‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 131 sur 147 · I. Echo des tabacs, iànyiev · texte numérisé non relu

I. Echo des tabacs, iànyiev

AU

CONCLUSION

privée, un problème économique et social mais un problème politique, c’est-à-dire pouvant être résolu par voie (V autorité (l).

Il semble donc logique, a priori, de ne pas traiter le problème dans les deux cas par les mêmes moyens.

Telle n’est pas l’opinion qui a prévalu jusqu’ici.

Les pouvoirs publics ont adopté une règle de conduite qui se ramène à deux principes : d’abord « l’Etat doit être le patron modèle » et ensuite « l’Etat doit subir ce que l’Etat impose ».

Nous avons à maintes reprises cité ces formules ; elles traduisent si bien l’état d’esprit qui domine depuis vingt ans, qu’elles pourraient en réalité servir respectivement d’épigraphe aux deux parties de cet ouvrage.

Les modifications aux règlements, la détermination du taux des salaires, le développement des institutions créées en faveur du personnel (^2), toutes les réformes en un mot, inspirées, il faut bien le dire, par l’esprit de justice et le désir de progrès, sont invariablement présentées comme destinées à réaliser le programme : « l’Etat patron modèle ».

S’agit-il de voter des lois concernant le travail, s’agit-il de protéger l’ouvrier ou de l’armer (3), le Parlement rend, par principe, les mesures qu’il édicte applicables à l’Etat, afin que l’Etat industriel subisse les lois imposées à l’industrie.

1. C’est-à-dire par une loi, un décret, une décision ministérielle ou siiiiplenient un ordre de service.

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