‹ De la classification objective et subjective des artsChapitre 8 sur 67 · DIVISION HISTORIQUE · texte numérisé non relu

DIVISION HISTORIQUE

Science préliminaLirti Science fina-le

ou philosophie naturallo ou philosophie morale

(ordre extérieur). (onire humain).

n Sa

aa&uvKooa noisiaiq

Cette classi&catioD est très rcmorquubin. elle sert de point de 'i pour tous les claaaificateurs, même pour ceux qui semblent la répudier.

Cette classilication suit bien l'ordre abjectif, si cet ordre doit partir du simple pour aller un cuiiiposé; il suit bieu ausoi l'ordre /lixtnriqiip.. Eu cITet. de toutes les sciences, la plus ab«traîlu, la mathénuttique, â été lu plus lût étudiée; lu plus complexe, la sociologie, cacoru aujourd'hui ù poiuo ébaucliée-

Iteatc à Bavoir si cet ordre bistoriquc n'a pas induit eu eirej t^enre humain, puisque ce n'est que depuis qu'où a conuueacé ] co/W'"e?pour arriver peu à peu à X'ahstrait par induction, qu'on a Tait des progrès dans les sciences. Il faut ccpuadant rocouuailrc qu{^ simple et ï'absirait ne cadrent pas toujours, que d'autre part les plexe et le concret sont quelquefois dilTérenlB.

Mais certainement la classiflcal.ion d'Auguste Comte est fau; point do vue subjectif. A ce point de vue, on se préoccupe de saw non si une chose est simple ou complexe, mais si elle esi nb\traite ou concrète, et ou commence toujours par la concrète.

Le défaut de ce système se touche du doigt en ce qui concerne l'as- Lionomîe. que le philosophe positiviste place plus loin des sciences ayant pour objet l'existence des êtres réels que la phi^eique et lu chimie, lorsque précisément l'uslroDomie a pour objet les êtres [i-cls et la physique et la chimie seulement des lois ou des forces.

Se posant celte fois au point de \us tout à fait subjectif, et à celui de l'évolution humaine, de la science en général, Auguste Comte établit ^roj*' stades : l'Ie stade théologiqne, a° le stade métaphysique, ei^° le siade positif. Dans le premier on passe du félérbïsme en polythéisme, puis au monothéisne. Mais cette classification, qui a trait à révolution de l'ensemble, n'est pas une classili cation des sciences entre elles.

Malgré les critiques ci-dessus, le système de Comte dégage bien la distinction entre la science de la nature et celle de l'homme, et celle distinction est vraie, quoique subjective. D'autre cùle, elle trace bien l'évolution dans l'humanité, et celle de la science simple à la science complexe, quoiqu'elle confonde ces termes avec ceux d'abstrait et de concret ; elle place exactement les mathématiques vis-à-vis des sciences physico-chimiques, et restera comme fondamentale.

Herbert Spencer répudie ce système, tout en procédant do lui, et forme le sien en se posant au point de vue tout 'contraire, celui du subjectif.

A ce point de vue, les sciences positives sùLl ; i' concrèles. c'està-dire se rapportant aui êtres et k leurs troiisl'ormalions sous l'empire du mouvement, tels qu'ils sont dans leur complexité, indècoiuposôs ; ï" abitrniles. c'esl-ù-dire se rapporluiit aux rclatîous des êtres L entre eux dans le temps ou dans l'espace, sans envisager ces êtres en B'^x-iaâmes ; 3" abstr cites concré/es. c'est-à-diro se rapportant à la \ tomposUi'jti et ù lu décomposition des lorces qui se manifestent dans la matière, mats qui ne sont pas la matière elle-même puisqu'elles agissent surcelle-ci.

Mouvement, relation, force, toile est sa formule tripartite, Les sciences concri^les di^couvrent les lois des redistributions de la lûalîère et du mouvement, tanlùl entre les corps célestes comme masses-, d'où l'astronomie, taolùt entre les molécules du mêmecorps céleste, d'où la minéralogie, la météorologie, la géologie, la biologie entière, y compris ta psjchologie et la physiologie.

Les sciences abstraites découvrent les lois universelles de relations, soit des relations qualitatives, A'oh lalogique, soit des relations quantitatives^ d'où la ma thé ma tique.

Ëalin les sciences «is/r«(/eA-c'f>yîe;(Veï découvrent les lois unîver- ^les des forces qui se manifestent dans la nature, soit dans les lasei, mécanique pure, soit dans les moiécules. mécanique' moléculaire produisant un changement dans les dispositions des moléd'où la chimie, ou dans les changenieuls d'état des corps, •pu la physique, ou bien dans la distribution du mouvement mole- ■laire, d'où le surplus de la pl))'âi(|ue.

Voici d'ailleurs le tableau donné par Spencer :

l gati

.La délinîlioD de lu Ivf/iqiie embrasse les lois des lelalioiis appelées leessaires, mais non celles dea relations dites cantingentes. Cea 'oiâres, dans lesquelles les probabililés d'une couDexion induite va- !nt avec le nombre de fois que cette connexion s'est oflerte <i l'expé-

sont proprement l'objet des mathématiques.

En ce qui concerne la géométiie de position, pour expliquer les quantUalivcs négativement, il sullira de citer comme néga- 'ement quantitative cette proposition : (rois lignes données se nconlfenl m un point, puisque celle proposition implique la négation de toute quantité d'espace entre leur intersection. Pareillement l'assertion, que trois points donnés tomberont sur une ligne droite, est «ne proposition négativement quantitative, puisque la conception .ne ligne droite implique la négation de toute quantité latérale ou tonte déviation.

En ce qui concerne la division qui se réalise par le calcul indéfini,

crainte que le sens de cette division ne soit pas compris, il

rat être bon de prendre ici pour exemple les estimations du statisli-

, Les calculs touchant la population, les crimes, les maladies, etc.,

Ivent ài des résultats qui ne sont exacts que numériquement, mais

ne le sont pas par rapport à la totalité des êtres ou des faits repré-

lés pai- les nombres.

En ce qui concerne la géométrie du mouvement, on demandera

l-être comment il peut y avoir une géométrie du mouvement dans

|Uellc ne rentre pas la conception de la force. On répondra que les

.lions du mouvement dans le temps et dans l'espace peuvent être

msidérées indépendamment de la matière.

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