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fisants et qui n'offrent pas de garanties pour l’exécution d'un traité.
On ne peut donc dire que l'expérience de la Société ouvrière des Journaux officiels soit une expérience heureuse : c’est une expérience onéreuse dans laquelle tous les profits sont pour la société, et toutes les pertes pour l'Etat. Sans doute, l’exécution du travail est satisfaisante, mais elle le serait tout autant avec un autre système.
Comment soutenir, après cette constatation matérielle des faits, que «l'Etat y trouve des avantages considérables, et réalise plus de 300.000 francs d’économies annuelles » (1).
La vérité, c'est que soit l'Etat, soitles particuliers : entrepreneurs de travaux, directeurs d’usine, grands commerçants, ne peuvent avoir à traiter avec des sociélés, que si ces dernières offrent des garanties réelles, à peu près équivalentes à celles qu’ils fournissent eux-mêmes. Ces sociétés doivent être en mesure de déposer un cautionnement effectivement saisissable et non remboursable, ou de répondre sur leur fonds social de l’engagement contractuel qu'elles ont pris.
Riches et puissantes, elles pourront d’autre part traiter avec les patrons, sur un pied d'égalité ; elles pourront discuter toutes les clauses des contrats de travail, parce qu’elles seront en mesure de soutenir sur le marché des taux de salaires d’autant plus éle-