‹ De la colonisation du nord de l'Afrique; nécessité d'une association nationale pour l'exploitation agricole et industrielle de l'AlgérieChapitre 11 sur 53 · PROSPÉRITÉ INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

PROSPÉRITÉ INDUSTRIELLE

11 nous il été d'autant plus facile d'établir notre système d'impôts dans l'Afrique septentrionale , qu'au temps de la domination des pachas les contributions en argent , payées par les indigènes, avaient beaucoup d'analogie avec nos taxes ordinaires. Elles portaient principalement, comme chez nous, sur les personnes, les biens, les consommations, les charges, les industries, les professions et les établissemens d'un intérêt public. On peut dire, avec vérité, que les anciens impôts ont plutôt changé de forme que de nature par l'établissement de nos droits de patentes, d'enregistrement, de greffe, d'hypothèque, d'octroi, de douane, etc.

Grâce ii la centralisation de l'administration des finances, les perceptions et les recettes du

trésor ont acquis aujourd'hui assez de régularité pour servir de bases à nos études : nous allons donc examiner les impôts et les revenus dans leurs rapports avec les faits les plus propres à jeter quelque lumière sur la situation industrielle et financière de la colonie.

Et d'abord nous prendrons le produit des locations domaniales qui sont mises presque toujours aux enchères publiques pour trois , six ou neuf ans.

Il est à la connaissance de tout le monde que, depuis quelques années , le domaine a restitué aux anciens propriétaires une partie des biens mis en séquestre , et que beaucoup d'autres ont été consacrés à l'installation des services publics, ou démolis pour effectuer l'élargissement des rues et faciliter la construction des places. Il semble donc, à la première vue, que le produit des locations d'immeubles domaniaux aurait dû éprouver une diminution proportionnée aux restitutions et aux sacrifices de l'administration. Eh bien! le contraire est arrivé , à ce point qu'il s'est trouvé , entre les recettes de l'année 1832 et celles de l'année 1837, une différence en plus de 65 pour 0/0 ^

' Dès Tannée i836, i\I. Léon Blondel, directeur des finances à Alger, signalait ce résultat inespéré dans son Aperçu sur la situation industrielle de l'Afrique française^ ch. V, p. 55.

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