III. — Action des syndicats
Les syndicats n’ont fondé aucune institution susceptible d’améliorer le sort de leurs membres. (1) A cet
I. Les sociétés de secours mutuels ou de prêts mutuels que certains syndicats, en petit nombre d’ailleurs, ont créées, ne paraissent pas avoir été viables. L’Annuaire du ministère du commerce indique il est vrai un certain nombre d’institutions dues aux syndicats mais la plupart des renseignements que nous
égard ils sont restés complètement inféconds, et les instructions données par l’administration, dans sa lettre du !23 janvier 1891, invitant les chefs de service à encourager de toutes leurs forces (1) les initiatives de cet ordre sont nécessairement restées lettre morte.
Les ouvriers de l’Etat sont de fervents adeptes de la théorie de l’Etat providence. Ils pensent que leur rôle consiste, non pas à créer des améliorations mais à les revendiquer « à quoi bon fonder des syndicats, à quoi « bon les fédérer, si nous ne savons pas nous en servir (( pour agir efficacement afin d’obtenir ce que nous « demandons » {Echo, septembre 1899).
Suivant les besoins de leur cause, les chefs des syndicats proclament, tantôt que l’action des fédérations a transformé de fond en comble la situation des ouvriers des manufactures de l’Etat, tantôt que cette action est demeurée inefficace, malgré toutes les démarches et tous les efforts, et ils en concluent la nécessité de recourir aux moyens extrêmes.
Ces deux affirmations sont également exagérées.
Depuis une dizaine d’années de grandes réformes ont été accomplies. II suffit de citer les récentes améliorations apportées au régime des retraites, les mesures (antérieures à la loi) concernant les indemnités en cas de blessure, l’organisation de l’assistance en cas de maladie, la progression du taux des salaires ;
avons pu vérifier sont inexacts. Par exemple le syndicat des tabacs de Morlaix y est porté comme ayant créé un « bureau de placement ».