‹ De la colonisation du SénégalChapitre 47 sur 63 · RS DE PEER · texte numérisé non relu

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à n’embrassent pas la religion chrétienne, 1ls mettent du F moins nos missionnaires au même rang que leurs tamsirs à ou grands marabouts. Quand ils comparent l'avidité des Ê commerçants, la brutalité de quelques-uns d’entre eux,

avec le désintéressement, la continence et la mansuétude pr des missionnaires, ils n’ont pas de peine à reconnaitre | que les seconds valent mieux que les premiers ; aussi l’influence de la mission au point de vue strictement moral ‘à serait-elle plus grande encore si les Européens fréquen- ) taient davantage les missions.

LPOIES

Je dois avouer qu’il est très rare que les blancs soient

hostiles aux missionnaires, car au Sénégal, on nobét

pas aux étroites rancunes et l'horizon des idées s’agrandit. Malheureusement on a pour eux l’indifférence la plus complète. On cite un Européen qui met le pied à l’église de Dakar et de Saint-Louis, et l’on ne saurait croire ce-

pendant l'effet produit sur ces populations par un Euro-

péen agenouillé. J’ai vu, à Dakar, le débarquement d’un navire de guerre français dont tout l'équipage vint, mu-

sique en tête, assister à la messe du dimanche et je me rappelle encore avec quel enthousiasme les noirs en par-

lèrent longtemps après. Voilà au moins, me dirent plu-.

sieurs d’entre eux, des blancs qui croient à quelque chose.

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