SCIENCES DES FAITS HUMAINS ABSTRAITS
Ces sciences se divisent aussi en : (A) sciences particulières, ( fciunce commune.
A. - SCIENCES PARTICULIKRES
Les sciences abstraites particulières des faits humains sont lU nombre de trois : i' la législation, a" l'économie politique, 3' In
psychologie.
Elîes ont pour science commune, comme nous le verrons un peu plu» loin, la philosophie positive.
a), La Ic'jislation.
II faut distinguer soigneusement du droit la législalion pot quoiqu'elle j puise ses racines. Cesonldeux sciences absolument 4 rentes dans leur but, dans leur mode de concovolr, dans 1 ludcs d'esprit qu'elles supposent. 11 faut distinguer aussi la scleo la législation de celle de la législation comparée qui lui est [ si nécessaire comme mojcu d'instruction et point de départ. I lation comparée n'est que du droit comparé, ce n'est pas i législation.
Le droit n'est que l'application delà loi déjà faite. Ce n'est ( connaissance de cette loi, jointe à la discussion des points qi loi laisse incertaine. La sphère est modeste, quelle que i utilité pratique. Le juriste se demande uniquement ce qu'a voii législateur.
Le législateur, au contraire, ou celui qui cultive la sdence 1 législation se demande ce que veut la raison, il crée la loi.
La législation, comme acieoce, est très peu avaucée. Ce relard provient d'uoe erreur profonde, celle de la souocrainelè, de la uolunté (ibi-t du législateur. La loi semble toujours \ejuxsus, le caprice de quelquesuns, tantôt du roi, tantôt du peuple, tandis qu'elle ne doit être que l'expression du juste, de l'utile et du logique, que le législateur, quel qu'il soit, ne peut que déclarer, non créer.
La législation est l'une des sciences morales et politiques les plus élevées et les plus utiles. Ce n'est pas un art, comme ou l'a presque toujours définie jusqu'à présent, mais une science véritable. C'est celle de la confection des lois conformément au juste, k l'utile et au logique. Elle a pour sciences auxiliaires : le droit qui enseigne le juste et le pratique, l'économie politique qui euseigue l'utile, la psychologie qui cherche le juste.
La science de la législation tend en même temps à simplilier la législation d un pays et à unifier celles des pays divers. Elle aura pour dernier terme, après l'établlssemeot d'une loi rationnelle, l'extension de cette loi uniforme à tous les peuples.
Elle comprend ; i" la confection de lois nouvelles, j* la correction de celles existantes, 3° leur interprétation législative.
Dans un autre sens elle se divise en recherche : r de la loi fondamentale ou constitutionnelle, a* des lois proprement dites.
Elle a deux limites de puissance : i° l'autonomie individuelle, dont elle ne peut atteindre les droits essentiels, 3° la morale, ijui lui sert de régulateur.
C'est dans ce sens qu'on peut dire qu'il n'y a pas de droit contre le droit.
b). — Sciences économiques et Jinancières.
Ces sciences comprennent : i* l'ccouomique politique proprement dite, a* ia science financière ; la seconde est de formation encore plus récente que la première.
La science financière est double, elle comprend : i° celle relative à l'Etat, consistant, en particulier, dans la répartition des charges publiques; 3* celle relative aux particuliers, portant sur la puissance et l'emploi du numéraire et du crédit.
L'économie politique proprement dite est la science de l'utile collectif. On ne recherchera plus si tel homme gagne ou perd à telle institution, dans telle entreprise, mais si l'ensemble des honames d'un
CLASSIFICATION (3oo) l5
p-»y* \ ) ^i^t; Ml pcT'lu. t'.'eal « ijui jostiSe le oom Ae politique, p.ir illl'î ;r-; '.^':^ taipropr-î p'iiî'ïii'; <:ette Ki^oce esl. en réalité, sculeini*iil •> i:!i(w<t ■!* q'i>ï^îi>jaf «-xiak^.
L'ir-n îui-; p- tiU'i'i'i « fjal-î lr>* peu sur ihi^toire, rexpérience b;:: viriep-ii^iutpeuinilaer juruii4Ki«nce(l«ratile. puisquerutilité ne?t ^'irre tfQviiajiée qii>îti* nos jours: «lie se Ibode sur l'état aciael d';s ilii^r-etiii p*upt« companis. ce «jui la rend géographique. ElUe est au^;î eipiTimeotile. et c'est chaque nadoo qui espériiaente à sod lîiur pijtir elle.
Elle Cl <-.upn'aJ lieMv parties bien diitinctes correspoudant k celles de '.i s>>::ol<>fie ; Tuce en cultivée depuis le siècle dernier, on peut l'ap^ieW la p^rUi andtnni : l'autre commence A peine à être e=-iui:sêe. c'est la partie nuaivlUi pourtant l'une n'exclut pas l'autre. lujî: U complète, tout en semblant la contredire et ta ren méfier.
La p^rti'.' ancienne de lecou'.'Uiie puLilique consiste à faire des constatations : c'est surtout une f'ienc^ descriptive. Suivant sa doctrine, l'utile exclue seul : personne ne doit ni aider, ni contrarier sou évolution. Laisser faire, laisser passer. L Elat doit écarter les obstacles, loin d'v aj>-uter le sien. Le seul jeu des forces sociales empêche qu'une de ses forces ne devienne opprimante. Ainsi pense l'économiste individualiste.
La sci-nceécoitomique nouvelle, ou plutôt la seconde partie de cette science, pense tout dilTeremmeat. D'abord il ne faut pas se borner à constater : l'économie politique doit élre.il est vrai, mais non toujours, une orgaii'j'jraphii : puis elle ne suffit pas à elle seule; toutes les actions humaines ont besoin d'une impulsion ; elles ne sont pas toujours, non ptu^ que les forces de la nature, à Vital statique; elles de- >iennentàl'c''(if {/vnuni/'/u*^. réagissent les unes sur les autres; déplus, elles doivent progrcsserpar la recherche du mieux et par unedirection dans ce sens.
l*RCMiÈREM£-M. — Ecortoinie politique ancienne.
Cette science s'occupe de la constatation île la richesse, et étudie successivement : l' ia production, a" la distribution, et 3* l'échange.
i° Etude de la production.
Cette étude comprend celle des divers agents de production, et celle de leur action naturelle les uns sur les autres.
agents sont de doux sorte» : x'agrnU r/irec/,*, a» ii'jenis indirects I auxiliaires.
Xiesagentâ dirtola de 1» producliu» sont: t' Vabjet qai produit; Ile jiiyVf qui fuit produire; 3* l'iVisfrum^/if [liir lequel on produit. DUS substituons ces Icnnea philosophii|uus aux termes empiriques à sont correspondants, ît snvoir : i" la terre, -i' le travail, 3° le capital. X^etle concordance est parfaite, cur il laul généraliser le mot tirre, hîue désigne que l'objet qui produit lu plus ordinairement ; il y a pelquea autres producteurs, mai^ ce sont plut'Jt des producteurs idials, produits eux-mêmes par la terre. C'est ainsi que le fer est Bbjet producteur pour le forgeron qui le travaille et en fait un objet iproprié quelconque, mais le fer lui-miîme, c'était dans la terre qu U niait produit. Le sujet qui fait produire est bien toujours le traiUeur. tjuaut à l'instrument de production, ce n'est pas Heulemeot Util, mais l'argent employé pour pouvoir travailler, le capital; et ^til est un capital lui-même.
jDe quelle manière le travail, le capital, la terre agiasent-ils utilopnt, puis chacun séparément, pour produire mieux et à meilleur ire^é?
KLe travail agil le mieux par division.
Ihe capital par accumulation.
WIm lerre p&r appropriation.
■J)eU, au point de vue de la production, l'étude successive: i° de t(/iufvt/o/t du travail, 3" de l'association des capitaux, 3* de l'o/i/ïrofùilion de la terre par la propriété individuelle. piitais les trois éléments, travail, capital et terre, n'agissent pas, en iité, séparément dans la production, ils agissent les uns sur les "utrea. d'où une action et surtout une réaction mutuelles.
Le capital agit sur les deux autres en leur donnant le crédit. Le
capitaliste prête au travailleur d'abord sous la forme la plus simple,
celle du salaire qu'il lui donne, alors quiln'y a encore rien de recueilli.
Le travail agit sur le capital en le rendant productif d'intérêts, ce
e serait pas .
k La terre agit sur les deux en leur servant de garantie.
■ Tel est le râle sépai'é et le rôle mutuel des agents principaux de
■ production.
I Les agents auxiliaires sont au nombre de deux : i° les agents de ditction, 2* ceux de défense.
tm —
Il faut que lo travail, pour {trefiuctueiix, soit întGlligemnieDtf^u qu'il uo soit pas dâruugû par des altaques ou des obslacles.
C'est la science qui cal le prindpal agent directeur, soit Li s théorique, soit la science pralii/ue. I-o Hatunt, le directeur, l'ingénieur sont dca ugeuts auxiliaires de production. Dans cet ordre d'id^ rentrent les brevets d'iovenlioa. la propriété industrioUe.
C est le gouvernemenl qui fournit la firotecUon. Son rôle est donc loin d'être nul, môme selon l'économie politique ancienne, mais il ne doit pas aller au delà, il ne doit rien réglenieuler. iSwus verrous que dans la répartition de la nchessc il va être récompensé de celte tà(^
1° Ëltid-- tic kl réparlilifiii im ilislrilialioii.
Voilà la ri clies se /irorfu/fc ; comment va-ton la dislribuer ? Onefl-^ donnera une part à chacun des agents de sa production.
i* Part de l'objet qui a produit, de la terre. — Elle aura, prélèvement Eait decequisera utliibué aux autres, une somme égaleà l'intérêt de sa valeur.
3* Part ducapital. — 11 aura une part relative: l'àcequ'ilauti cessairement gagné ailleurs, l'intérêt ; a* au risque qu'il a subi.
'A' Part du traoail. — 11 prélèvera ce qui est nécessaire à roui^ pour vivre pendant le travail.
4° Part de la science. — Elle prélève une somme égale, autast è possible, à celle que les autres n'auraient pu obtenir sans elle, s préjudice de la part que le savant peut avoir comme travailleur, î prêle son travail.
5" Pari du défenseur, c'est-à-dire du gouvernement ciui prot^ le travail et le capital. — Cette part consiste en une véiîtable pcin d'assurance qui s'appelle l'impôt.
Quand tous ces prélèvements ont été faits, il peut rester un reljqi de bénéfice. A qui attribuer de préférence ce reliquat 9
L'ancienne économie politique répond : à la terre, et, comiu possesseur du capital est souvent aussi possesseur de la terre, au pôP sesseur de la terre et du capital. Louvrieru'a toujours droit qu'à son ^ salaire, à ce qui est nécessaire pour qu'il vive.
Et quand le profil, au contraire, n'est pas suffisant pour fournir tous les prélèvements, sur qui retombera la perle ?
Sur la terre, répond l'ancienne économie politique, l'ouvrier devant toujours loucher son salaire, qui est fixe.
L'examea de ces parts se porte surtout sur celle du travail : c'est l'étude du salaire. Le salaire est déterminn soit par le temps, soit par ta quantité el qualité de travail, soit à forfait pour l'entreprise.
Il peut être aussi proportionnel non seulement à lui-même, mais à la valeur produite. Mais cette donnée, qui modifie le partage du revenant bon du produit après le prélùvemoal fait par chacun de ses facteurs, appartient plutôt à l'économie politique nouvelle.
Enfin, mâme dans la limite ancienne, qui déterminera le salaire, c'est-à-dîre ce qui est nécessaire à l'ouvrier pour vivre ?
Cela revient à dire ; qui sera juge de la répartition de la richesse d'après les principes scientifiques ?
Tel est le dernier objet de l'étude de la distribution. Dans cet ordre d'idées rentrent les grèves, les lock-out, les arbitrages, les trades unions, les associations syndicales.
3" Elude de lichange el de la circulation.
L'échange de la richesse comprend : i" l'échange des produits fabriqués contre la monnaie, et de la monnaie contre les produits fabriqués ; 2' l'échange des monnaies entre elles ; 3° l'échange des marchandises entre elles.
L'échange de la première sorte renferme la question du monopole et celle de la tarification de certains prix de vente d'objets de première nécessité.
L'échange de la deuxième sorte contient la question des deux étalons ou de l'étalon unique, et du change des monnaies.
L'échange de la troisième sorte contient la question de la protection et du libre-échange.
Telle est la classification de l'économie politique ancienne, telle que cette science s'est actuellement développée.
Quant à la banque, elle rentre plutôt dans l'élude du commerce ; dans ses principes cependant, c'est un instrument d'échange et de circulation de la monnaie.
Deuxièheme:4t. — Economie, politique nouvelle.
Cette science a pris pour point de départ des principes absolument contraires à ceux de la précédente ; ce fut donc une science antagoniste. Son principe, en effet, qu'elle oppose à celui du laisser faire et laisser passer, est l'intervention constante de l'Etal.
E.-r.r. *-> tu.: ls>:ApahU. i» rw.Ti»ire cwtiimw qn-îstions totremeiit 1-. 1-. ■ i=i:i \..r:t. iim Li rîç-irtii:o <fc U nch«*e «ntre le capital, l- -.-! ï.l :i -^rr» içr** i^Tir jîa-lbf^i i .:r.»-un -i «t ce qni loi re- >>c: :i>t<!'>î*.i..vr:iecT. £l> UiiMî: le r«lii{)u( en bloc î U terre.
L* ;1:* — (C'i 'Wn: d* ■:elî- écon-^cu-» pTlitiqoe andeone était ia'.'ÎTtt.: i '■^ ■l'iilit^. £n efl^t. «H-f a prr-iuit le bon résultat d'emf^- ■•r V ' ~' ■'. • înciHÂic^* lie 1 Etit lians le* aflaïres de* particulier* d i.T^xr I.» tvnDEiie êix&i-aii.^-ie. et pu c«U loéme soaveot la :>rar.a:t f. [iriq^e. elle a cintritu4 à créer le droit de l'individa. liais el> i dèpj=*< biea vite iret èut et fiai par nier les diDitd de la lociêtA : l'est T.-.r.tre .?et*e cociéqueDCe que se *onl âéTéea les écolts t'<î^t'.n qui ODt fOQdé l'eiionomie politique nouvdle.
\.'e-:it^'im'e p- L:--at n--'i'-itU s'est séparée de rancienne et s'est conceELtrèe «urtout mi en poia:. celui de \if:'\-:tion et de Vappir-priation de l'élêmenl Ur-t. entendu d^n* *.:n large ïen* ; celui A'of^et producteur de lar::*iiif Cette appropriatii-Q m.îdifie par voie de conséquence la répartition de la richesse : voici omment :
L'Etat devient seul propriétaire de la terre et de tons les obiets productifs de la riches^ : les particuliers fournissent seulement leur travail et leurs capitaux: ces capitaux, d'ailleurs, sont plus faibles, puisqu'ils ne peuvent s'employer à leur tour en objets productifs de richesse et ne peuvent sertir qu'au crédit. Héritant de l'élément terre. l'Etal prend la part que cet élément possédait, c'est-à-dire tout ce qui reste de la richesse produite, après prélèvement du salaire du travailleur et de l'intérêt dû au capital emprunté par lui. Comment se règlent ces parts ? L'Etat les distribue d'après ce qui est nécessaire, quant au travail, à ce que le travailleur puisse vivre; quant aux capitaux, k ce qu'ils ne passenl pas à l'étranger. Comment l'ouvrier plus ou moine laborieux et habile sera-l-îl réduit à gagner toujours une somme n'ayant pour mesure que ses b esoins, et non son talent et son activité, ce qui tuerait toute émulation et nuirait à la perfection du travail ? L'école socialiste répond que le besoin de l'ouvrier Gie le minimutn de son salaire, et non le maximum, qui peut être supérieur suivant sa capacité et son travail : dans ce but, le salaire sera pro-
I avant pour musiire les
Brtionncl aux bénéfices, avec
[ais peu k peu Vèpart/nt accumulée rccoiistilticruit le capitiil et [ni-cî a'cmplnierait à l'acquisitioa de l'i^lémcHl (erre, nu moins à Iranger, do sorlc ijue l'ancien syslime repreodraît l)ieutût sa force, mpêcher ce rcsultst , les écoles socialistes abolissent la , bcrédilaire des biens, loutos en ligne collalérale, (ôpiques-unes on ligne directe, da maiiiJrn à empêcher que l'accumulation du capital ne vienne entourer les rounges du nouveau syslème. „ Tel est le point londnmenlal des écoles socialistes : la propriété col- M^gtioe. Aussi la plus importante de ces écoles eslV école colUntU'iste. ^^■Quelques socialistes, tout en embrassant cette doctrine au point de ^^Be (les biens, furent frappés ilc» iiiconvémenla qu'elle présente au point de vue (\espers(irinrs, du tort qu'elle fait à l'inJtialive industrielle, de la tyrannie quVlle met aux mains de l'EUit. du régime féodal
Ii'elle engendre. De là Técole dissidente des anarrhisleg. Ceux-ci innent à l'individu le rôle exclusif que les aulres aLlribuenl ù VElal: doit n'y avoir que le moins de gouvernement possible ; à la rigueur I décisions ne devraient être prises, comme autrefois en Pologne ("à l'unanimité et non à la majorité. S'il faut bien qm? jusqu'à un Irtain point un Etat existe, cet Etat sera provincial, ne se centralisera fwa point de vue des relations extérieures sous le nom de rédérution. i doctrino anarchiste n'est Aorc que l'économie politique ancienne lUssée à ces dernières conséquences ; si nous la classons ici. c'est & I cause de sa date d apparition, puis, parce que par un point fille outre tellement son principe qu'elle arrive à certaines conséquences collectivistes. Ainsi l'individualisme est tellement fort qu'il se borne à l'indî- [âu et dénie tout droit de transmission héréditaire des biens. L'int aliéner sa liberté luêrac pour le temps le plus court; ;e est révocable a<l niilam.
f Telle est l'économie politique nonvalle. que nous ne pouvons classir davantage, parce que, sauf les principes cî-desaus, elle n'est pas kore nettement formulée. Nous nous permettrons encore moins de nprécier : ce serait sortir de noire but de pure classification. Pe ces deux économies politiques, nous trouvons que la première poclame un individualisme exclusif, la deuxième un colleclivisme xlasif; le druit individuel ou le droit social s'exclueraienl . En doil-il
■C'est il cette question que répond une troisième économie politique ^e nous allons décrire.
Kcotiiinift polhiqae S
•ntifique.
Les deuï économiques qui précèdent se sonl dévslctppées sous | Hiicncc lie pa§sionti, oUes jtistîlleut bien relte «^pithète de polilS (]iii cal une Bourc-e d'erreurs. L'économique devrait s'appeler Vécoti4i sdciate. ou plus simpleinent \'écanamlquf, el n'être qae cela.
L'économie politique ancienne élnil nn profit exclusif d'une classe, des dokînlaurs des obji>tB prodoi^nnl In Hciiesse ; la nouvelle est aa prolit exclusif d'une autre classe, des délenkurs du travail ; elle doit 6trc au profit de tout le monde; autrement elle est politique, uua scientifique,
La société se compose de deux force» qui se balancenl et ne doivent pas s'exclure, ce sont : Vindhidaatisme et le colteclliiisme . La première apporte l'initiative. 1 économie, l'i^mulalion ; la seconde apporle l'ordrt, le progrès, le secours. L'individualisme est conservateur et résistant; le collectivisme est novateur et entraînant : tes deux sont nécessaires,
La grande erreur de l'écononiie politique iiurii?.une a été de r riotenienlion gouvernementale à éloigner les obstacles, à protég lui rerusanl le riMe de promouvoir; la moderne, au contraire, , .nrréter lélan individuel.
Commeut concilier Vautonomie de l'individu avec la cenlrali^ de l'Etat? C'est ce que l'économie politique scieotiflqui faire.
Dans ce but, le point sur lequel elle se concentre et qui formels trait d'union entre l'individualisme et le collectivisme, c'est la théorie do l'impàt. Ce problème nouveau implique la solution des autres et les résout provisoirement en les réduisant à lui-même. L'attribution ancienne de la terre, dn capital, du travail n'est pas modiQéa ; l'impàtseul l'est profondément.
Sur ce point, l'économie scientifique commence par reprochera l'économie ancienne de ne pas même appliquer rigoureusement ses propres principes. En effet, l'impôt devrait être proportionnel aux risques, par conséquent aux biens, puisqu'il est le prix de l'assurance contre ces risques. Or il n'en est rien ; grâce à l'importance i des contributions indirectes, l'impôt est proportionnel à rebout^ irappe pins fortement ceux qui possèdent moins.
Redressant cette erreur, elle s'ellorce d'abord de rendre l'iq franchement proportionnel.
resisiani;
ressaires, le rédm^H
lire, ^^H 'orcâ^^^H
■ Si ell« s'arrêtait )à, elle dé i^épaasoniil pu» l'aDcicn système recllfîr :
( n'est-ce que son point de d<ipart.
K^oici son principe : In propricl>^ aeciuise par chaque hoTDioe et qu'il mt transmettre à »a faïuille est inviolable ; àa reste, la production m i gagner h la propriété individuelle. Mai» est -il juste, comme le IdI t'ârCien s>slùine, de ne reconnaîtra d'autres droits que cettij ï propriété? N'existe- t-il pas dos droits anlngnnlsles ) 1 en est un qui a tout autant de valeur, et qui constate en ce > chaque homme doit, moyennant la prestation de son travail, jUvoir subsister, c'est-à-dire noa seulement ne pas mourir de faimj jais avoir un degré de bieu-étre suffisant eu égard fi l'état général, Idéveloppet son Intelligence même dans lea limites du possible. Ce oit ne détruit pas, mais balance celui de propriété; chacun peut e propriétaire ; mais celui qui ne l'est pas est, h, titre onéreux s'il i valide, à litre gratuit s'il est infirme, créancier de sa subsistance, n^omment se réalisera cette créance? Par l'impùt; mais l'impùl nportionnel ne suffirait pas ù celle lâche; d'ailleurs il absorberait IJiérement les petites fortunes ou celles en voie de lormalion . et fmenterait le nombre des indigents. De là ; i° établissement d'un \fdmum au dessous duquel on ne paiera pas d'impùt ; a" institution H'//n/i(!/ proijrexsil.
Ce système est organisé législalivement par le canton des Grisons dans la loi du 7 décembre 18S1, et entré dans le domaine de la pratique.
L'idée de l'impdt progressif est connue de tout le monde ; la protionnalité augmente à mesure que le revenu s'élève, et le tant pour bt varie. L'impôt sur le revenu n'a aucun rapport avec son système. Mais commeni le peul-on justifier? Comment fait-il la base de toute ! doctrine d'économie politique ?
■C'est évidemment une idée socialiste, mais elle dillère de oitre en ce que, tout en agrandissant le rôle de la société, elle ■néantit pas le patrimoine de l'ÏDdividu. Ce patrimoine n'est ^jpé que dansson revenu excessif en face d'une misère ou d'autres ioîns excessifs, et ne l'est qu'indirectement dans la personne de son
Msesseur. Que celui-ci vienne k mourir laissant plusieurs enfants.
la fortune se divise, et le tant pour cent sur le total diminue. C'est ainsi que celle doctrine est intermédiaire entre les deux autres.
On peut prouver sa justesse et sa justice en disanlque, surtout dans
-ivilîsiition, la propriété est un droit, non absolu, mais limité
par des restrlcUoiis, etrjit'en Tondanl l'expropria tioa pour cau! tilité publique, la premiiire id^c socialiste n été introduite < porter ses conséquences.
DuD autre ollé, od eo Tait la baao do toute la doctrine, parce que c'esl dé^^ormais par le jeu régulier de ta hausse et de la buisse de riinpôl progressif qu'on pourra exécuter toutes les améliorations sociales qui reculent maintenant devant les impossibilités budg<^laires. F.l ces améliofations consistent dans un plus grand bicn-âtrc tunliViel et moral procuré à tons les citoyens. Il n'y a plus d'ailleu» ici, comme dans le socialisme ordinaire, le danger delà réparlilû individuelle à faire par l'Elat.
Mois si IKtal intervient dans ce système pour pro<urer la subsista et le bien-âlro aux citoyens auxquels le jeu économique du pra livré à lui-même ne le procurerait pas, Il a le droit de par avance celle intervention la moins fréquente possible, et J sur les travailleurs pour les forcer à prendre des mesures da i voyance ; de là l'assurance contre l'incendîo et sur la vie, et les (i sions de retraite renduesobliguloires. C'est la coutre-purlie do Lw pôt qui frappe les riches : de même l'Etal peut forcer les iravailloufs à employer le salaire de leur travail k l'entretien de leur famille. C'est ce qui fait que l'économie scientifique est. en réalité, d.ins l'inlèrèl de toutes les classes.
Tel est le troisième système économique, que nous ne discutons pas, que nous n'avons voulu que classiBer.
Il ne présentepas l'inconvénient pratique qu'on peut reprocher an système précédent : la ditûculté d'une répartition juste des richesses. alors que celle des honneurs et des fonctions est déjà si vivement cri« tiquée. Peut-être ce système intermédiaire conduira-t-il de l'un & l'autre des deux autres, Nous ignorons révolution de l'a constatons seidement celle du présent et du passé.
3" PSYGHOLUtilE
La psychologie est la science de l'a me suivant les uns.fl fonctions cérébrales, suivant les autres. Dans les deux cas, c'6fr une science des fonctions, et comme telle, elle fait partie des scien ces positives: c'est lu psychologie physiologique, que nous avons claaùj déjà aune autre place.
Mais, d'un Autre cAté, elle est la sdoDce, aoD plus des fonctions, lats des faits produits par les fot]cliuru;c'i!sl à celjtre ([uo nou.t la aaniSons ici.
La première C8t ïa psychologie ptit/ehhgigac, {a n-condela psychologie ts faiti : l'une no saurait exclure l autre; In seroiide. ijne noua traitons laînlenaDt, est très ancienne, mais pcndnnl longtemps n'a pas fait de rogrês, caretle ne reposait paa aur l'observation de ces tails, mais se oustitunil ù priori ; cependant elle est légilinie, et il serait fAcheux de luéanlir en y substihiaul eutitromcnt la psychulogio physiologique : lacune d'elles doit garder sou domaine propre.
Celte psychologie a longtemps tait fausse route, éUnt traitée par la
éthode dédaclive, <\\ii ne s'y adapte nullement ; la mélhodi- inductive immence k produire de bons résullals, mais elle a èlé employée si rdquela psychologie véritable est une science plulôt en voie de lâtîon que prête pour l'enseiguemfnl.
Quel esl son domatneJEWe comprend l'élude de tous les faits acU'vilé consciente on incofisrienli- i]m se produisent chez les êtres 'ganisés, que ce sentiment soit pensée, instinct, volition, sensaliou 1 sentiment. Ces faits d'activité commencent, comme loua les êtres, »r une existence faible et finissent par une élevée; il y a, en un lOt, des degrés d'intensité dans tous ces laits.
On rencontre, en conséquence, parmi eux, d'abord ceux d'/«?frtJi(^ ofmale; on peut considérer comme lels les faits humains dans les onditions ordinaires.
An dessous descendent les faits d'activité de moins en moins innse el consciente, à mesure c|ue l'échelle des êtres organisés descend Ue-raême. Il s'agît surtout rie l'inlelligcnce et des mœurs des anilaux, si intéressants à observer.
Au dessus montent les faits d'activité humaine anormale, lorsque
ommeest sous l'empire d'une e.xcilalion quelconque qui surélève Dtensilé de son intelligence ou de ses autres facultés.
De là une première division de la psychologie : i° étude des faits activité injérieare. a" étude des faits d'activité siipêrieare, 3" étude Bs faits à'aclivîié normale.
i" Psycholof/ie des faits d'nctiviié iii/rneare.
Celte science est à peine née, elle n'est jusqu'à présent qu'une dé- Bfldance de la zoologie ; on est resté très longtemps sous l'influence
du système dfi DescHrte» coDsidérant les animaux comme des horloj bien réglées. Elle seule pourlaolpeut faire coannllre par comparaison ta nature de noire propre activité La vie sourde des êlres inférieurs nous fmirnit seule l'idée de la partie inconsciente qui est en noua.
a" Psychologie îles faits d'arlmh' supérieur''.
11 s'agit des faits de l'homme surexcité. Les causes de surcxcilatioD sont nombreuses : i* In maladie, et suttouL la maladie cérébrale : la folie; a" Virresse, 3* le sonimeiV avec le somnambulisme ell' hyfinoll.vmf. 4° Vhystéric et VfpHepsle, 5° \Bi passions violentes.
Quelques-unes de ces causes dépriment l'homme après l'avoir excHf, et servent ainsi à l'élutle précédente aussi bien qu'à ccUc-ci.
L'avenir de la psychologie est certainement plutôt dans le développement de la psychologie supérieure et dansl'inférieure que dans celle normale : en elTet, certains phénomènes ne peuvent Être aperçus que mis en relief; l'étude de Ihypnotisme, de la folie, etc., c'est le microscope de la psychologie.
Mais celte science est encore en voie de formation, retardée par tes entreprises du charlatanisme, et la troisième étude l'attend pour pouvoir avancer. ^H
3" Psychologie des /ails d'actîoité normale.
C'est Vanttqae psychologie, en supprimant toutefois lonl dogmatisme et l'emploi de la déduction. Celte psychologie doit être, non créée pour la première fois, comme les précédentes, mais refaîte ik neuf, ce qui est beaucoup plus difficile.
En quoi consistent intimement les faits de psychologie, de quelque nature qu'ils soient î
Le fait d'activité le plus simple danslesorj/aii/i/nfs tes plus inférieurs. chez lesquels il n'existe même pas de système nerveux, c'est la contraction des tissus ; cette contraction est suivie d'une extension , d'une délenle. et lorsque le tissu s'est tendu, puis détendu, il ne reste pas dans son état premier, mais après avoir monté au dessus desceud au dessous; après la tension, puis la détente, vient une certaine dépression; il avait pris toute l'activité du corps, ou au moins une plus grandepartie que pelle qui lui revenait dans l'étal purement végétatif;
tes autres (issus non seulemenl se restiluc&t, mail lui eu prennent un peu ù leur lour ; l'action est suivie de réaction.
Ce qui se produit dans t'organisnie inférieur a Ueu [aussi daos l«s autres. U en résulte que lout Tait d'activité est le développement de trois phases : i» l'txcitalion, la tension, a" la salisjaction, la diknte, 3° la réaction, la dépression.
Dans ce phénomène, nous avons supposé l'organe excité agissant seul, sauf le secours des centres nerveux, aana êtie influcDcc par les buties or^aneii on les inlliiencer, nous l'avons supposé à l'^fof^fa/f^ut;.
Mais celle inOueDcepeut exister d'un sculcùtô ou être réciproque; de même aussi, dans les centres nerveux, une faculté de l'esprit peut in- Quer sur l'autre : la volonté, par exemple, sur rîutelligence ; alors la psychologie de slaliijuc devient dynami'jue.
Enlin l'organe peut agir non sur uu autre organe, la faculté de l'esprit non sur une autre faculté, mais chacua sur soi-même; la psycholotjie n'esl plus alors précisément i7(i(/yue ni (/y/iann'i/iie, mais à mi-chemin enlre les deux : c'est la psychologie consciente.
Dans un tout autre ordre d'idées, qui n'a plus traita la manière dont s'accomplit l'action, ni à Yobjet sur lequel il s'accomplit, mais bien au ïu/ff qui la réalise, à l'orgaue, à la faculté de l'esprit qui la produit, le fait humain est intelligent, sensible ou volontaire.
Dû là les divisions de la psychologie que nous allons exposer.
Pour plus de clarté, nous prendrons pour base de ces trois divisions celle qui est la plus connue, el qui est toujours vraie, celle on faits d'intelligence, faits de sensibilité, faits de volonté.
FAEUiÈREMEni. — Foils W intelligence.
Les faits d'intelligence se produisent dans trois états bien diOérents:
° l'étal statique, a° l'élal conscient ou réfléchi, 3" l'état dynamique.
I' Étal staliqoi
~ Le fait intellectuel à l'étal statique a trois temps dans sa production totale, il commence par une excitation et une tension, s'accomplit parunerfcit'nfe.se termine par une réaction.
a). — Période de Untion.
Quand le cerveau, ou l*esprit. te Und pour comprendre, cette tension ne peul, à l'état statique, avoir lieu taiu cause, et sans causç indépendante de l'intelligence elle-même, sans catue extérieure (aoas verrons qu'à l'dtat d>-iiamique la cause peut provenir de U voktnléou de la seuïiliililé). Lorsque cette cause extérieure sunient, Tesprit la reçoit, éprouve son excitation et se tend ; sou rôle est alors purement passif. CuUe première opération consiste dans la perception par les sens. L'enfant voit, entend avant de comprendre; l'intelligence est le mobile, les sens, la vue, l'ouïe sont les moteurs.
Mais la perception des sens est instantanée et disparait à mesure qu'elle se produit; il n'en reste matériellement rien; Tcei] impressionné [>ar telle couleur eOace ensuite entièrement son impression.
Celle impression eDacée de l'œil lui-même s'est reportée dans les centres uervcux ; elle s'y conserve, s'y enregisbe. s'y écrit, s'y accumule, comme le i'on dans U phonographe, par un phénomène analogue ; celle conservation de la perception constitue la mémoire. Sans celle-ci on ne peut avoir aucune idée du temps, de l'existence continue ; c'est la première cont/ensaffon de la matière intellectuelle. si l'on peut employer cette image. Le rôle de l'iatelligence n'est plus passij, U tend à ilevenir acttj quoiqu'il ne le soït pas encore, pour le moment il est neutre.
Lorsque les perceptions se sont accumulées par la mémoire, qu'elles sont devenues assez nombreuses, un travail intérieur et inconscieot se fait, elles se combinent, fusionnent ; les parties communes se superposent et se renforcent, les parties non communes, plus faibles, s'oiTacent ; ce tassement forme une comparaison, une généralisation inconsciente ; pendant cette digestion intellectuelle l'homme a pu dormir ; en se réveillant il raisonne.
A mesure que ce raisonnement se fait, pour ainsi dire sans lui et malgré lui, et s'accumule à son tour, son esprit sent qu'il se remplit, qu'il est saturé de ce raisonnement qui a besoin de sortir, de conclure ; l'irritabilité intellectuelle s'accroît, s'active ellemême, l'homme passe de l'état neutre k l'état actif; il souffre jusqu'à ce qu'il ait définitivement compris, trouvé le vrai.
Lorsque la perception par tes sens, chez l'homme civilisé, est artificieUement renforcée par Vexpértence des autres hommes au moyea de
btse^iumenl, que l'euprîl reçoit aussi à Vital {lassij. l'excilalion taX bn plus grande, elle le porle non «euU'meot k comprendre, mais à ■■ (le lai-ntt'me, à créer intellcclaelleinenl ; le besoin esl né, El a indi ; il s'accouipngne à la lois de peine et de plaisir, de peine Isque la tension devienl Ircip lurte, de plaisir on atleudant ; mais fie tension oc peut indéfimincnt se prolonger, elle se termine klement, & moins d'âtre arrêtée par un obstacle citérieur, par une Unie qui suil l'effort.
- l'ènode de tlrlfiilr.
a détente nu décharge se (>roduit brusquement ou lentement, maïs kjoura sensiblement, dans l'action ialellectuelle, par une conclusion, 1 une invcniion qui est une véritable création. Le besoin né de la tension ne se satisfait que par une production nouvelle, par un ,. ïall, une action réuli^ée dans la splà-re de lintelligence. La détente m^^la plus haute puissance est certainement l'invention, la coniposi- ^^Bn. La science aiisorbèe ne fait qu'ej:citer l'esprit ; la science décou- ^^Krte, augmentée, peut seule salis/aire pleinement cette excitation. !r Quel rapport y a-t-il entre la tension et la détente ? La première consislB eu un besoin ; si ce besoin est satisfait par la détente de l'intelligence qui a trouvé, il en résulte une seusation de plaisir ; si, au contraire, la détente de rinlelligcnce esl empêchée par un obstacle extél'ieur, il en résulte une douleur, un malaise véritable. Il )' a là un
IDhénomène/'urfnte/tf mécanique.
les:
c). — Période de réacliun et de dêprei
Lorsque l'esprit s'est satisfait par une conclusion, par une invention, l'auteur a achevé son œuvre intellectuelle, son effort se détend, les forces accumulées s'éparpillent et quittent le point déconcentration. L'excitation oscille en sens contraire autour de son centre nonual; il résulte une dépression, et même une dépression brusque. L'orateur, se grisent de leurs paroles et deleurs pensées, qu'ils parlen^ qu'ils écrivent ; lorsque l'acte cesse, cette ivresse disparaît ; si l'auif relit un peu après la page terminée, cette page aura perdu pour partie de son charme, elle lui paraîtra écrite par un autre, même, son esprit ayant pris déjà une autre tension, une réaction
contraire à l'inspiralion se fera sur ce t[u'il avait écrit, ut sâ pensée lui appuriiilru décoloréu, il exercera iiaturetluDieol canlre lui même une critique plus sfivijrc que celle de tout ûutro.
Cet état de réaclion, tie contre- inspiration, est k Vark rnlellectael C6 ijue le remoriUentb Vach mural, ce que le dcyoût est au plaisir: c'est l'oscillalioa qui reporte en deci du point de départ; elle produit le doute après la crojauce, une sorte de découragemeat intellecluel. mais en même temps uu regret que l'émotiou de U conclusion ou de l'iuveutiou ail disparu.
Cet état est très ulile, c'est lui qui, en laiaanl douter, îiiil contrôler, vérifier. L'invttUion peut être erronée, elle succombera sous la critique qui l'adaptera 'n des faits nouveaux et la rejettera si elle ne leur convient pas. Mais il a aussi un autre résultat, celui de faire regretter que rémutioQ de la découverte eoit déjà passée, el d'inciter, par couséqueul, à des émotions nouvelles.
Saus doute l'homme a soif de l'iullm, il est Insatiable, recherche l'au-delà eu dehors de tous motifs : cek n'est-il pas di à l'alteruauce entre le désir, la satisfaction du désir et le regret que le désir soit satisfait, qu'il s'agisse par ailleurs d'un bteo corporel ou d'un bien îq~ tellectuel.
Entre ces trois opérations successives : la tension, k détente et la réaction, il y a taméme dlQérence qu'entre Iq besoin, l'émotion et la dépression, que nous analyserons plus rigoureusemeni quand il s'agira de la sensibilité.
■ Etal réfléchi.
L'intelligence a jusqu'à présent agi seule; avant de le faire sous l'Hi Quence des faits de sensibilité ou des faitsvolontaires.ellcagit d'aboj sur elle-même ; elle se réfléchit.
Cette réflexion constitue l'état de conscience. L'intelligence, qm elle ne se retourne pas vers elle-même, peut comprendre, peut in3 venter ; ce n'est encore qu'un instinct élevé ; l'existence est successirq sans coordination.
Le manque de cette réflexion donne aux opérations qui préc(id«9| un caractère inconscient sous lequel elles peuvent pourtant toutes î produire, et qui forme ta matière d'une intéresïaote étude, l'étuda d l'inconscient.
.9" £(«/ dynami'/i:c.
Dans l'état dynamique la soiisibililé et la voloiilé viennent agir tour à tour ouensemblcsurlinlfllig('nLo;px:tminoiis;ivcc<iiiclseiretB.
Si la volonté agit, elle produit Yatlfiilîon, ce qui rt'iiforco la mémoire ; OQ peut même dire que celle-ci serait autrement tiî-s peu intense, et par suite les opérations iutelIccluoUes utiévieurcs seraient presque arrêtées.
Si la sensibilité agit, alors naît le ptaifiir intelleclucl. et par contre aussi la douleur intellectuelle, chartinc d'ellei positive ou négalive ; il s'agit du plaisir qu'on trouve dans l'opération iiilcllcctucllc ellemême. Nous définirons et classoions le plaisir et la douleur, cnparlant delà sensibilité ; mais ils prolongent leur acUon sur l'iiilclligcace dans l'état dynamique de celle-ci. Ils proiUiiscut le désir intellectuel dans la période de tension, I cinoliou intdlccl nulle dans celle de détente, ta souffrance intellecIuHIe dnns <-p1I<> do rt'iu Uou.
Deuxièuemekt. — Fai'U de sensibilité.
La sensibililé auraitdù être placée avant l'inletligence. quoi ((u'elles coexistent ; la sensibilité forme la base de toutes les r<icuilés, mais l'exposition de notre théorie commencée par l' intelligence devait plus facilement se comprendre.
La sensibilité a physiologique mcnl pour siège certains nerfs, tandis que d'autres, les nerfs moteurs, Iransmellent la voloutc, et que d'autres, les nerfs des peicoptious extérieures. conduisent à l'intelligence.
Elle renferme les mêmes divisions que celle-ci.
1° Klal statique a). — Période de tension.
La période de tension est successivemenl/wsm'f, neutre et active.
La période passive est celle pendant laquelle la tension est excitée par quelque chose d'extérieur, non toujours au corps, mais au nerf ■ensitif lui-même, c'est-à-dire soit par les objets extérieurs, soit par ceux de la vie organique. Cette excitation donne la sensation.
CL\S5IF1C\XI0X (,^00) l6
Lu 9eu»atioii est soil un plaisir, BoIt une doulfur, e( ce comme celte douleur sunl ou pnsiti/i' ou nè.ijnt^fs.
Le plaisir comme lu douleur, posilirs ou négatifs, résultent d'J lullf enire le développement de l'homme dans la vie et sa désinlén tiou lotule ou purtielle. Gliuiiuedésintégralîon.cbatiue lésion uu muladift sont accompaguécs dune douleur ; chaque cxerciCG régulier de* fonctions vitatcB l'est d'un plaisir. Dans tiius les cas, il ^ a tension : l'bomme qui soutire éprouve une contraction, non dans les parties lésées, mais dans les ncifs au les ceolres nerveux qui souffrent; il en est de méine du l'iioinme qui jouit.
roules les sensations pendant la période de tension provîenDenl d'un besoin : si elles soûl uu plaisir, Lûsoiu d'arriver à une dccbai^« vitale ; si elles sont une douleur, besoin d'arriver k un retour à l'élat primitif. Noua verrons que dans ces cas la décharge est accompagnée d'une émolion désagréable au agréuble.
Comment le plaisir est-îl posilif ou négatif ? 11 esiposilij quand il y a accroissement vital ; négatif, quand il y a sensatiou de décroissemenl de la désorganisation vilole et retour à l'élal normul.La douleur est positive quand il y a décroîsscment vital, désorganisation ; elle est négative, quand l'accroissement vital est arrêté. Noire définition du posilif et du négatif diffère ici de celle de la plupart des psychologues. La période neutre est celle pendant laquelle ncus emmagasinons nos sensations éphémères , nous conservons leurs traces , pour pouvoir plus tard les comparer et les abstraire. Ce travail est l'œuvre de V imagination, qui joue ici le rùle que jouait la mi^moire dans le domaine de l'intelligeuLe.
L'imagination est la 'mhtiuire ilus smxuli'.'iis, ce qui est contraire à la détîaition qu'ordinairement on en donne, et d'après laquelle elle serait plutôt celle des perceptions extérieures, Il est vrai que l'imagination rappelle aussi ces perceptions ; mais ce n'est qu'indirectement, par l'usioi-ùition des opérations de Tâme (point de vue dynamique) et parce que ces perceptions sont conservées par les sensations qu'elles ont fait uailre. Tel est lu suiis que le parler vulgaire donne à l'imagination, lorsqu'elle en fuit le propre du poite, et elle ne se trompa pas. L'imagination est la sensation prolongée et ar^ tificielleinenl rappelée. Elle peut, si elle est vive, procurer le iu<ime plaisir et la même douleur que la sensatiou présente.
La période active de la tension est celle dans laquelle l'élément i jerli/preaii plus i].' initiative ; la aensuUon devient sfiitiment. Beaui
de psychologues foDt realrer le sciitiiiicnl ilans l'inlelligencc, ou du moins admetteat riufluence de celle ci, de sorte qu'il a'existerait que daus l'état dynamique de l'esprit ; nous croyons plutôt que le sentiuienl est de la sensation Iransformée el abstraite par sa propre force, /Mr sa prt^re pression. Ijh seusatioas accumulées, sublimées ensuite par limagîualion, se dépouillent de ce qu'elles con- . tiennent de grossier, en laissant ce qu'elles avaient d'actuel, se confondent et se combinent, ne conservent quêteurs éléments les plus forts, se condensent par leur pression réciproque, et le sentiment est formé.
Quels aoatles sentiments elles passions} Nous devons les classîfier à leur tour.
Les sentiments et passions forment trois classes bien distinctes, dilférenciées de toute manière. Le sentiment, en elTet, a une tendunce à absorber, à envahir, ou k écarter, à repousser, ou à s'isoler. De là trois sortes d'affections : l'amour seit ilo type k la première, ta colère à la seconde, la peur à la Iroisièmo.
i" (laléijorie : de l'amour.
L'amour n'est qu'un sentiment spécial de ce groupe qui en comprend d'autres bien différents, les uns égoïstes, les autres altruistes. distinction qui n'a d'importance que dans la morale el non ici. Ainsi l'ambition, comme l'amour, est un sentiment extenseur, cherchante s'approprier. L'amour, à sou point de départ, l'amour physique, cherche aussi celte appropriation. Il en est de même de la cupidité. L'espérance est d'un autre ordre ; elle uait de l'action de l'intelligence sur ta sensibilité, de l'état dynamique de l'esprit.
Ilest fociledeconfondreles senlimenls et les passions avec les vertus et les vices. Le courage est une vertu, la débauche est un vice, ce ne sont pas des passions.
Cutégoi
fk la hn
Lahiineest'une passion qui tend à repousser, à se désassiiniler. De la môme classe est la colère. Enfin la jalousie physique porte aux mêmes actions, elle est le contraire exact de l'amour physique.
Ces deux catégories de sentiment, celle de l'amour, celle de la colère
eldela liaioe cfirrp.'pomlent à h jmii»gniire et à la souffrance i les scnsulioQS ; l'amour tl les sentiiucnU sont agréables, tandis quetï colère est péDibIc.
3* Catégorie : de la peur.
Dans ta peur le senlimcnt ne lend pas vers un objet, ne repouite pas cet objel, il s'en éloigne, se rpplie sur lui-même, cherche i'ieoletnent De la inémefaniillQCst ledésuEpoir, la liislesac. l'anlipalhic, tous les scnlÎDipnls oiélancoliques. L'avarice. quEiiid elli; n'est pus la cupidilé. a la uiâme racine. Tous ses Bcntimouls sont froids et rétractés; ils lienueuL le milieu entre l'amour ut la culùteelcoinpo&cut cuBemble un caracli;ie spécial,
Telestle sentiment, qui n'est au fond que l'abstraction do la salion.
b). — Période (le décharge.
La période de tension s'accompa.^iiait d'un désir de plus en plus
vif. croissant , sans la prétéjiliou ifaacan liegrè intermédiaire, La détenu, nu conlraiie est l/ra«litf, et s'aucoiniilit presque insluoluuéuienl pour certaines sensations et [wjur certains sentiments. Cette détente brusque s accotnpague d uno éinotiou qui eu muique le moment et en mesure la duréo ; mais en même temps elle produit une création, un accoui plissement utile ou fuLesle quelconque-
Parmi les sensations, celle de la soif qui est une des plus vives s'apaise en un instant, produit uti bien être immédiat; celle de la fniin s'apaise uu peu plus Jt^nlemcut, mais opère une création véritable, la création de l'homme, qui sansceienoincllenicnt péiirait, ne pourrait remplacer ses tissus oxjgénès. Le sens génîlal a'opaise aussi brusquement avec une émotion très vive, et opère uuc ciéalion, celleci non plus insensible, mais réelle et directe.
11 en est de mâme des sentiments : la haine s'apaise par une explosion de colore, qui la décharge ol en même temps ciée quelque action ; la pnur se déchari^'e pur la fuite ou par l'émotion de la terreur ; l'amour psjchiquc lui-mènio par sou eipressiou.
La tension ne s'est produite ici connue dans les fonclions de l'intelligence, que pour arriver an but utile, h la détente, ô 1
qui est seule psychologique.
■'Ui\ tandi
la
restait purein
c). — P^rioite de réaction.
De mémo quo la ptîrioJc do réartion, apio* l'invcnlion par l'intelligence, l'cvQnaic au doute, k lu aûliiiiie. h In vcrincnlion, l'idée qui 3'êtait exclusivement emparée tie rR!>|inl nyani perdu sa Tarce et s'êtaul même momenlauémeut cffucce, do même ici un retour s'opère, la seasation ou le sentiment prédnmiuaiil s'étant tout k coup dtminuii
'' i)ieD au dessous de son degré normul.
C'est aiusi ([uo pour la sensation de la ruim U détL>nle. l'apaîsemenl de celle-ci. ne mène pas exactement à l'i^Iat aiiléiicur, à celui qui la précédait immédiulenienl, mais à un seiilimeiil de satiélc. de répulsion pour une nouvelle ingestion de nourriture. Oo doit inlerpréler dans le même sens la lègte bien cODUue : omtie animal post coitain triste ; et si de la senSiilion pure ou passe au senliinenl, on décourre qu'à moins de cbugrin trop violent les pleurs qui sont la détente, la déchargo do ce chagrin, le laissent après eux moins viT, momentanément satisfait, comme suspendu. On peut comparer cfllle décharge de la ncusation et du scnlimeul a la décharge èleelriqat. Cest à U mdiae cause qu« liont le seutiroaat de pitié; les sentimeols de rtioiame sont la plupart é>;oïslB8, même l'amour, au moins 4 leur point de départ ; mais vieunent-îls Ji être satisfaits, comme ils UQ l'ont Jamais été qu'aux dépens de l'allruisme. celui-ci fait immédiatement réactiou, et cette réactîoo même, c'est la pitié, le sentiment dj l'allruismc lésé. Si cetaltruismo n'a pas été lésé par nous, mais par l:s événemeuls, notra égoïsme se léjouit d'abord de ce que ce malbeur ne nous est pas arrivé, puis l'aitruisrae un moment refoulé par
* l'égoïsme. reveuanl à sa place, uous uous chagrinons du malheur d'autrui.
■ ÈUU I
De mdnib que l'intelligence ggissanl sur l'intelligence a produit la
m^onscience dans le sens scientifique du mot, facullé qui non seulement
"ttst le miroir de 1 inlellîgence se reg,irdaiit. mais qui de plus coordonne
Pïes faits înlelligenlB successifs, de manière a constituer ta continuité
davrai, de même le senllment agit sur soi-même, et pour se réfléchir et
jiour se coordonner. Il en est ainsi de la sensation et do l'imagiuaLion.
En matière de sensation, l'Iiomme ne jouit pas seulement de la
satisraction obtenue d'un de 8es besoins, oiiblianl aussttùt cetlo satisfaction pour passer àœlle d'iitiaulro, il conserve, eu outre, le souvenir de ce dunt il a joui, comme de ce qu'il a aoullerl ; ce souvenir lempëre ou aggrave lea âniotioni nouvelles, I)fî ce lien résullenl les étals de bicn-ôlrc ou de inutoise.
En inalière d'imoginatiou, ou ne se rcpréiente i>as toujours uaiquemeut telle ou telle perception ou sensation : l'une nUlve l'autre; cet ensemble donne une résultaulti el lorme une suite qui permet de revivre fiçtivemeni une grande piulie de sa vie.
EuOn, c'est surtout le sculimeot qui se crnscive et prend une grande Force lorsqu'il se replie surluimi^mQ et s'observe, lien résulte la joie ou la Iriitfsne, le seu1i[nenl du bonheur ou celui du malheur. Ce sentiment comprend toutes les émotions passées du même ordre, qui par l'imaginaliou se sont accumulées, dépouillées de leurs violences, idéalisées, transformées, et procurent le mouvement dans l'immobilité et le calme.
Mais cette émotion tranquille, ce plaisir ou ce chagrin épuré, a une bien autre importance ; c'est par lui que Ibomiiic devient nrtisie. de même que c'est par la conmence. parla réflexion, qu'il devient enfant. L'art, en cHet, quelque agitée que soit la vie de l'artiste, est toujour* calme. Le peintre pourra décrire la colère qiril a éprouvée, jamais celle qu'il éprouve ; le po'le chantera mieux ce qu'il a aimé que ce qu'il aime Le degi'ê violent de la passinn fait Inrl à son expression ; il n'y a de vrairnen/ nrlixtiijue que la paision souvenue, que la sentation vécue, que l'étal de l artiste assez éloigné de lai pour qu'il puisa « regarder. C'est ce qui fait qu'où sent plus fortement dans la jeunesse, mais qu'on exprime mieux plus lard.
?,' KM dyn
L'état dynamique de ia sensibilité, c'est celui dans lequel la volonté ou l'intelligence agissent sur elle *
L'intelligence agit en indiquant le beau : la sensibilité seiilo ne perçoit que le sensible, l'émouvant, le conforme à la nalure ; mais ne peut aller au delà : elle est incapable d'esthétique, de critique C'est ce quel'îutolligencelui fournil, elle donne le qoùt. non dans lu sens de désir de lart, mais dans celui de juste critique. L'intelligence est juge de la sensibilité.
La volonté agit d'une tout autre nianipre non plus pour exciter.
mais piiiir [Cinnier. M i homme se livre épcrdurarni A |dut<!3srn»alion« et à tous sentimonh. il dcpcril bientôt ; In volonli- inlc-rvieut dans l'i^lal dynamique pnur enipûntier ce n^iultal. fortuani nin*! itnc pnrlie île In morale, non celle qui combat les intèréti cpifte*. mois rrile qui tempère les sentiments é^fï*'*"' "u allmistos Inip \iolcnla cl qui ec IrouTealmomentnncmenl sans contre- |>nid s.
Troisiluemest — /«(Va- vol'inl'tiifK.
Nous nous trouvons en ccl endroit en Tace d'unr^ école ou plutï^t de deux rjui oieut la mhnlé elle-m^mp, à savoir : lo déterminisme et 1p ^fixlalitme: aucoulraire, la doctrine da libre arfiitre l'oxaltc au dclii Ac llloute mesure.
Nous ne fwuvons di«cuter ici ces doctrinei, mais nous crovons, LD> idée d'éclectisme, qu'elles sont toutes les trois vraies partioUeinl.
Le déterminisme est seul vraiment scientifique, et l'exclure c'est léracinerla science: l'histniie n'est plus qu'un vain amas de faits et n'a Lucun sens utile si l'on repousse tout déterminisme. Mais cette docptnne a le tort, non pas de nier, mais détenir trop dans l'ombre rioDuence des faits extérieurs ne dépendant d'aucun tinmme et dont la coordination dans certains moments de la vie semble exclure à la fois U génération régulière des fails et la puissance du vouloir, ne pouvant alors provenir que d'un élémcnl extra -humain et intentionné, cequijusttfie un cerlaio fatalisme. Elle a, d'im autre côlê, le tort plus grave de détruire la moralité, le mérite ou le démérite des actions humaines d'une manière absolue.
Dans la nature. les astres obéissent fi des lois di» gnivilntionqui fout
que sous ce rapport ils ne dépendent que des autres astres ambiants el
delà résultante des attractions de ceux-ci. ce qui est un dèlerminismâ
^WiroBO'fifçu?, mais ils ont aussi un mouvement propre en sens dillé-
tent qui n'est jamais vaincu par l'attraction el convertit leur ligne
droite horizontale en courbe et non en verticale contraire, c'est le
libre arbitre astronomique, Enfin ils peuvent rencontrer un autre
hastre dans l'espace ; ce choc peut les détruire ou leur imprimer une
Bvitesse plus grande ; il peut aussi se convertir en lumière : c'est là
(leur destinée.
Nous croyons qu'il en est de même pour l'homme, el que les trois éléments concourent,
liions trouver à l'inslaut l'application de cette idée
' Etal sUttiipif.
Ccl élal r.\iini>ieiHl tioU périodes ; celle de tension, celle de lic'ttl celle de rêartion.
■l'k lie lensiô
Lii pério^Ierlc teiiMoii csl beaucoup plus longue pour la volonté que pourlcs uiilrcs fficulli-» do l'esprit ; rjnelquerois mérne la déteute ; pas lieu, on reste daas Virrésoiution, il laul. pour ninsi dire. ! nouvelle ehnrfjf. pour que la décharge se produise.
La leusion se fait dune niantère de inciîns eu moiuii matérM Celle qui correspoud à laperceplion parles sens daus l'iotcllign à Ju een^alioii dans la sensibilité, c'est celle qui cause Ici le ma réjhxe. élal le plus simple, le moins ciinscient do la voUlion.
Le moutvmfnl r^cxe a pliyeiologiijuonieot ceci do particulier q ne supposa l'existence que du centre uerveux inférieur, la mÔi épiniùrii, et subtii&le aprîia l'ublaliun du cerveau ; le nerf sensltît ini-<pressionné à une de ses exlréiiillés rorrespond par l'autre extrémité dans les vertèbres avec lo nerf moteur se rondanl au même membre, 1 impressionne, et celui-ci exécute le mouvement utile dans le cas île celle sensation ; uucuae coordination préalable n'a été faite. C'est la volonté la moins pohntairt qui agit.
Ce mouvement, réflexe d'abord, plus volontaire ensuite, sans être entièremeut voulu, même quand il se répète, amène à des actes peu conscieuts qui sont le résultai de l'habitude. De même que l'imaffinaU'on est le retour dcn sensalioni passées, la mémoire le retour des perceptions faites, l'habiliide est le retour du mouvemenl.
Eiilin le mouvemenl est ordonné p:ir le centre tipt^tux siit>éiicur. et avant de l'âtre il est délibéré par lui. C'est ici que le déterml* uisme doit certaiuemenl triompher. Le mouvement rédexâ venait du deliors, l'habitude résull-iil de ce mouvement; la délibération nous vient de la même manière, les motifs sont externes à noire volonté ; lorsqu'elle n'est pas encore parvenue 4 t'élut neutre, k l'état conscient, la volonté n'est que leur champ de bataille: de là les longs combats de nos volilions. Un de ces mrAifo 1 emporte malgré nous, et se dirige vers la détente, vers litalion, lorsqu'il a vaîucu les aulrBii i qu'il s'est sufflsamnient accumulé.
b). — Période dr dèchurge.
La détente, la décharge de la voUtion, c'est l'action ; jusquelà , elle c'est pas défmittve, revieat souvent en arrière ; par l'action elle ne peut plus changer : une autre volonté peut se lormer, mais la première reste irrévocablement accomplie. Ou est délivré d'un grand poids, de l'incerlilude ; on brusque quelquefois l'action, par le besoin de cette délivrance, malgré l'insuirisance des motiTs ; un homme indécis est heureux d'être décidî-.
c). — Pèrioilede réaction.
Dans l'action, un des motifs, une des composantes de la délibération a triomphé, opprimant momentanément lous les autres ; mais l'action accomplie, ce motif s'elTa ce ; les autres reprennent leur force et même une force supérieure à celle première. De là le retjrel de raclion accomplie, regret qui conslilue le remords quand l'action a été relativement mauvaise, c'est-à-dire quand le motif qui n'aurait pas dCt triompher l'avait emporté. Mais ce regret a lieu aussi, même lorsque l'acliou a été bonne, par te seul }ea des ressorts de l'esprit humain, par la réaction qui suit l'action.
a" Etat nealre.
C'est ici qu'intervient le libre arbitre, dans une mesure feible, nous le recoonaisBons. Jusqu'alors ce sont les autres élres qui ont agi sur la volonté; maintenant la volonté agit sur elle-même : elle se voit, se contemple, devient contcienic. se réfléchit. Elle ne va plus poussée d'attraction en attraction , elle sent son mouvement propre. L3S actions se sont accumulées, comprimées entre elles, et ont formé par leur ensemble le caractère. Conformément à ce caractère acquis l'homme veut agir, il le peut, même contrairement à la résultante partielle des circonstances pailiculières dans un cas donné ; il a acquis de la résistance. C'est ainsi que l'homme vertueux pourra résistera certaines passions en se servant de son caractère comme d'une déterminante nouvelle, générale et supérieure. C'est cet élément qui constitue sa moralité.
3' Elal dynami'jiie.
L'état dynamique di la volonté rOnsisle daus J'iiilliiEnce qu'i^xei^ sur elle VlnUlligence et ta sensibilité.
L'inRuence de \' intelligence oonsUtfi i Indiquer daîremenl le liien el le mal; nous verrons que celte connaissance parvieni aussi par la sensibilité, d'une manière m$mo plus vive, mais plus conluse. Quant i r intelligence, elle donne les rtglcs de ronduilo dans les cas incertains ; SCS l't-gles accumuléee, irnnetnises par les gcnoralinns, constituent Ja religion el la pliilosophie ; elles n'ont pas besoin d'èlre actuellement raisonnées, elles sont souvent crues de couriaace par ceux qui n'ont pas le tempsde les examiner : c'est ce qui Tait leur force,
L'iniluence de la scnaîbililé est tout aussi grande ; c'est elle qui donne le sens niorat, la conscience dans le sens vulgaire de ce mot. Ce sens moral es! le ri-iteriam le plus stir, il redifie souvent celui qui précède, empêchant de confondre ce qui est bien avec ce qui est ûTdonné, et qui est mal avec ce qui est défendu. Les premiers cbrétîeti», les proleslanls. les philosophes porsècuU^s, avaient tous pour eux le sens moral, ce qui donnait raison à tous malgré la contrariété de li;iii')i doctrines sans qu'il fiM besoin d'examiner celles-ci. La sensibilité est à l'intclligeDce ce que le tact est aux autres sens, il se trompe moins, il n'a pas les mémos illusions. On peut dire que l'ac lion dynamique de la sensibilité sur la volonté donne tout ce qu'il y a de plus certain dans l'esprit.
Telles sont, croyons-nous, les grandes lignes et les classification) inLéiieures de lu psychologie des /ails , eu laiil qu'il est possible classifier une science qui n'est qu'ébauchée.