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premier abord en impose pour le cholédoque. Cette apparence est d'autant plus vraisemblable qu’il y à, sur sa face antérieure, une grosse artère, plus grosse qu’une radiale, qui fait songer à l’hépatique ; derrière lui, une énorme veine très large fait penser à la veine porte.
La vésicule est coupée au ras du cystique (pris pour le cholédoque) et enlevée de bas en haut, par décortication sousséreuse. Puis le canal cystique est fendu, on se rend compte que ce n’est pas le cholédoque et qu’il s’agit d’une fausse biloculation cholécysto-cystique. Le calcul extracystique étant enlevé, on arrive au carrefour hépato-cholédoque. Ces deux canaux sont explorés, un drain est mis à leur contact. Avec quelques mèches de gaze et le foie étant réintégré, la paroi est partiellement fermée à deux plans. A l’examen histologique, on voit qu'il s’agit d’une cholécystite phlegmoneuse des mieux caractérisées.
Les suites furent d’abord très simples : la température tomba le soir même à 380,5 et en deux jours à 37, Au bout d’une huitaine, alors que les mèches ne sont pas encore enlevées, la malade se plaint d’un état nauséeux, elle à de petits mouvements fébriles ; d'autre part, les matières sont mal colorées.
La mobilisation des mèches n’amène tout d’abord aucun changement, puis deux petits fragments de calculs s’éliminent par la plaie et la température (380,2) tombe.
A partir de la deuxième semaine, convalescence régulière.
Le 12 mars, la malade quitte le service, sa plaie complètement cicatrisée, dans un état de santé très satisfaisant.
Le HE