‹ De la Commercialisation du Travail par les SyndicatsChapitre 38 sur 44 · TI · texte numérisé non relu

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30 En troisième lieu, M. Yves Guyot se réjouit de la concurrence qui pourrait exister entre les sociétés commerciales de travail.

Or, supposons pour un instant tous les ouvriers d’une région groupés en pelites sociétés très nombreuses : les entrepreneurs s’adresseraient à elles, et donneraient la préférence à celle qui leur ferait les meilleures conditions. Il y aurail ainsi une concurrence au rabais néfaste pour ces sociélés elles-mêmes, et par conséquent pour tous les travailleurs qui les composeraient.

Avec le syndicat à forme de société commerciale, il en serait autrement. Sans doute, il pourrait exister dans un même pays plusieurs syndicats, mais l’intérêt professionnel leur commanderait de s’unir entre eux, de se grouper, de se fondre même en une seule société pour résisier aux prétentions patronales. Dans tous les cas, les conventions qui seraient passées entre les entrepreneurs et l’un de ces syndicats, s'étendraient même aux ouvriers étrangers ; car une clause de ces conventions ferait une obligation pour les patrons de ne pas employer des travailleurs à des conditions autres que celles qui auraient été stipulées.

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