‹ De la compétence spéciale des chambres en matière de "presse" (articles 15Chapitre 9 sur 10 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

on peut prétendre qu'une Chambre ne sera pas sévère par crainte d'être taxée de tyrannie, en fait. Chambre des Dépulés et Chambre des Pairs usèrent fréquemment des maxima des doux peines.

D'autre part, on ne saurait refuser la parole à un inculpé. Aussi jamais, — sauf M. Audry de Puyraveau, dont les idées furent soutenues par d'autres appelés — jamais un inculpé ne se déroba- t-il à la satisfaction de se présenter devant une Chambre afin de pouvoir, sous prétexte d'expliquer son offense^ développer et quelquefois justifier ses attaques. Il était impossible à moins de s'humilier d'être acquitté. Le fait dêtre cité était une forte présomption de culpnbilité. Une fière attitude qui, le plus souvent, n'offrait d'inconvénients que pour la Chambre offensée et le gérant responsable, était la résolution logique et mâle qu'on devait prendre.

Nous avons tracé les scènes scandaleuses auxquelles donnèrent lieu certains débats et le réveil des luttes de partis politiques qu'ils suscitèrent. Il se trouva toujours dans la minorité des membres pour soutenir le journaliste et refaire avec lui le procès d'une Chambre, témoin Exelmans! Et le Moniteur Universel enregistrant le tout l'apprenait officiellement à la France entière.

On ne peut s'empêcher d'ailleurs de reconnaître que de toute façon la Chambre avait à perdre dans cette attribution : un acquittement rendait la minorité plus agressive ou l'exaltait; une condamnation l'aigrissait. Nous ne comptons pas le temps perdu à discuter si Ton poursuivrait ou

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