‹ De la colonisation du SénégalChapitre 8 sur 63 · RAPPORT D'UN INDUSTRIEL SUR LE COTON DU SÉNÉGAL · texte numérisé non relu

RAPPORT D'UN INDUSTRIEL SUR LE COTON DU SÉNÉGAL

Il n’est pas moins vrai que le coton croit toujours là-bas spontanément, que les imdigènes le cardent, le tissent et en font des pagnes. Il est donc assez extraordinaire que les noirs sachent en tirer un parti que nous ne savons pas tirer nous-mêmes.

Voici d’ailleurs quelle a été la conclusion du rapport

. d’un industriel de Rouen, M. Drouet fils, envoyé en 1862

EUR de

en exploration par une société d'étude en vue de la culture du coton au Sénégal.

« Il reste parfaitement acquis que le coton vient admi-

« rablement sur les rives du fleuve « le Sénégal », que « d'immenses plaines très favorables ne demandent qu’à « être mises en valeur et que leurs produits, en agissant « avec les moyens perfectionnés, aujourd'hui en usage « pour la grande culture, surpasseraient de beaucoup en « résultats tous ceux présentés par les entreprises les « plus prospères actuellement. »

(Fragment de lettre cité par Mavival-Revue de l'Orient, février-mars 1865.)

Le coton du Sénégal est fin et fort. Peut-être est-il un peu court, mais 1l serait facile d’acclimater des cotons longue-soie provenant de l'Amérique.

Dans tous les cas, le coton n’est pas la ressource unique de notre colonie, et une foule d’autres produits, comme je le démontrerai tout à l'heure, peuvent y être également exploités.

[est bien entendu qu’en aucune façon le gouvernement ne doit renouveler l'expérience des primes, mais se borner simplement à encourager au besom des succès déjà obtenus. |

Il nous faut done examiner tour à tour quelles personnes pourraient se charger de reprendre à leurs frais des essais déjà tentés et jusqu'ici infructueux.

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