LA GREFFE EST UN CORPS MORT
a) Le celluloid.
Dès 1890, Fraenkel, Berger. Potemski utilisent des plaques de celluloïd opaque. | 3
Hinterstoisser conseille des plaques transparentes, | afin de pouvoir surveiller ce qui se passe du côté du cerveau.
Billroth fixe des plaques fenêtrés, afin d'éviter la rétention des liquides humoraux.
Eiselberg procède de la même facon, mais ne fixe ; la plaque protectrice que deux mois après la trépanation.
Frey en 1893, Blecher en 1902, greffent encore | des plaques de celluloïd. Depuis le procédé a été à peu près abandonné. |
b) Le caoutchouc, le liège.
Employées dès 1878 par von Lesser, ces substances | ont été utilisées à titre expérimental, mais sont . aujourd'hui abandonnées. ;
c) L'ivoire. 4
Les plaques d'ivoire fenêtrées utilisées depuis
longtemps, ont été de nouveau reprises par Sébileau, Delair, Mauclaire, qui ont publiés quelques cas intéressants.
d) L’os décalcifié, l’os calciné, les pâtes calcaires.
Alors qu'avec les plaques métalliques, le celluloïd, le caoutchouc, l'ivoire, même on obtenait une prothèse par simple enkystement du corps étranger; on espérait que les plaques osseuses, en se résorbant, apporteraient au travail de réparation cicatricielle tous les matériaux nécessaires à une ossification nouvelle. Ces espérances ont été décues : dans les cas les meilleurs, la pièce n’est pas éliminée, mais « se résorbe et n’est remplacée par de l'os nouveau que dans les points en contact avec les bords de l'orifice ». Chipault.
e) Les plaques métalliques.
Le plus ancien des procédés de crânioplastie, la plaque métallique a été pendant de longs siècles à peu près uniquement employée et conserve encore aujourd'hui d’ardents promoteurs.
L’aluminium ne donne à Both et Farguhar, en 1893, que des échecs. Rouvillois en 1908, Duval en 190%, en 1945 ont obtenu des résultats temporaires.
d) L'or et l'argent.
Conseillé et pratiqué dès le moyen âge, ce procédé a été, à quelques exceptions près, le seul utilisé d’une facon courante jusque vers le milieu du siècle dernier. Il présentait une incontestable supériorité et il a donné quelques beaux résuliats, tels ceux de Strüglitz en 1893, d'Imbert et Raynal en 1910, de Lop.
Estor le conseille d’une voix autorisée par une longue expérience personnelle. Capitan et Delair citent le cas d’une plaque d’or parfaitement supportée depuis 10 ans.
2° LA GREFFE EST EMPRUNTÉE AUX TISSUS VIVANTS DE L'ANIMAL OÙ DE L'HOMME.
Depuis la légendaire tentative rapportée par Job de Meckren en 1650, l'implantation immédiate d'un greffon pris sur un animal vivant a été faite expérimentalement par Flourens sur le phoque. Il fait un échange de greffons entre deux de ces animaux et obtient un succès complet. |
En 1858, Ollier présente à la Société de biologie ses expériences sur la ( transplantation’ du périoste et de l'os », et conclut que la greffe osseuse ne peut réussir que si le greffon est pris sur lé même ue ou sur un individu de même espèce.
Mac Ewen, en 1874, greffe une « portion de pariétal
contenant son centre d'ossification recouverte de
périoste et prise sur un chien de six semaines ». Ricard, en 1891, après ablation d’un sarcome di frontal, fait une plastie avec l’os coxal d’un jeune chien. Schmitt, en 1893, utilise le même procédé. Afin d'éviter la compression du cerveau, ces auteurs taillent un greffon plus us que la perte de
substance, afin qu'il puisse s'appuyer sur les bords
de celle-ci.
Jacksh, au contraire, distribue à la surface de la dure-mère de petites lamelles empruntées au crâne « d’une oïe âgée de quelques jours ».
FN
Cette méthode a donné de bons résultats immédiats, mais ils ont été insuffisamment suivis pour être considérés comme de véritables succès. Les recherches de 12 science moderne sont venues confirmer les expériences d'Ollier : la greffe osseuse ne peut réussir que si le greffon est pris sur le même individu ou sur un individu de même espèce.
La greffe de l’homme à l’homme semble être restée Jusqu'à ces dernières années un procédé d'exception.