‹ De la communication de la carotide interne et du sinus caverneux (anévrysme artério-veneux)Chapitre 6 sur 18 · DÉBUT · texte numérisé non relu

DÉBUT

Le mode do début vurie suivant la cause qui détermine la communication de la carotide et du sinus.

Dans le cas de traumatisme violent, tel qu’une fracture de la base du crâne, le début est brusque comme la cause elle-même, mais les premiers symptômes peuvent être masqués, tout d’abord , par l’existence de quelque complication grave, comme une commotion ou une contusion cérébrale. 11 peut se faire aussi, comme nous l’avons indiqué, que l’esquille détachée par la fracture ne perfore pas immédiatement la paroi artérielle et n’en détermine qu’ultérieurement la lésion par un travail d’ulcération.

S’il n’y a pas de cause traumatique, le début est non moins brusque, mais plus facilement appréciable que dans le cas précédent. Une sensation subite de craquement dans la tète, un bruit analogue à la détonation d’une arme à feu, suivis aussitôt du bruit de rouet entendu par le malade, marquent le moment de la rupture et l’établissement de la communication anévrysmale.

Toutefois, dans le cas où la carotide, avant de se rompre, serait affectée d’un anévrysme développé à son passage dans le sinus, il pourrait se faire que certains symptômes déterminés par la tumeur avant sa rupture, diminuassent momentanément, par suite de l’affaissement des parois du sac. Mais ce n’est là qu’une hypothèse. Dans le fait de Baron, où il y eut rupture d’un anévrysme, nous n’avons aucun renseignement sur le mode de début.

Dans l’exposé des symptômes qui va suivre, nous supposerons l’affection arrivée à son complet développement, et, par conséquent, observée à un moment assez éloigné du début. Dans un autre paragraphe, nous étudierons l’ordre d’apparition des différents phénomènes et la marche de la maladie.

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