‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 30 sur 67 · TROISIÈME STADE · texte numérisé non relu

TROISIÈME STADE

Stade de la réalisation de la science.

Nous avons expliqué plus haut quelle différence existe entr^ science conçue et la science réalisée, et aussi comment il ne fdul pas confondre cette dernière avec la science appliquée. Nous ne voulons ici que donner des exemples de la science réalisée.

La construction des machines nécessaires pour mettre en oeuvre el démontrer une conquête de la science est son véritable mode de réalisation. L'idée du téléphone, par exemple, et des principes sur lesquels il repose, n'eût pas suffi si l'on n'eût construit le téléphone lui-même;

I quelquefois la conception, lorsqu'il s'agit de la réali3er,aese trouve pas I viable. Souvent aussi cen'est qu'à la suite de Dombreux tàtonnemeots f que cette réalisation a'oblieQl. Enfin elle donae lieu à des perfection- I nemeots importants qui no touchent pas au principe de la découverte. I c'est ce qui est arrivé, en particulier, pour la lumière électrique.

lib). — Sciences de l'individuel et du contingent

Nous avons expliqué plus haut ce qu'il faut entendre par ces sciences, qui ont parmi les sciences pures le caractère scientifique le plus atténué, puis qu'elles consistent en l'eoregistrement de simples ' -ftlts.

Elles sont de trois ordres : i' concrètes, a° concrètes abstraites, [ 3" abstraites.

Sont concrètes : la géographie physique qui étudie le relief du globe »'oa d'un pays à une certaine époque ; de plus en plus individuelle elle K devient la topographie limitée à certains objets ; l'orographie etc., la f numératioa des étoiles rentrent dans le même ordre d'idées.

Est aAs^raiVc-concr^/i? la météorologie, citée plus loin.

Est abstrait ce que Spencer a nommé l'étude du nombre indéfini, c'est-à-dire des nombres résultant des diverses statistiques, t Cepeudaot ici l'individuel se relie au général par ce que l'on appelle les I lois des grands nombres.

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