‹ De la Cholécystectomie à Chaud: Dans les Cholécystites Aiguës CalculeusesChapitre 19 sur 47 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Cholécystite aiguë. — Cholécystostomie. — Guérison : 29 jours. — Accidents secondaires. — Intervention itérative.

Mme F. A... âgée de cinquante-six ans, entre, le 5 septembre 1908, dans le service de M. Poncet, pour des troubles abdominaux à allures aiguës : vomissements, douleurs dans l’hypocondre droit, fièvre, ete. Cet état a débuté le 3 septembre brusquement à six heures du soir, par des vomissements et des douleurs qui firent croire à une indigestion. Les vomissements persistant, ainsi que les douleurs et la constipation, la malade entre à la clinique.

À l'examen, on constate du subictère, du météorisme, de la tuméfaction de l’hypocondre droit où se trouve une grosse masse difficile à délimiter : nous concluons à une cholécystite aiguë. La température oscille entre 38° 1 et 39°.

Cette femme n’a jamais eu de coliques hépatiques, et n’a jamais eu de troubles digestifs antérieurement.

J)n met de Ja glace sur le ventre et peu à peu tous les phénomènes aigus s’amendent : il ne reste plus que la grosse masse de l’hypocondre.

Intervention. — M. Leriche intervient : une incision parallèle au bord costal mène directement dans un phlegmon biliaire intra-pariétal. On y trouve des calculs et de la boue biliaire ; on les évacue et l’on drainé sans faire plus.

Suiles immédiates. — La malade guérit rapidement et, le 14 octobre, elle sort du service cicatrisée, et bien portante. Accidents secondaires. — Le 11 avril 1911, la malade revient

avec des troubles gastriques accentués ; à l’examen, nous trouvons les signes incontestables d’une sténose pylorique nette. Les accidents datent de six mois.

Le 12, M. Leriche fait une laparotomie médiane et trouve une grosse masse vésiculaire englobant le pylore et le duodénum. L’impression est d’un néoplasme ; pourtant il pourrait bien s’agir d’un simple reliquat inflammatoire péri-vésiculaire. L'état général ne permettant pas une intervention complexe, on fait une gastro-entérostomie postérieure au bouton.

Le résultat est excellent et, dix-sept jours plus tard, la malade part très améliorée.

Nous avons essayé d’avoir de ses nouvelles en septembre 1912, il nous à été impossible de la retrouver.

Nous n’avons done pu savoir s’il s’est agi d’un néoplasme vésiculaire ou d’une simple cholécystite, mais il est certain qu’une cholécystectomie faite trois ans auparavant aurait évité à cette malade, pour le moins, bien des ennuis et une seconde intervention.

Page 1