de 20 em° qui dissolvent, dans la seringue, de la cocaïne chimiquement pure, de | à

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