LE KOLA
Je viens de parler du kola, et peut-être est-il à pro- pos de faire une digression au sujet de cette noix si ré- pandue dans tout le Soudan et qu’on ignore encore presque complètement en Europe. Le kolayer est un arbre qui a la taille et le port d’un prunier; ses feuilles alter-
nes sont deux fois plus larges que celles de cet arbre. Sa fleur est petite, blanche, à corolle polypétale. Son 2 fruit est couvert d’une première enveloppe, couleur jaune
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de rouille. Après l'avoir enlevée on trouve une pulpe rose
ou d’un blanc qui devient verdâtre en acquérant sa par-
faite maturité. Le même arbre porte des fruits de deux couleurs. Le premier goût, d’abord très amer, donne une saveur sucrée à l’eau après la mastication. Ces fruits viennent en général des rivières sud et sont expédiés par les noirs Akaus de la Gambie anglaise. Si on a le soin de les entourer de leurs feuilles et de les renouveler de temps en temps, ils peuvent se maintenir frais pendant neuf à dix mois. Les caravanes les transportent dans tout l'intérieur de l'Afrique, où il s’en fait un grand commerce. Les mdigènes les réduisent en poudre pour les conserver indéfiniment. La propriété essentielle du kola est d’être le plus fort excitant qui soit encore connu. Il possède en outre celle de tromper l'estomac au point qu'avec
une seule noix, les noirs peuvent passer facilementun jour .
sans manger. Étant moi-même au Sénégal, j'ai fait plusieurs expériences sur le kola, entre autres celle-e1: je coupai plusieurs noix en menus morceaux que Je fis torréfier comme des grains de café et les réduisis en poudre.
J'obtins, par une infusion à l’eau bouillante, une liqueur exquise, dont le goût rappelait en même temps le café et le thé avec une saveur très prononcée de cacao. |
L'ESCLAVAGE A KITA
Pour en revenir aux missionnaires de Kita qui ureront certainement parti de toutes les richesses naturelles