‹ De la complicité intellectuelle et des délits d'opinion de la provocation etChapitre 20 sur 52 · PRESSE. — DROIT COMMUN · texte numérisé non relu

PRESSE. — DROIT COMMUN

Le mal dont nous souffrons est dû, en majeure partie, à la loi du 29 juillet 1881 sur la presse.

Le parti républicain, sous les divers régimes qui se sont succédé depuis 1789, avait lutté sans cesse pour obtenir l'application des principes de liberté d'opinion. C'est pour lui un titre d'honneur.

Lorsqu'en 1881, après le triomphe des idées républicaines, on a songé à faire une nouvelle loi sur la presse, des hommes, qui avaient passé une partie de leur carrière à combattre contre les gouvernements précédents, ont été entraînés par un sentiment des plus louables. Ils ont pensé qu'ils étaient engagés à donner à la République toutes les institutions et toutes les lois qu'ils avaient autrefois réclamées comme des armes de guerre ou qu'ils regardaient comme

à poursuivre les plus criants abus de la presse, les excitations imprimées au crime et au délit.

M. Garnier, répondant à M. Tarde, a fait remarquer, d'accord avec le célèbre professeur Bénédickt, que ce sont les dégénérés qui donnent le ton dans les foules coupables et surtout les alcooliques, parce que l'accord relève momentanément leur diapason mental.

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