Jacq. Thèse : Les sociétés commerciales, p
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vrage dont nous avons déjà parlé plus haut « ne s'étonne que d’une chose, c’est que son exemple n’ait pas été suivi ». Il peut cependant « affirmer que ses membres ont lieu d'être satisfaits des résultats qu'ils ont obtenus » (1).
Peut-être une étude approfondie de cette société sera-t-elle de nature à déprécier un peu le modèle.
Le Journal officiel est imprimé au compte de l'Etat par une société ouvrière à capilal variable, mais insuffisant : 6.000 francs environ, divisés en actions de 50 francs.
Les ouvriers sociétaires, propriétaires d’une ou plusieurs actions, travaillent toute l’année ; mais, comme les travaux d'impression du journal sont souvent très importants, ils ne pourraient à eux seuls en assumer toute la tâche, et, pour les seconder, ils embauchent directement deux catégories d'ouvriers : des auxiliaires permanents, qui travaillent aussi toute l’année, sauf pendant les vacances d’août et de septembre ; des aides et des sous-aides, qui ne sont employés que pendant les sessions parlementaires.
Les sociétaires reçoivent un intérêt de 5 o/o sur la valeur de leurs actions, et tous les ouvriers : sociétaires, auxiliaires et aides participent à la répartition des bénéfices de fin d'année, proportionnellement aux heures de travail effectuées.
Ce travail est exécuté en commandite entre tous les coopérateurs présents quels qu'ils soient, c’est-à-