‹ De la Chine: ou Description générale de cet empire, rédigée d ..., Volume 2Chapitre 25 sur 40 · CHAPITRE IlL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IlL

Tï;REES, AEGlLESy POTERIE; MATIÈRES DE LA PORCELAINE.

Terres , argî- ï-*^ gouvemement chinois, qui s^attache bien matières^dlTlî ïwoinsaux arts de luxe et d'agrément qu^à ceux porcelaine, ^e besoin et d^utilité , n'a jamais cessé de faunrflvoruijw voriser le travail de la poterie : aussi est -il ^a^ pohtiqw chi- p3j.yçjjy ^ \^ fjg^j|.g mgnter au rang des yts

qui occupent le plus d'ouvriers et qui fournissent le plus aux échanges continuels da commerce. Comme la Chine offre une quantité prodigieuse d'argiles de toutes couleurs, les unes mélangées de gravier , les autres d'un sable très-iin , et dont plusieurs sont singulièrement travaillées par la nature , il en résulte une grande variété entre la poterie d'une , province et celle qui se fabrique dans une autre , soit pour la qualitlé^, soit pour la forme I des vases ou leur grandeur. Il y a des lieux | oii l'on façonne des vases de quatre à cinq pieds 1

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de diamètre ou mémo davantage , sur une hau- Terres, argiteur de trois pieds; et d^autres qui ont quatre ^*^' J-^^^'^I'y' à cinq pieds de haut avec une ouverture pro- porceUiue. portionnée. Ces vases, qu^on nomme kan, servent aux riches de bassins pour leurs poissons dorés , pour leurs fleurs , leurs plantes aquatiques ; aux particuliers , de réservoirs, pour leur eau, de caisses pour leurs grains, leurs légumes ; aux ouvriers et aux marchands de cuves , de chaudières , etc.

Gomme c'est sur-tout eç faveur du peuple I?oM^o'w.e/i qu'on travaille la poterie chinoise, on s'est spécialement proposé deux choses : la première ,, de l'approprier à tousses besoins f jusqu'à faire des lampes, des cuillers, des tasses , des va$es de cuisine et de table , de toutes les formas et grandeurs , et même des joujous.pour les enfants ; la seconde , de pro-; portionner tellement le prix de ces ustensiles à sa pauvreté , qu'il puisse se procurer trèsaisément tous ceux dont il a besoin. On porte même l'attention jusqu'à donner des formes élégantes et ornées à sa vaisselle, à ses théières, à ses tasses.X'empereur , à qui l'on présente J^i,*"?,7e"eQ"«1t toujours quelques-uns des ouvrages de toutes *^** '"'•"*•• les manufactures et fabriques de l'empire , a introduit la coutume de peindre de petites

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