‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 108 sur 147 · I. Voir suprà. p. Soj · texte numérisé non relu

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CHAP. V

mais c’est à tort que les fédérations s’en attribuent tout le mérite.

Bien avant leur fondation, l’administration s’était préoccupée d’obtenir les ci'édits destinés à relever le minimum des pensions de retraite, et il est facile de constater que la progression des salaires du personnel des tabacs entre 1880 et 1890 n’est pas moindre qu’entre 1890 et 1900 (1). Il n'est pas douteux cependant que l’action des fédérations n’ait été extrêmement efficace auprès des pouvoirs publics et surtout du Parlement, en ce sens qu’elle a considérablement hâté certaines solutions.

Les syndicats peuvent se prévaloir, à juste titre, de l’organisation de l’assistance directe en cas de maladie, car l’administration n’avait pas à préconiser une institution aussi contraire à la mutualité. Les fédérations ont aussi obtenu gain de cause auprès de l’administration et du ministre sur d’autres questions importantes : suppression partielle de la fouille, réduction au minimum de la période de chômage nécessitée par les inventaires, allocation de primes pendant la mise en œuvre de tabacs de qualité inférieure, double entrée facultative matin et après-midi, distribution de poudre à priser à tout le personnel, etc.

Par contre, il est intéressant de remarquer que l’ingérence des syndicats dans toutes les parties du service a eu, à certains égards, des conséquences fâcheuses pour les ouvriers eux-mêmes.

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