LES COLONIES FRANÇAISES EN OCÉANIE
«ntre une dizaine de compagnies, s^étendaient, en 1888, sur 3,227 hectares ; on avait exporté ou livré dans l'année 3,020 tonnes de m i nerai, ayant une valeur, àNouméa, de 80 francs la tonne. L'exploitation se faisait par 166 blancs et 89 natifs. On ne comptait que deux mines de cuivre, avec une maigre étendue de 125 hectares, ayant exporté ou livré dans la colonie 3,000 tonnes de minerai en 1888; 1 e prix du minerai à Nouméa était de 300 francs la tonne ; la teneur en cuivre 20 p. 0[0 : ces mines employaient 350 blancs et 22 noirs. Deux mines de plomb argentifère, sur une surface de 125 hectares avaient extrait 500 tonnes de minerai, ayant une teneur de 25 p. 0(0 de plomb et de 500 grammes d'argent à la tonne. On y employait 50 blancs et 8 noirs; il ne s'agissait là évidemment que démines dans la période de premier établissement. En&n sept concessions de chrome, s'étendant sur 501 hectares, avaient' exporté ou livré dans la colonie 2,475 tonnes de minerai, ayant une valeur moyenne à Mouméa de 40 francs la tonne; ces mines employaient 203 ouvriers blancs et 64 noirs.
En résumé, l'industrie minière dans la Nouvelle-Calédonie avait produit ou exporté dans le courant de l'année 1888, une valeur de minerai de près de 2 et demi millions de francs. Elles employaient 1,656 ouvriers, dont 1,301 blancs et le reste Néo-Hébridais ou natifs, avec quelques Chinois, sans doute, dans le nombre. Celte industrie, sauf celle du nickel, n'est encore que dans la période de l'enfance, en Nouvelle-Calédonie. Elle paraît réservée à un développement assez considérable. 11 ne faudrait pas s'étonner si, au commencement du siècle prochain, tant la production de minerai que le nombre des ouvriers avait quintuplé ou décuplé. Une partie des habitants libres a montré, toutefois, des dispositions qui pourraient arrêter cet essor. Par jalousie contre les compagnies minières, par une tendance protectionniste pour le travail des ouvriers libres, elle s'est déclarée contraire à l'emploi des condamnés ou des libérés dans les mines. Il importe, cependant, et que les compagnies minières aient une main-d'œuvre abondante et que les condamnés ou les libérés soient occupés à un travail sérieux. C'est au gouvernement à empêcher de prévaloir ces funestes tendances de quelques colons.
Le commerce extérieur de la Nouvelle-Calédonie est encore faible, comme en témoignent les chiffres suivants :
Importation..: 2.118.870 9.683.6G0 8.053.378
Exportation 109.275 8.061. «55 2.884.621