‹ De la complicité intellectuelle et des délits d'opinion de la provocation etChapitre 17 sur 52 · ACTION SUR LES DÉGÉNÉRÉS. — CONTAGION DU CRIME · texte numérisé non relu

ACTION SUR LES DÉGÉNÉRÉS. — CONTAGION DU CRIME

Et les cerveaux, nous le répétons, sont bien préparés. On ne se rend pas compte de Taccrolssement de la consomniation de l'alcool et d'un alcool frelaté; c'est avec cela qu'on a tant de dégénérés ^

La presse, non pas même par ses excitations, mais par ses simples comptes rendus, peut déterminer le crime*.

1. La Dégénérescence, par Max Mordan : « La dégénérescence fait « également le fond des écrits et des actes de beaucoup de révolu- « lionnaires et d'anarchistes. Le dégénéré est incapable de s'adapter « à des conditions données, incapacité caractéristique de variétés « pathologiques de chaque espèce et certainement un des motifs prin- « cipaux de leur prompte disparition. Il se révolte donc contre des « états de choses et des manières de voir qui doivent nécessairement « lui être importuns, ne frtt-co que parce qu'ils lui imposent le devoir « d'exercer sur lui-même une contrainte, ce à quoi il est presque « impuissant, de par la débilité organique de sa volonté. »

2. La Contagion du crime, par le Dr Aubry; 2e édition, 1893. La Contagion du crime, par Moreau de Tours (Annales de Psychiatrie et d'Hypnologie, 1891). « On sait, dit le célèbre aliénisle, avec « quelle avidité les feuilles publiques, grandes ou petites, illustrées « ou non, saisissent le crime; l'adresse et l'habileté avec lesquelles « elles savent présenter les détails odieux qui devraient rester dans tt le plus profond mystère, ne respectant rien, ni la famille, ni la a société, ni les convenances, du moment où un journal peut donner « mi récit circonstancié des faits avant un autre. Loin de nous la « pensée que les journalistes le font avec le coupable dessein de cor- « rompre les ma^v, s; mais s'ils ne savent ce qu'ils font, avouons au « moins que leur inconcevable insouciance nous est bien funeste. Qui « pourrait dire le nombre de crimes dont la première pensée a surgi « dans des tètes exaltées à la lecture de faits si adroitement racon-

« tés? »

Dans le grand Congrès d'anthropologie criminelle de Bruxelles (9 août 189*2) on a étudié l'obsession criminelle morbide, l'obsession au meurtre. Lp l)r Ladame, d'accord avec de nombreux confrères, a dit (fue l'hérédité était avant tout la cause prédisposante, mais qu'elle ne snflîsait |»as et c^u'il fallait avant tout une cause occasionnelle, lue des principal(»s est la lecture des récits détaillés des grands crimes pt des exécutions. Cela suffit à provoquer des épidémies de crimes. (Voyez (Tauckler, Reçue critique, année 1892.)

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