‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 18 sur 147 · francs · texte numérisé non relu

francs

Au milieu de Tannée 1896, 235 ouvriers sur 700 étaient en interruption de service. 11 était urgent d’aviser. Le 24 octobre 1896, une commission médicale, composée des docteurs Monod, Magitot et Vallin, fut désignée par l’Académie de médecine, sur la demande du Ministre des finances, pour procéder à une enquête. Tous les ouvriers en interruption de service furent soumis à un examen à la suite duquel on les divisa en plusieurs catégories. Ceux dont l’absence était injustifiée furent invités à reprendre immédiatement leur travail. Les ouvriers valides, mais prédisposés au phosphorisme, furent licenciés avec indemnité ; les ouvriers intoxiqués, licenciés avec une pension de retraite.

Après cette liquidation, les ateliers se trouvèrent

1. Ces chiffres représentent les dépenses totales faites en faveur des ouvriers de Pantin-Auhervilliers considérés comme nécrosés. C’est pourquoi ils dittèrent de ceux qui figurent au tableau XI des annexes, où ils sont réj^artis sous diverses rubriques.

CHAP. I

Page 1