‹ De la colonisation du nord de l'Afrique; nécessité d'une association nationale pour l'exploitation agricole et industrielle de l'AlgérieChapitre 13 sur 53 · ANNÉES. RECETTES GENERALES · texte numérisé non relu

ANNÉES. RECETTES GENERALES

i83i 929,709 fr. 67 C.

i832 i,4oo,4i5 77

De la comparaison de l'année 1834 à l'année 1832, il ressort un accroissement dans les recettes générales de 60 pour 0/0. D'un autre côté, l'année 1837, relativement à la première de ces deux années, déjà si productive, offre encore une différence en plus de 58 pour 0/0. Quels admirables signes de l'activité et de la prospérité toujours croissante de l'industrie coloniale!

Une partie des revenus affectés aux villes, qui ont d'ailleurs des impositions locales, est comprise dans les perceptions de tout genre opérées par le trésor. En 1837, les recettes générales et

' Tableau officiel, II« part., p. 383. Non compris les recettes accidentelles qui ont donné les sommes suivantes : i85i, 118,769 fr. 45 c.; i852, 168,692 fr.'69 c; i853, 428,6946'. 14 c; 1834, 425,475 fr. i4c.3 i855, 358,i85 fr. 54c,; i856, 351,571 fr. 17 c: 1857,625,828 fr. 20 c — Ib.

particulières d'Alger, d'Oran et de Bone ont monté à 918,000 fr. 25 c, et leurs dépenses prévues et imprévues à 916,420 fr. 48 c. Dès à présent, notre établissement d'Afrique peut subvenir, avec ses propres revenus, à tous les frais ordinaires de son gouvernement général et de son administration civile *.

Citons un dernier exemple de l'heureuse et rapide extension que prennent les ressources linancières de la population industrielle à Alger. Pendant l'année 1836, le trésorier-payeur et ses préposés ont acquitté, tant en dépenses

' Situation des ètaOlisseinens français , II'' part., chapitre XXXÎX , p. 4o8. — M. Léon Blondel , Aperçu sur l'Algérie, cli. V, p. 56. — Revue africaine du mois d'août i856, p. 56.

« Si l'on rapproche le chiffre totalisé du revenu afiicain, pour 1837, de f.elui des dépenses civiles inscrites au budget de l'Etat, et de celles cpie supporte le budget qu'on pourrait appeler colonial, on reconnaît , et ce résultat mérite d'être remarqué , que, dès aujourd'hui, avec le seul retenu qu'il produit, sans privilège, sans protection spéciale, sans aucun des avantages accordés à nos autres colonies (et déduction faite de certaines recelles devant , dans tout e'tat de cause , continuer à appartenir au trésor, ([ui supporte les frais de perception ou d'exploitation , telles que la vente des poudres à feu , les postes , les bateaux à vapeur), notre établissement d'Afrique peut fournir à toutes les dépenses ordinaires de son gouvernement, de la justice et de l'administration ge'nérale et locale , les services militaires demeurant à la charge de la métropole. » — Tableau officiel. II" part., ch. XXIV, p. 385.

réelles qu'en dépenses d'ordre pour opérations de trésorerie, 26,495,306 fr. 89 c. Pour subvenir au paiement de cette somme, il suffisait, en réalité, de réunir 19 millions en numéraire, le reste consistant en mouvement de fonds entre les places et en transactions administratives toutes d'intérieur.

Le trésorier -payeur s'est procuré le capital qui lui était nécessaire par la combinaison la plus simple. Il a ajouté à quelques millions restant en caisse le produit des contributions locales formant 1,714,554 fr. 97 c. Ensuite il a échangé contre le numéraire versé par le commerce ou par les corps , des traites ou des mandats sur le trésor pour 11,630,978 fr. 19 c. Bref, il n'a été contraint de tirer de la France que 5,511,567 fr. 92 c. en argent*.

' Tableau officiel,, etc., IP part., p. 599 et 4oo.

.« Ainsi, sur une dépense réelle de 19 millions, la France n'a guère encore envoyé que i/5 des fonds nécessaires. La différence provient des ressources réalisées dans le pays. Si les circonstances sont favorables , l'augmentation du commerce et des impôts rendra bientôt inutile l'envoi du numéraire de France.» — Ibid., p. 4oo.

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