DE LA
hypertrophiées et durcies, au point de perdre la plus grande partie de leur sensibilité sexuelle.
Ajoutons que dans ces conditions le coït s’accompagne d’une sensation de frottement presque pénible, •qui faisait regretter à un jeune étudiant dont nous avons recueilli les confidences, le prépuce qu’on lui •avait largement circoncis deux ahs auparavant.
Il est indiqué, suivant nous, que le prépuce ne soit pas entièrement supprimé, qu’il en reste une mesure juste et suffisante pour que le bord affronte et protège quelques millimètres de la couronne du gland et puisse, au moment du coït, se déplier dans la pénétration et se replier dans le retrait du pénis, réservant ainsi la sensibilité des papilles de la couronne.
Le frein doit être constituéà l’état de bride linéaire maintenant l’attitude du gland sur les corps caverneux, empêchant, par une tension convenable de la commissure, la béance du méat et surtout maintenant la continuité de l’axe de l’urèthre avec le centre du méat; or, chez la plupart des enfants atteints de phimosis, le frein est mal formé et la bride qu’il devrait être, est remplacée par une perte de substance triangulaire qui, si l’on n’y prenait pas garde, se cicatriserait à plat, laissant, avec la difformité de sa marque, l’incommodité d’un gland susceptible de se renverser pendant le coït. L’esthétique de la circoncision exige donc la réfection et parfois même la création d’un frein régulier et solide.