CHAPITRE PREMIER
Les syndicats et la loi de 1884
1° La loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels fut accueillie par de nombreuses protestations.
Les ouvriers, ou plus exactement le parti ouvrier, qui était censé représenter en France les travailleurs de toutes les professions, se déclara hostile à la nouvelle loi ; et au lendemain de sa promulgation, les congrès nationaux du parti la qualifièrent « d’œuvre de police et de réaction » (1), engageant toutes les chambres syndicales à se grouper dans chaque région pour faire œuvre commune de résistance.
En octobre 1886, au Congrès des syndicats ouvriers tenu à Lyon, un ancien député, M. Dumay, appréciait la loi de 1884 en ces termes : « Je cherche en