‹ De la Chine: ou Description générale de cet empire, rédigée d ..., Volume 2Chapitre 14 sur 40 · PROVINCES · texte numérisé non relu

PROVINCES

Pé-tché-li) la viUe de F^kiQ poa comprise . . .

Ghane-'-toa

Quan-ton ou Leao-ton.

Kian-nane , divisé en (le Kian-sou. . .

deux pr ovincess , i e t. le Ngane-hoei.

Ho-nane '.

Ghane-9i» .................

Tché-kian

Chene-si *. . .

K ane-sou (c'est uoe partie duCbepe-pi ),

y compris les familles chinoises établies

WscU la grando muraille ^

Kian-si. ..,...,

Kouan-ton , que nous appelons coinmar»

nément Canton, . , . . . »

Kouan-si

Hou-kouan , dîTi^ w Hou-pé et Hqu-^

nane

Yuno-nase .,,....«

Kouei-tcheou , . , .

Sé^tchuene :

En additionnant tmites ces sommes, elles produiront , pour lo nofiibra t<^ dtf conti'ibuables , vingt -hqit millions cinq cent seize mille quatre cent qua« tre-vin^t-huit • • • •

COHTI^UUAVIiïS.

ch.f.defaniine, Mhîs il fûut obscrvcr cwe par te mot coniri" ^^*'' buables , que le code politique des Chinois

exprime par celui de jine-iin , on n'entend po uiation que les seuls chefe de famille. Quand il s'agit ^^ la Chine. de désigner le nombre des individus , les Chi«' nois se servent du terme de bouches , et disent , par exemple , cette ville , ce bourg , ce hameau, renferment tant de bouches. Qu'une faxnille soit composée de dix bouches , qu'elle n'en contienne que cinq ou que deux » le nom du chef est le seul qui soit inscrit » parce que c'est le chef seul qu'on assigne pour la contribution. On ne compte ni les femmes , ni les enfans , ni les domestiques , et encore moins les esclaves.

Les Chinois ne croient pas s'écarter d'une ?tine^?J*WiIî juste estimation, en assignant le nombre de p*'^*"*"** six bouches pour chaque famille. D'ailleurs une longue expérience a convaincu les manr darins , chargés de faire le dénombrement du peuple , soit dans les grandes , soit dans les petites villes , qu'il faut s'en tenir à cette éva-' luation , qui est la plus exacte pour la Chine. Mais contentons-^nous d'une évaluation moindre , et ne supposons que cinq bouches dans chaque famille chinoise, £n multipliant par cinq le nombre des contribuables ou chefs de famille , dont le tribunal des subsides fournit l'état à l'empereur en 1 743 , nous aurons pour

Forabre pr^ram< des nandàriiu.

Po uiation ^^ *^*^^ ^^^ bouchcs qui composent les ta.-

de la Chine. miUes Contribuables , cent quarante - deux

millions cinq cent quatre-vingt-deux mille

ijuatre cent quarante 142, 582, 44^*

Le P. Amiot assure qu'il n'exagérèroit certainement pas , en disant que ce nombre n^est tout au plus que la moitié de celui qui copfrprend tous les habitants de la Chine. Pour se mettre à portée d'en juger y il est nécessaire d'entrer dans des détails et de faire les observations suivantes :

Parmi les contribuables on ne compte point les mandarins ; et ces mandarins , dans un empire aussi étendu que la Chine , doivent être et sont en effet en très-grand nombre. Nous ne nommerons que les principaux , c'est-àdire ceux qui tiennent un rang distingué dans l'Etat, et qui ont sous leurs ordres une foule de subalternes , lesquels jouissent comme eux du privilège de l'exemption. Ces principaux mandarins sont les gouverneurs-généraux des provinces , dont onze portent le* titre de tsontou y et quinze celui de hium-fou. Après eux sont les trésoriers-généraux , au nombre de dix-neuf; viennent ensuite les dix-huit lieutenants-généraux du tribunal des crimes ; les dix-sept inspecteurs-juges de ce qui concerne

les lettrés ; les quâtre-TiDgtr-treize commissai- population resambulantsychargésdevéillersur la conduite ^* ** Chine; des gouverneurs particuliers des villes, etc. Tous ces grands mandarins ont sous eux des mandarins de différents titres , qui sont comme ' leurs assesseurs ou conseillers , et qui les aident dans Padimibistration des affaires de leurs ressorts respectifs. Les trésorielrs* généraux ont sous eux vingt^rois mandarins. Les lieutenants - généraux du tribunal des crimes ont quatorze assessdurs pour 1^^ araires générales , dix-huit pour visiterlèspri&ons , et vingtsept pour faire les înfôrmdtiQps Juridiques. Les commissaires ambuliants oopimiandenb à onze mandarins, qui doivent leur rendre, compte de Tétat oiK;9e trourent )e$ magasins publics , qu'Us doivent visiter. - r-.

Après tous cjes officiers > iqqi ont use îq^t pection générale si^r toutes les provîpces dû Vempire, viennent les gouy^rneijirs de$ villes du premier, du second et dû \tfaisièi^e^ ordre. Les/pi:emiers sont a» nombre de çen^ soixante-dix-neuf : ils ont soua leurs ordriçs. deux cent quatre, mandarins^ du t^trç; de to»tché, cent soixante-^eize du titre de tonTpane^ deux cent vingt du titre de kin-ly, soixantetreize du titre de ^ér^-yu, chargés du soin des prisons et de veiller sur ce qui concerne les

174 ^^ l'A CHINE. LIV. V.

Population prisoïitiiers, dix chotd-la-ché ù\k iûi^pectcurs de la Chine, j^g douanes ^énévdXiUs du di^rict , douze yowchoui-ta-ché ou inspecteurs des douanes particulières de la Ti!Ie , cinq isan^iOr^hé ou inspecteut's des greniet*s publics» et cent quatrevittgt-six kiaù'ckéouon inspecteurs des écoles.

Les gourerneiHTS des villes 4« second ordre sont au nombre dedeut cent xs\rmt\ ils ont sous eux soix^Hftte-qùatre tchéùdion^ quatrevi<ïgt-dix ichêou-pune^ deux Cettf'tingt- quatre ly-mou ; quiat^ kùu^ta-th^ powr veiller sur les magas&is'publics , quatre/r^om-to-cAe pour Yeillêr^tfr lié^^douâneé, quatre fcfte-i^- /En-, et déu)|(>eeAl;' é^-'^^l fiiô-ichen pour veiller sur les écoles. —

Led ^{ôïu vel-Aey ffe ^es vitiés Ai ik*oisième ordre sont au nombre dé dtiuÉe cent quatre-viiigt-dix-lieuf'; ils eômptent dân^le^ird^iendance quatrtj e^nit dix-huit hiéne-tchen ^ x^nze. cents kiûo-yn ^^ t^iimtA cent vSiig^ hiune-taù^ ccW \m\! tchàu^poû ( cestroi^ demîei*s^ ordres de mandarins n^oWl Rapport qa^arix ^olés et aux lettrés), neuf cent ^o\yi2m\é hiûîte^kiene pour vei^le^sur les villages,' douze cent qua^tre-vîngt^diîi-sept tiene^hé , sept chom- taché pour veiller sur les douiànes de la ville , huit tsan-ta-ché pour veiller sur' les greniers publics , cinquantê-cinqy-/r^é/i pour veiller

sur les postes , et quarante-quâlfe tchor^oane population pour véilier sur les écluses. ^«' '* ^*'»"«'

Si Vùn additionne ces différents nombres , on trauTifttk 4|lie le nombre total àe^ mânda*^ rins j hmÈitités pM* refinpéreor t>o^r l^admi^ nistratiélii deb affiiires dans tout^lës provihées de i'enn^nlHe i mo&fce à ^it tn^Htenetif cent soixante^cikK],

Mais il est Mc^re tme • multittrd^ de niandaritts «ttbtiltiiraeift ^ M|m doM à k nonm^ation' des gtaad» maittdbirttts. Quoique Talmanach poUdque n'en fisse â«ieime 'tnêMlofi , îli est €e*. peadaitt^éciMttirè dte led admettre tn compté ^' aiasi que tes Mtires nîidindres offiîeieY's qui se trottvenlt «ttttore efAployés ik>tis eux , parce* qa^on Q^a Cdtfn^s ni les uns tn les autres dansl^énisméflitioti qu^on a faite deis contribuables. £n fifapfMisiuit leur notnbitie éix fois plus grand que cetcii de leor^ supérieurs , on le suppo*sera nMnttiire «noore qu^il n^est dans la rik^ M. niaut >à(mê ajouter S^iSBà -ato nombre précédent '8966^ M Tofn aut^ , pour lé nombre total des mandarins , tant' supérieurs ^ue sttbaltieraes , répandus dans lesdiffér^ntespro^; vinces de r^rofâre , 98,^ r 5; Mais tous oes indi- ^idussont censés étt<eautentdet9ie& défamiUe; et comme ifious avons évalué à cinq le nombre

I7Ç DK I*A CHINE, hlV. V.

Po uUUon ^^ bouches qui coiniK>sent une famUle ^ il en de la Chine, résulte 493>075 bouches , qu'il faut Rajouter encore a celles dont nous a^ons^ àéjk fixé le nombre à i4;)»^82,.44^ > ^t noua jurons cent quaranjtertrois «miUioiis soixisnte^^quinze mille ci|:^qçenf;quîip(E|« .. . . • . . * 4- 143^^075,515. Nj«br.deui. Lps lettrçs farroeot à la Chiniî I9 partie la plus distinguée delà natioti. De|^uî$ia dynastie des H A^N^ , c>^t - à - dire depuîsf : environ doux nulle ans.) ils ont tenu coa9t$^|iiin£«t le premier rapg dans l'empire; ; et c'est toujours parmi eux qu'on a choi3i des . maîtres pour rixi3truction publique , des^miiiistres pour Tadminist ration des afff^ires et legau vernemeot de TËtatvdes magistr^t^ pauc.jug^r jl^s peuples. : en ; un mot , Jle^ J.etti:és '^ont en quelque sorte Tamede la natipn çl^noi^iiprïî^lie c'est 4>^ux seuls quelle / reçoit son, exjis^iÇji^ mo raie et tofgt son; être politique et divil. Les lettrés doivent donc. être, en très^and nombre dans un Etat où ils jouis^efît de^iouites les distinctions attachées a la prééminence, oùtout les favorise et concourt-à les multiplier. La l^itimité de cette! çpnséqueaee est déoiontrée par le fait: pui^ve les lettres sont , à la Chine, la seule voie qui conduise aux honneurs » il ^t nécessaire quecejùx qui prétendenj; i eeshon-

neiirs cultivent les lettres , et il faut qu*il po uiation constequ^ils les ont cultivées avec succès, pour ^® ** Chine. qu^ils puissent obtenir les emplois civils. Pour s'en assurer , le gouvernement a fixé , pour chaque ville du premier , du second et du troisième ordre , le nombre de lettrés qui doivent être promus juridiquement chaque année au premier grade de la littérature , lequel est celui de sieou-tsai, et qui revient à ce que nous appelons bcu^helier dans 'nos universités. Tout sieou'tsai est censé noble , et n'est point inscrit parmi les contribuables. Il faut donc en savoir à peu près le nombre, quand on veut évaluer celui de tous les habitants de la Chine. On pourroit remplir plusieurs feuilles et même un volume entier des seuls noms des villes qui doivent fournir chaque année leur nombre fixe de gradués. Toute cette nomèn* clature se trouve dans Talmanadbi politique qu'on imprime à Pé-kin , quatre fois par an : nous hous contenterons d'additionner les dif^ férents nombres de sieou^tsai que doivent fournir les villes d'une même province , et nous en placerons le total sous le nom de la province même.

Population de la Chine.

NOMS

des

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