CALCUL APPROXIMATIF
Frais d'ouverture d'un sentier d'Itaupaba à Lages, en supposant qu'il faudrait 4 mois pour le percer,
DES VOIES DE COMMUNICATION
18 esclaves. 6 hommes libres et 6 soldats (30 personnes); pour leur entretien pendant 4 mois. . . . fr. 2,699
Gratifications au conducteur des travaux et à la troupe, salaire des hommes libres et frais éventuels. 3,510
Construction de la route, dans 1 hypothèse qu elle pourrait être terminée en un an, en employant 60 esclaves, 12 hommes libres et 18 soldats (ensemble 90 personnes) ; frais d entretien de ces 90 personnes pendant un an. . 28,000
Gratification au conducteur des travaux, à la troupe , salaire des hommes libres, outils et frais éventuels. . 15,710
Fr. 49,719
Ces cinquante mille francs environ étaient destinés à débarrasser les terrains par où la route devait passer, à jeter quelques ponts en bois et à niveler en travers la route. Aucun remblai ni déblai ne devait se faire, et le pavage y était inconnu à cette époque. Cette route partait du Cubatào, passait par Itaupaba, d'où, à quinze kilomètres vers l'ouest, on rencontrait déjà les forêts de pins brésiliens qu'on se proposait d'exploiter pour les mâtures et les vergues des vaisseaux de haut bord. Elle se dirigeait ensuite vers la plaine de Boa Vista , et de là par le Trumbudo jusqu'à l'ancienne garde de Castilho Meihor, qui se trouvait à dix-huit kilomètres, et de cet endroit on comptait jusqu'à Lages quatre-vingt-trois kilomètres mesurés sur le terrain. Les distances de cette route peuvent donc se résumer ainsi :
De la ville capitale à Itaupaba. par eau. . . 38 kilomètres.
D'Iîaupaba à Boa Vista, par terre. ... 34 »
De Boa Vista à Castelho Melhor. par la Serra
Gérai . 18
De Castelho Melhor à Lages, à travers les
Campos da Cima da Serra 83 »
173 kilomètres.
Deux autres routes traversent encore la province de l'orient à l'occident; l'une part de S. Francisco, remonte cette rivière et un de ses affluents, le Rio das Très Barras, traverse, aux sources de cette dernière rivière, la Serra Gérai et se dirige de là vers la ville do Principe ou vers Curalinho ; de tous les sentiers de la province cest un des plus mauvais. Une autre part de Torres, au delà du Mainbituba ; mais nous n'avons pas à nous en occuper, parce qu'elle se trouve déjà dans la province de Rio Grande.
L'île est sillonnée de plusieurs routes, dont les trois principales se dirigent, lune au nord par S. Antonio vers S. Francisco, l'autre au sud vers Riberào ou Lapa, et la troisième à l'est vers Nossa Senhora da Concesçào.
Il est difficile de se faire une idée de la beauté et de la variété des sites et des paysages qui se déroulent à chaque instant aux regards avides des Européens qui parcourent les sentiers de l'île ; tout ce que l'imagination peut enfanter à cet égard y est dépassé par la réalité. Pour nous, nous ne saurions décrire nos impressions, et, dans tous les cas. nous nous garderions bien de le faire, crainte dëtre taxé d exagération.
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