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OBJECTIVE ET SUBJECTIVE DES ARTS, DE LA LITTÉRATURE ET DES SCIENCES

viennent réciproquement antldotee, et l'homme n'est pas guéri, maU

nesouflre pas. De même, si la science n'avance pas, si le savant toiirt toujours dans le cercle des connaissances acquises, sa curiosité, s de savoir augmentera, ne sera pas satisfaite : on aura créé un besoî en lut refusant le moyen de l'apaiser. Le premier but atteint sans 1 second donne le déclassement ; le second atteint sans le troisièin produit le îcc^ïicisme de l'esprit, et la foi en la science, cette foi aurvi vante, finit -pat disparaître.

Nous avons établi dans notre Critique de l hislriiction piibUqtil qu'un seul de ces trois buts est actuellement recherché. Quelle est l'ii portance des deux autres et comment peut-on les atteindre ".

Le second but : .1 rmer dans la lutte pour l'existence, se chotche si lemenlparl'organisaliondc l'enseignement professionnel. Il eslcni dédire au jeune homme dont toutes les facultés ont éli*' cultîvéed-9 outrance qu'il vivra ensuite comme il pourra et s'il le peut, et do ]jj soumettre au travail le plus matériel. L'enseignement profcssionOl doit donc s'établir ît tous les degrés.

Le troîsiûme but : Faire progresser la science elle-même, renferi plusieurs points. Comment la science progresse-l*elle? D'abord quu elle est aimée des hommes, les attire, acquiert le plus grand nombi possible d'esprits, car, parmi eux, pourra se trouver l'homme de gétd qui découvrira quelques-uns de ses secrets, et. d'autre côlè, cette aq tenlion générale encouragera ceux qui étudient spécialement. C'est 1j vulgarisation de la science qui profite directement à la foule, et p contrecoup à la science elle-même. Le savant se sent entouré d'uB( atmosphère k la fois scientifique et sympathique, il respire et i d'autant ses forces croître : auparavant l'isolement le déprimait.

La science progresse ensuite lorsqu'on l'enseigne, non plus en rai courci, ce qui profite à l'homme et non à la science, mais d'une a nière iH/^i/™/e, détaillée, analytique. Cet enseignement complet ioroi de nouveaux savants complets, des spécialistes qui, sachant exact ment tout ce qui a été découvert, s'en aideront pour découvrir à tour. Le chemin sera frayé pour parvenir au point le plus haut del) science, l'invention.

Enfin nous arrivons à ce plus liaut degré de la promotion de l science,}' invcntion.la composilion,la découverte, y compris les a^ plica fions de cette découverte. L'organisation de l'instruction n'y doïfl pas rester étrangère. Cependant, il en est autrement aujourd'hui. C^ point est considéré comme étant on dehors el audessus del'instiucttQ

comme échappant d'ailleurs fi toute règle, à toute institution. Aussi l'inventeur reste isolé, peu nombreux en même temps, car la vulgarisation ne l'a point recruté, ni l'enseignement spécial formé. Nul ne l'encourage : on lui refuse aussi bien le secours moral que le matériel ; aussi périt-il presque toujours victime de sa propre invention. Galilée Houilrit sous la persécution : on succombe plus sùreuiijut iouà l'indiiïérence. La découverte est le point culminant de la science: H a son correspondant dans les lettres et les arts ; dans les lettres, l'auteur de génie est aussi un Irauueiir, et Dante a découvert aussi bien que Michel-Ange, aussi bien que Copernic.

Reste le premier but. celui qui consiste dans la culture de l'homme en soi- Il est atteint par Vinstruclion générale, laquelle, comme nous le verrons bientôt, peut t^tre ou no pas être encyclopédique, sans cesser d'être générale.

La première division comprend donc en somme: l'Vinstructlon générale, a' l&iirofefùonnelle, .1" la spéciale. Cette dernière se subdivise en .' 1° vult/arisaiion, a" enseignement intégral, 3* invention.

Deuxième division

D'iiprès ee qui est susceptible d'éilacalion.

Qu'est-ce qui est possible d'éducation, de culture en l'homme ? car i'édueation n'est que la culture exprimée par un terme plus relevé. C'est successivement : i° le corps, a' la valante, 3° l'esprit.

Qui cultive l'un et néglige l'autre atrophie l'homme, plus même qiiesi tous ces éléments étaient simultanément négligés. Ce qui crée le monstre, c'est le développement anormal de l'une des parties au détriment dn reste. Si vous instruisez l'esprit en détériorant ou en laissant se détériorer le cœur, le progrès partiel sera funeste pour la société. Si vous développez l'esprit en négligeant le corps, ce progrès sera nuisible à l'individu. On dégénère, en effet, aussi bien mentalement que corporellemenl. L'équihbre est difficile à tenir, car aussitôt qu'un des éléments tend k augmenter, l'autre tend à diminuer.

La culture de l'esprit est Vinstruction proprement dite. C'est la seule dont on s'occupe dans l'élat actuel. Elle existe, et il ne s'agit que do lui donner une direction.

I.n culture du corpi a été complèleraenl et est encore pour la plus

gTinde partie négligé». La mêm sana tn corporesano.titOMttaid c'est qu'une réminiscence latine. Nous avons dJt que les Homaiofl les Grecs l'uvaicnl mise au preoticr rang quant fi l'imporlencfli nous faut, au moins, la reraellro au premier rang dans l'ordre ch] noiogiquû de l'éducation. Le syst^modos anciens se relrouvnil part jusque dans les beaux-arts où il assurai! il la sculpture une prédod nance parmi les arts du dessin : l'école sparliate est , sous ce rappd le modèle des écoles : lo caractère mililairo anime toute l'éducalioD d anciens. Nous n'admettons pas ce point de vue unique et exclusif,! type civil doit, au contraire, h mesure qu'avance la civilisation, dcja on jour l'emporter. Mais la culture du corps doit âire p]-élimin<£ à la culture de. l' esprit : c'est l'initiation, l'introduction aux éludes. | efict, l'instruction doit suivre, pour être naturelle et féconde, U n marche chex l'homme que chci^ la race ot l'humanité, Or, d^ l'enfant, le corpsprécède, pour ainsi dire, tesprit. Celui-ci n'esi d'abord qu'à l'état latent, inconscient. De même, les peuples sauvai ne connaissent longtemps que les exercices du corps, et parmi ced ci, d'abord ceux de force, plus tard ceux d'adresse, l'adresse éla déjà un aflinement de la force. Il le faut bien, du reste, puîsqufl première préoccupation est celle de vivre, el qu'on n'y j qu'ainsi. L'homme éducable doit, dans son éducation, repasser j tes mômes phases et dans le même ordre. Pur la discipline qn'fl impose la culture du corps mène à la cullure morale. Quand f celle-ci on passe à la cullure intellectuelle, cette doniière comiaei elle-même par s'adresser aux sens extérieurs, aux perceptions objJ tives. L'esprit de l'enfant est frappé alors par la sentiment du beau,fl premier issu de la sensation, el qui le conduit à son loui a du vrai, puis à la salisraclioa de co besoin, à la science. En effet, | principes du beau résident dans te vrai, el la fleur admirée nous c duit par la sève descendante à la racine que sans la (leur on n'e&l p cherchée. Ainsi le dessin fait demander la géométrie ; la musique q ne peut vivre sans le nombre el la mesure, d'un côté, sans les sons, \ l'autre, a une double racine : la science des nombres et l'acoustiqi laquelle repose sur le mouvement ; la peinture conduit à l'oplique.l la poésie, autre branche des beaux-arts, mène à la littérature et de 1 à la philologie, la poésie étant comme la Eleur lorsque la littératia forme l'arbre lui-même el la philologie la racine à la fois profonde! cachée. L'enfant comprend, en effet, mieux les vers que la prose, i même que la poésie a précédé chez les peuples le roman et l'hlstoïa

BC^n'esl que plus tard, lorsque l'esprit s'est affermi, lorsqu'il a pris iana les eciences exactes le raisonnement et la critique uéccssaires, Ique les sciences historiques et juridiques peuvent enfin s'y établir. Mais la citliure corporelle, qui a servi de suôntiticlio?! el de base, doit :oatiauer à servi d'appui et de painl d'équilibre fi la culture et à la ^miclion cérébrale.

Or la culiuxe du corps se réalise de trois manières difléronles : Il importe de faire acquérir au corps trois qualités : i* la force et WVadresse; a°la saîiie assurée ou répai-ée: S'I'a/JdVurfe au travail muel. Ces ti'ois qualités se tiennent étroîlemenl. La sanlé ne s'obtient ire sans la force, elle travail est ce qu'il yn de plus hygiénique. Mais quel est l'ordre de ces trois qualités ?

L'acquisition de la force est d'une nécessité primordiale : les peuples e civilisent d'abord que par l'emploi de la force défensive, laquelle fse peul rester purement défensive, et pour s'exercer devient aggres- [give lorsqu'il n'y a pas à se défendre, lia Inllent contre la nature, les l&Dlmaiix féroces, les autres hommes, féroces tout autant. La guerre Tii cal le dernier obstacle h la civilisation en fut pourtant le premier iovier. L'homme n'a pas tout d'abord le loisir de travailler, même maDDollement ; il ne peut le faire, il ne peut même combatirc la maladie, le mal intérieur, que quand le mal extérieur a été écarté.

La force s'acquiert par tous les exercices corporels, qu'ils aient pour put le développement dn corps en soi, ou la lutte, ou le sauvetage. Nous en établirons le tableau lorsque nous classîfierons les conm ces.

Lorsque la force est (Uminuée ou blessée, il faut savoir remédier à celte lésion, soit par l'application d'un remède, soit par des opérations chirurgicales, et de plus on doit prévenir les altérations de celte force par des moyens hygiéniques. La culture du corps renferme donc, en Ijccond ordre, la connaissance pratique el l'exercice de l'hygiène, de la médecine, de la chirurgie et de la pharmacie, y compris l'arl des aciouchements : l'homme isolé ne doit pas s'abandonner lui-même, baats pouvoir, en quelque sorte, se reconstituer.

Telle est bien (a gradation historique. A cùté du guerrier surgit le Uflvin, le sorcier, qui s'occupe à guérir la blessure faite, d'abord par a mAgie, embryon de la médecine, comme plus lard l'astrologie fut rembryOQ de l'astronomie, l'alchimie do la chimie. Le sorcier fut le premier savant.

a, l'ennemi repoussé, il faut vivre : on vivra de la mflme ma-

niêre et par les miraus moyens tpii ont eervi h combattre. La preid iravail manuot est la chaBse. qui tient de ai près à la guerre: l'hom a vécu si longtemps île chaase, que ses descendants ont coaserv^ gobt très vît pour cette occupation. La pdche a suivi, et l'agriculn n'est venue qiip la dernière. Mais, h son tour, elle a précédiS l'indun proprement dite, Ainsi le travail manuel s'est dégagé peu à [ de l'idée de littie.

11 consliluQ cepcndaut un autre genre de combat, le. combat d/ll pour l'existenceMsxs ce dernier combat peut se livrer par des moy«kff:| supérieurs, par uns lutte purement ÎDlellectucllo. Cela est vrai, maïs non toujours, La majorité des bommes vil par un Iravail pnremei mamiel,et celui-ci doit, en conséquence, faire partie de l'éducation n maire. Bien plus, le travail intellectuel forme pour ceux qui en vivjl ime ressource un peu artiliciolle, purement sociale, et qui dispal lorsque l'économie de la sociék^ est troublée, ou au moindre cbai ment d'agencement de celle-ci : ce neal pas un moyen permaneid naturel. Il faut donc que toujours l'homme puisse se servir de i mains, non-seulement parce qu7i la suite des vicissitudes de foti on peut se trouver dans une position telle que le travail corporel S la seule ressource ini médiate, mais pour le molif plus intrinsèque ^ la plus grande capacité intellectuelle nedoil pas permellre d'être, | ainsi dire, mutilé du pied ou de la main par déshabitudc de s'ot Eu effel, l'homme maladroit, ou absolument incapable de cert^ l.ravauï usuels, même de cuisine ou de couture, peut se trouver fi embarrassé. Pour la même raison, celui qui n'a pas les notions { tiques élémentaires de menuiserie, de serrurerie, etc. Ce qne le sa]Â doit pouvoir faire en campagne, chaque citoyen doit le savoir dam vie habituelle, sans quoi il dépend, la tranquillité elle-même de -s Iravail intellectuel dépend, de trop de circonstances extérieures. H h bien distinguer cette édiicaiion mamiclle de l'inslruction pro/i sîonnelle : elle porte sur Vensemble des méHent, taudis qnê t dernière porte sur im métier dêt.erminé. Chacun doit savoir,; moins sommairement, travailler laterre, les métaux, la pierre, le b être artisan et laboureur, savoir boulanger, cuire, coudre, se Fabrice les objets de première nécessilé. Ne serait-ce qu'une préparation 4 vie militaire, celle seule utilité suffirait, mais c'est loin d'être h

La cvllure morale suit la culture physique : elle est de tûutesfl périodes de l'éducation. Pourtant on peut dire qu'elle est partie romenl nécessaire au premier abord, car c'est le premier pli. ce si

s premières habiludes qui se conservent et rcviennenl. Elle prend ïplAce aussitôt que par les exercices du corps la discipline a donné les foremiers élémenls de la moralilé. Or l'éducnlion morale se fait dans pea sens divers, doil inspirer des vertus dinèreuteB, et l'ordre à em- [iloyer est très important, et ei l'on interveitït cet ordre, on risque de Vcompromettre loiil l'ouvrage.

La récompense alla puni/ion sont un grand élémeat d'éducation,

[Bt. jusqu'à présent, la punilion ?sl presque le seul, et cependant si

l'on commence par eux, les mobiles sont moins purs, la crainte ou la

fcupidité prennent la premicre place. D'autre côté, la punition sera à

Kjjeiae légitime si elle Trappe celui qui est encore fi demi-încooscient

G sent pas l'avoir méritée.

Il (aut commencer plutôt par ouvrir les facultés do l'enfant dans

frocdre et la mesure utiles, ^initiation f/raduclle à la vie est le prîn-

^pal élément de l'éducation. Pourquoi le jeune homme bon. doux,

ninràre au sortir du collège, devipnt-il souvent tout le contraire dîts sa

■ortie ? Etoit-ce hypocrisie de sa part *? Non. le plus souvent. Le mntif

wïieM tout niécaniqufl : une détenle trop ir«s»/'H''a3eulBétécausede

letie transformation iusianlauée. On avait cachÉ à cet adolescent toute

vie qu'il découvre d'un seul coup d'œil : il en est ébloui et s'égare.

Il éducation, soignée d'ailleurs, s'est perdue par défaut de cetle ini-

ttiation progressive que nous voudrions établir.

Si cotleinîLialion est nécessaire à /(ï/îw rfes ^/Mrfff.5. elle ne l'est pas moins au commencement. Dans l'existence matérielle et naturelle Bde l'enfant , introduise?, tout à coup l.i sévérité intellectuelle ou même morale, l'esprit de l'enfant s'y refuse énergiijuement, il se \Bontracto. son cœur .se resserre, Quand on parle trop de devoir, il se précipite dans le jeu. Maïs si vous laissez s'accomplir en lui, tout en H favorisant, l'évolution naturelle, il n'en sera pas conscient, ne résistera poiol, et l'étude, le travail, ne sera pour lui qu'une tranaformatioa insensible du jeu.

C'est alors que les punitions et les récompenses interviendront clïlicemeot, quand l'enfant sera déjfi tourné définitivement du côté flu , pour réprimer des écaris cp:î ne seront plus qu'accidentels; il y aura plus à craindre ainsi l'abus de ces moyens, surtout de la knnition. Aujourd'hui, c'est celle-ci qui est la règle, la récompense l'exception. L'inverse serait bien prélérable.

Enfin il ne faudrait pas exclure de l'éducation Vélémcnl religieux ; bons avons dit ailleurs de quelle manière et dans quelle mesure il con-

vient dfl l'employer. Il faut apprendre h Venfant à respeclet touU rcligions:runc combattue parce qiicl'autrf peutavoirde tropexct^ mais nous n'CDtcndoDs pnint pur là inspirer /t cel oiifaut unD IDI reaco tpii serait la négation do lonleî. Qu'il apprenne gurloat coU) ses parents: son esprit accommodé an concret le serait mol àT sirait. Ce n'ost quo plus tard qu'on distinguera dans chaque rallll ce qui lui est propre, et ce qui lui iHnnt rommun avec les autrasg plus Bubstanliel. De cciu- 'i/i.ilrncfton snrtirii lu murale ntiivfirsq mal li pro|ios nnmmiie moralf indépendante, puisque c'est pr« ment une morale extraite, et que la moralité, réellement o élymologlquemenl, prend naissance ilans la r.on/ume. D'ai celle abstraction rentre aussi dans l'instruction inlelIectiieUe: i n'en parlons ici qu'au point de vue de la pralIquG et do l'éducatïû]

Tels seraient les moyens, la mélfwdr de Véducation mor^le.'à quel en est le but? Quelles sont les vertus que cette ëducatîoi inspirer ? Dans quel ordre doit-ell(> y habituer l'enfant ?

Les vertus tiumaines sont de trois sortes ; les unes sont Icfondei le soutien desaulres.olsil'on commence par les autres, le louts'éc

Troh srHtiiïiP)il\- sont en effet r.erliieux dnns l'homme quantË reslent à leur place; oe aoni •A'êijoïitmf', Valtntisme, et câoîj réunit l'un à l'autre, l'^jn/it^^ ou justice.

Véf/oïsme su fondn surrï////^,snrrtyi/^î'('( int/ividuel. C'eatt»M y a de moins haut, par conséquent de plus solide en l'hommeS grand défaut de certaines Mucalious religieuses, c'est d'aller c l'ordre de la nature en commençani par Valtrimjne. Le sauvage, ] fant commencent par l'égoïsme.

Par égoïsme il ne faul pas comprendre le \ice qui consiste h U son inlérêt propre le moindre an dessus de l'intérêt d'antrui le|j grand, surtout lorsque ce dernier intérêt est général, mais bien la v qui consiste à agir d'après son propre intérêt bien entendu et meg dans son esistcnce et dans son importance.

La tempérance, la dignité personnelle, la chasteté féminine, l'ain du travail et l'épargne, et au sommet la liberté et l'indépendance il viduelles. dérivent de Végoïsmc-vertu.

Elles ont cela de précieux qu'elles n'ont besoin ni de récompt ni de punitions externes. Elles portent en elles-mêmes pnnitiol récompense. Il suffit de laisser s'accomplir devan! l'enfant l'inp^ vénient que la négligence d'une de ces vertus aura causé, pour t soit oonscienl du malheur attaché ao ma^etil ne pourra s'en pre^

rapt

n tel malheur à la sévérilè de ses parenU, mais à lui seul. Il fera

éilucalion de ses propres tnaîiiB.

Koseigner d'abord l'ulilo, c'est fonder t'itounùte sur des assises proet inébranlables, Jusqu'à présent, c'est tout lecuntraire qu'on fait. Un dos vices de l'éducalion religieuse, excellente sous d'autres rapports, consiste i ue pas se teoir assez «h niveau de l'homme, surtout l'homme enfant ; de commencer par les vertus supérieures, les Ver- |sa^//'Ki»'to', avant d'avolrdéveloppé les autres. L'enfant ainsi instruit iQH doute des idées plus généreuses et sera meilleur pendant un lOmcnt. mais il se lassera vile de cet oHort non préparé, de cette abstraction, ne pourra persévérer dans le sacrlûce continu et descendra d'autant plus rapidement qu'il sera monté plus vite. C'est ce qui .pliquelû débauche du jeune hommo, laquelle suit Tascétisuie de tant, L'ttdolescenl s'j jette sans mesure, perdant souci raâme de sa [iité et de son intérêt le plus immédiat, dont on ue lui a pas appris à compte, et qui seuls auraient pu le retenir. Mais on a eu trop imbilion : on a recherchiS tout de suite ce qui est le couronueraeni, \juste, même legéiiéi'fux elle fieau. Cette méthode esleilrcmement igereuse. Ctii perd ainsi ce qu'olTrait la nature, on n'acquiert pas qu'elle refuse. La vertu de luxe comme la science de luxe ont pris place de la rer/u f/uolidiennc comme de la science nécessaire. Au «ommel des vertus do l'êi/olsine se trouve la U&erlé, le droit de idîvidu, 1 inviolabilité personnelle. C'est ellu qui vu nous conduire IX vertus de l'ordre suivant : les égoïstes-altniisles, les verius muieîles.

Les verius mutuelles se résument dans ïégalilé.qui n'est autre que Justice se basant sur IV-f/oismc, mais concluant à ['altruisme. La lice, en effet, est la vertu qui résulte du conflit des égoismes réglés leur intérêt commun. Il suf/il d'être intelUriemment égoïste \ur éfrejjisle. Aujourd'hui pour moi, demain pour loi : telle est la larqne de la/u.v/i'ce brute. Sans doute elle n'est pas parfaite : on 'obtient ainsi que Injustice externe, d'ordre ; mais ai une telle vertu l'est qu'ébauchée, elle est bien tracée, elle se modulera peu k peu. La leticfi étant une égalité entre deux égoiismes repose ainsi sur deux [ers ti'ès solides. Mai» elle est encore fortiliéc par une méthode qui est spéciale, celle des récompenses ou des chdUmenls externes iDtlos verlu6.égoïstesposéesplus prcsdelabaseu'uvaientpaa besoin. récompenses et chdtimenls sont ici topiques, et quoique exlrin- [Ues deviennent iutrinst'ques par leur accomplissement en ce qu'ils

rètrrtilissmf l'fjiilili' ,'i l;i'[iiclk lu verlu ou le vice nvaioni Tait pffl rîtjuilibi'G dons l'un ou l'autre su

An dessus existent des vertus liîcii sufi^-neurcH, mais { inniideiit, [lourillri} i;oiiiiirUe», dcsesprils el dos cœiii's déjà tom Biitit les \erlu8 ^uptdœes.lès certus de i'altriimticA.'caÎMxX a9Xh{ comme plu^ tard lo vieillurd: son ainour TiHuI n'e^l ijii'ati é{^ déguisé : il ii'ajiporlc rie», il emporte ioul ; lo jouiie Uoimne 0; iiéreux. Le scntirneol do l'allruisius na\i 6i\f-c\'insliHCl saxiirt. L'4-^ voluliousecooUnuc Uégolsiiieà un devienld'abord Yûijuiiimf à de»x (le mariage), puis i'êf}ohine fi trois, la paternité. Do la palemitc l'amour passe au palrîolismc. du pnlnotismc au sciiLirueDl liuiiNitiiLairc. Sans doute tous ces senlimcnls s'nppuienl beauconp sur l'intôrèt persouoel, sur ruliUlô. pour ijouvoir prendre leur essor. Le pauiolisuic même est uue défenso jtersonnellc iadirecle, mais Ils motilu'ut plus haut, perdent pied, el lorsqu'ils onl pm leur lOl, l'alUiiisnie est piir de tout mélange, s'appelle lo sucriOce, et on so dévoue pour autrui.

Pour inspirer le dévoueuiont, tout calcul, lontc vue dircet« do l'utile devîcuneut Insuriisaiits; le juste même s'écoui'te, et C'est à des mobiles plus élevés, mobiles religienx. mobiles pliilo»opbii{ucs, mobuea artistiques, qu'il fuut avoir recours. Certains esprits j restent toujours réfrac tairea.

Les vertus aUniistes se résument dons une seule très compréliensivo, la frateriûtA. Ainsi la rèuniou de ces trois termes : (iWrlf. éf/alUé, fralnniilé, D'estpisune formule fmphat.'/^iii! al sonore. c'vi\ j'c-iprea^ sion d'une vérité profonde, c'est la gradation liistoHquo et psychologique de la vertu.

L'éducation in telle du elle, l'instruction proprement dite, contient h, son tour diverses parties, lesquelles se diversifient à leur tour. iSousu'eiposerons ces divisions et subdivisions nombreuses qu'au cbapiire de. la classification des counaissxnces. mais nous devons en iudiquei' îd je poiutde dépurt, les divisions premil^res, et dire comnieut elles ont À pris ualssance.

Les facultés de l'esprit sont triples :

//rendre, celle de vouloir.

En face de cette division subjective si correspondante et adétjHntc.

triple a8[>ect : celui du beau, celui du vrai, celui du bien-

C'est de trois manières que nous les apercevons, et nous le laisooB jiar trois facultés distinctes.

celle de sentir, celle de com-

e trouve une division objfCtiHé i se présentent à nous sous un

Nous jugL'Ons lie la beauté, aiuai i|uc <Xc la vciitê el de la bonté ;

s ue la seatous imûil seutetnenl. Mais ai noua uv. la scalions, uous

a poumons la juger. Elle uous aiiîve par uue auli-e voie et tr^a dis-

ttncte, el c'est subjeclivumeul que noire esprit centralise ensuite le

«au avec le vrai et le jusle.

Mais la beauté. la bonlo, la vériLô âo peri^oiveut, l'une aussi bien que

, par deux pitJcédés bien difTprenls, soit par une vue de l'esprit

tindislinvte el collective, soil pat une vue distuicte et iw/ividuelle ,

t^lus.qu'îuiiividuelle, ne sépurant pas seulement les individus, mais

■Aussi les parties de chacun d'eux, par la si/tilhèse ou par Vanali/se.

On perçoit tout d'abord avec sijnthése naturelle ou concyèlement : b uous voyons' un oùjet en bloc, et même l'élondue en bloc avant de distinguer les objets qu'elle conlient, Nous ue pousonspas d'abord d'un objet séparément qu'il est blanc, ensuite qu'il est carré, ensuite qu'il semeul, noua apercevons tout cela iudivisibleinent. Plus lard uous détaillons, nous analysons, uous comparons : le coucrel tevient \'al>sti'ait. Comme tout ce qui évolue, il le devient par degrés ; concret, avant d'ètro l'abstrait, a été trausitoirement le concret'

I Le concret, aus» bien que l'abstrait, existe dans ce qui est relatif I beau et dans ce qui est relatif au vrai, cl dans ce qui fait l'objet de sibililé, dans ce qui fait l'objet de notre intelligence. Ainsi loua disons qu'un objet est beau avant de pouvoir préciser comment n quoi il l'est. Le sentiment instinctif est du icntimenl concret. I, duus lo temps, soit dans le temps relatif à l'espèce, soit dans i reUlU k l'individu, chaque science, chaque art, qu'Us soieut ibstrûtB ou concrets, ont une partie qui se développe d'abord, une Inlro qui suit, d'autres qui viennent les dei'uières ; un un mol, elles ^oluont et répondeut en ce sens ans trois à;jes de riiumunité ou de jtioniine, moiquanl ainsi par leur prédominance le degré de civllijstion.

I C'est de ces idées générales, que nous ne faisons que poser ici, que

foua Urerons des conclusions tout à l'heuris en classifianl les connais-

ices faisant l'objet de l'éducation lulellucluelle. Nous en obtiendrons

$ clu$iification solide, h plusieurs dimensions, et dont les di\1-

a' entrecroisent.

is la première et la plus importante division est celle relative nt à la sensibilité, à V intelligence el h. la volonté, tàjectivement au ùeau, uu vrai el au l/icu..

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