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" C'est sans doute par erreur que le Morning Herald du 7 août 1835 nomme cette paroisse Chaldsbury.
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NOTE XII
-Sion'du paupérisme et de la taxe dans les États-Unis de P Amérique.
Nous ajouterons ici quelques détails à ce que nous avons dit sur la progression du paupérisme dans les États-Unis d'Amérique.
Dans le Massachussetts, le nombre des assistés a Presque doublé de 1821: à 1831 ; car, à la première époque, il était de 134, et, à la seconde, de 255 Sur 10,000 babitans.
* His Maj. Comm., 1835 ; étc., p. 86 et suiv. * The Morning Herald , 7 aug. 18353.
312 NOTSS.
Nous terminerons cette note par quelques détails sur la paroisse de Cholesbury (Buckingham ) , qui résume en elle seule tout ce que.nous venons de dire. De 1801 à 1833 la taxe s'y est élevée de 37 1. st. (fr. 915,75) à 367 L. st. (fr. 9,083). Elle y est actuellement de 32 sh. (fr. 39,59 ) par livre sterling de revenn , ce qui fait plus d'une fois et demie ce revenu. Cependant, depuis 1801, la population 1f’a augmenté que de 122 à 129 personnes... dont 101, seulement ont droit aux secours de la paroisse. Entre ces 101 paroësiens, 66 sont assistés.-Le terrain a été tellement abandonné que; sur 100 acres de terres arables que possède cette commune , il n’y en avait, en 1833, que 16 de cultivées. C'est dans le cours d'une seule année que la majeure partie de ces terres a été abandonnée. Sur ce sol ; qui demeure ineulte , et qui se détériore chaque jour, habite une population misérable au dernier point, et qui, vivant dans l'oisiveté, dégénère de plus en plus au physique etau moral. Pour la sontenir, bn a recours à la taxe en aïe ; mais, comme la demande d’un subside de cette nature ne peut se renouveler que lorsque le précédent a été épuisé , et comme .d’autre part les démarches nécessaires pour l'obtenir prennent trois semaines, cette population
* C’est sans doute par erreur que le Morning Herald da 7 août 1853 nomme cette paroisse Chaldsbury.
NOTES. 313 serait exposée à périr d'inanition pendant cet intervalle, sans les peines que se donne M. Jeston , recteur de la paroisse, pour rassembler par d’autres moyens les secours nécessaires à sa subsistance. Dans son rapport du 2 février 1833, rapport d'où sont tirés ces détails , M. Jeston dit qu’il ne voit pour cette malheureuse paroisse qu'un moyen de salut, c’est que le gouvernement en achète le sol, et le distribue aux pauvres valides *. Depuis lors la société d'agriculture, animée du désir de subvenir à de si grands malheurs, a réalisé partiellement le projet de ce digne ministre. Elle a fait à Cholesbury l'acquisition de 55 acres de terres, at les a remises aux habitans pour les travailler.*
NOTE XII
Progression’ du paupérisme et de la taxe dans les États-Unis de P Amérique.
Nous ajouterons ici quelques détails à ce que nous avons dit sur la progression du paupérisme dans les États-Unis d'Amérique.
Dans le Massachussetts, le nombre des assistés a presque doublé de 1821-à 1831 ; car, à la première époque, il était de 134, et, à la seconde, de 255 sur 10,000 habitans.
: His Maj. Comm., 1855 ; étc., p. 86 et suiv. * The Morning Herald , 7 aug. 1855.
Dans la ville de Philadelphie, les districts de Southward et de Northern-Liberties, on comptait :
En 1790, 162 assistés sur 10,000 habitans.
En 1800, 205 idem idem.
En 1810, 269 idem idem.
. En 1820, 261 idem idem.
Dans cette même contrée, la taxe des pauvres a été :
En 18a1, de fr: 218,013.
En 1829, de 227,095.
En 1831, de 269,751.
En 1832, de 345,885. -
Dans l’État de New-York, la taxe a été :
En 1815, de fr. 1,305,850. - - En 1819, de 1,967,440.
En 1822, de - 2,505,100.
En 1831, de 3,731,000.
Elle y a donc plus que doublé en quinze aus. ‘
En 1830, elle était dans ce pays de 13 cms (fr. 0,69 ) par tête d’habitant , indépendamment du revena considérable des terres et bêtimens que l'État y consacre à nourrir et à loger les pauvses. *
‘ Boston advertiser. (Revue britannique, mars 1854. * Dx Braumonr, le Système pénitentiaire, p. 313.
NOTE XIII
Des renseignemens obtenus de l'étranger par la commission chargée en Angleterre de la dernière enquête sur les lois concernant les pauvres.
Les renseignemens obtenus de l'étranger, par la commission chargée en Angleterre de la dernière enquéte sur les lois concernant les pauvres, confirment en plusieurs points ce que nous avons dit, dans cette dernière partie et dans Îles précédentes, des efféts de la charité légale. Ils y ajoutent quelques détails que nous allons consigner ici, le document qui noùs les fournit nous étant parvenu trop tard pour que nous ayons pu les insérer sous les chefs auxquels ils se rapportent.
La misère s'accroît en Suède d’une manière effravante. "A Stockholm , on comptait, en 1737, 930 pauvres. Leur nombre était, en 1825 , de 15,000. Le montant des assistances y était, en 1731 , de 9,000 dahlers ( fr..8,565 ), et, en 1825, de près de 500,000 ridablers ( fr. 2,895,000 ). Dans la petite ville d'Orebro, qui est très sagement administrée, le nombre des indigens s’est élevé de 80 à 400 dans le cours des années qui se sont écoulées de 1780 à 1832. Dans la paroisse de Nora, province de Néric , les pauvres
ont coûté 170 rixdahlers (fr. 975 ) en 1814, et2,138 rixdahlers (fr. 12,211)en 1832. La dépense qu'ils ont nécessitée s'est donc accrue, en dix-huit ans, dans le rapport de 1 à 12. Il est plusieurs autres places du royaume où elle a augmenté dans le même rapport.
À Hambourg, on a dépensé pour les pauvres, de mai 1826 à mai 1832, une somme qui, divisée par le nombre des habitans, donne 4 shil. (4,95) par tête. En 1832, 1/10 des morts environ ont été ensevelis aux frais de l’institution de secours. *
À Venise , la dépense de la commission de charité publique -est annuellement de 3,000,000 de livres d'Autriche ( fr. 2,610.,000 ) pour la ville seule, ce qui, divisé par Îa population, qui est estimée à 112,000 âmes, donne fr. 23,30 c. La part de contribution que la municipalité a fournie, en 1832, a été de 359,000 liv. d'Autriche (fr. 312,330), et celle qu'a payée le gouvernement de 460,000 liv. (fr. {00,200 ). Les enfans trouvés et les insénsés des provinces vénitiennes , coûtent annuellement au gouvernement'autrichien , 1,000,000 liv. (fr. 870,000 ). ?
Si ces faits confirment ce que notüs avons dit de
* Nassau, Statement, etc. p. 28. — * dem, p. 06. —* Idem, p. 192.
NOTES. 317 l'augmentation progressive de la taxe et des charges énormes qu'elle impose aux populations, d'autres faits contenus dans le même document viennent également à l'appui de ce que nous avons rapporté des dépenses énormes que nécessitent les maisons de travail; de l'influence funeste que le système de la charité légale exerce sur l’activité et.la moralité des classes inférieures, de tout ce qu’il présente de vicieux quant à la répartition des secours , des vexations de divers genres qu’il fait peser sur le pauvre. Bornons-nous à donner quelques détails à ce dernier égard. -
En Suède, si un indigent irréprochable ne trouve pas d'emploi et ne peut obtenir de caution pour le ent de ses taxes et amendes, en le fait servir
aux travaux publics, ou on l'envoie dans une maison de correction dans laquelle il est confondu avec des mauvais sujets et- des criminels. Lorsqu'il s’agit de quelque ouvrier ou domestique qui, par sa propre faute, n’a pas d'occupation et se trouve sans ressource, on le place, s’il est valide, dans le corps des pionniers du Roi ; si c'est un homme invalide ou une femme , on l’enferme dans la maison de correction. : Dans le New-Jersey et en Pensylvanie, l'assisté perd l'usage de son bien, qui est vendu au profit de la
: Nassau, Statement, etc., p. 26, 27.
juridiction dont il dépend. Dans ce dernier État , on le retient en prison jusqu’à ce qu'il ait, par son travail, défrayé le public de ce qu'il a coùté. Les inspecteurs sont autorisés à en user ainsi, même à l'égard des enfans que leurs parens réclament :. On a vu dans ce même État, un pauvre ouvrier étranger qui avait été blessé en travaillant à la construction d'un canal public, repoussé de toutes parts + périr misérablement après avoir erré de juridiction en juridiction*. Enfin, à New-York, on disperse dans les parties éloignées du pays les enfans des assistés, afin que le spectacle de l'anxiété de leurs parens, qui ne peuxent découvrir où ils sont , empêche d'aütres pères et d’autres mères de recourir à l'assistance.
Nous avons du particulièrement remarquerl'Sffbui que les renseignemens parvenus aux commissaires anglais donne à deux grands faits, que, malgré l'évidence qui résulte des chiffres, nous n'avions avancé qu'avec une sorts de crainte, tant ils sont opposés aux opinions reçues : l'état affligeant du paupérisme dans le canton de Berne, et la situation critique des colonies agrieoles de la Hollande. Quoique les documens parvenus sous ces deux rapports aux commissaires anglais paraissent, autant qu'on en peut juger par l'extrait qui en est fait dans le livre dont nous
* Nassau, Statement, etc., p. 29. — * £dem, p. 14.
NOTES. 319 nous oecupons, consister simplement en assertions générales qui ne.sont appuyées que de peu de détails, ils ont suffi, pour faire prononcer sans hésitation, à M. Nassau, des jugemens auxquels les nôtres sont parfaitement conformes.
Il représente le canton de Berne comme étant en proie au système de la charité légale qui le mine, qui ÿ produit ‘un paupérisme toujours croissant, des abus et des immoralités de toutes sortes :, comme rivalisant , sous ce rapport , avec l'Angleterre, comme étant la partie de l’Europe continentale dans laquelle le fardeau de la taxe des pauvres est le plus oppressif. *
Il ne s'exprime pas d'une manière moins formelle, relativement aux colonies agricoles de la Hollande, quoique les communieations faites aux commissaires , par le gouvernement hollandais et le-rapport du consul anglais, ne contiennent sur ce sujet que peu de développemens; ce dont il s'étonne à juste titre, vu sa grande importance et l’intérèt qu'il a excité dans toute l’Europe ’. Après avoir fait observer que dagps le cours-des douze années:qui se sont écoulées , de 1820 à 1931 . les établissemens de bienfaisance de la Hollande ont dépensé, en moyenne, y com-
: Naxsau, Statement, etc., p. 84. — * Zdem, p. 101. — * Idem, p. 108.
pris le revenu des propriétés, 500,000 liv. sterl, (fr. 12,395,000), ce qui, divisé par 2,292,350, moyenne de la population, fait par tête, fr. 5,36 : ; que, pendant des années d’une paix profonde, le nombre des indigens s'est accru dans une proportion beaucoup plus forte que la population , et qui excède même celle qui a lieu en Angleterre* ; que l’institution des colonies agricoles n’a pas empêché cet accroissement constant du paupérisme , 1l terraine par ces mots : Un établissement sémblable est tombé en Belgique , et nous ne pouvons pas PréPager | pour la Hollande un résultat différent. *
Après toutes les citations que nous venons de faire de l'ouvrage de M. Nassau, qu'il nous soit permis d'exprimer notre surprise de ce que, dans les observations générales qu'il joint.à l'analyse-des documens, il avance que les effets fâchéux qui sont résultés de la taxe en Angleterre ne se sont fait sentir dans aucun autre État, à l'exception peut-être du eanton de Berne,
: Nassau , Statement, etc. , p. 106. — * Jdem, p. ro8.
* Nor does the institution appear to have repressed pauperism by the desagreableness, of the terms on which it offers relief : we have seen, on the contrary, that it has not prevented its steady increase. It will be show subsequently that a similar establishment has signally failed in Belgium, and we cannot anticipate a different resultat in Holland.
- (Idem, p. 117.)
NOTES. 321 et que méme, dans la plupart des pays où te système eët adopté, il paraît avoir eu plutôt de bons résultats !, différence dont il se donne la peine bien superflue de rechercher les raisons. *
Nous devons faire remarquer encore que nous ne nous sommes pas rencontré avec M. Nassau dans la division que nous avons faite entre les pays qui sont et ceux qui ne sont pas sous le régime de la charité légale. Il range dans cette dernière classe la Hollande, la Belgique et Venise, sans doute parce qu'il ne reconnait la charité légale que dans la taxe spéciale, distinction qui, comme nous l'avons dit ‘, nous parait reposer sur ua fondement qui n’est pas solide, et tendre à obscurcir le sujet. On peut d’au- ‘tant plus s'étonner que M. Nassau soit parti d’une telle base, que lui-même semble raisonner d’après des principes bien différens, lorsqu'il réfute victorieusement M. Lebau, ministre de 1 fistice en Belgique , qui avait avancé que nul n'y pouvait exiger de secours en vert d’un droit 4. Mais comment a-t-il pu soutenir que le droit à l'assistance existe effective-
… 4 Xn te majority of the nations wich have adopted it, the existing system appears to work well, p. 84. — * Jdem,
+ Nassau. Statement, etc., p. 130.