L ATELIER
enfin purgés de tonte la partie du personnel inapte à supporter la manipulation du phosphore.
D’autre part, les ouvriers nouvellement recrutés se virent l’objet d’une sélection sévère et on soumit tous les ouvriers à de fréquents examens médicaux.
Enfin, un ensemble de règles d'hygiène, édictées par la commission médicale, fut appliqué avec vigueur.
Grâce à ces mesiirea, aucun accident ne se produisit plus.
11 était donc possible d’enrayer le mal, mais la fabrication des allumettes n’en demeurait pas moins insalubre, car, ainsi que l’avait déclaré la commission dans son rapport (1) : (( la suppression du phosphore « blanc est le seul moyen d’assurer l’assainissement (( définitif de cette industrie ».
La fabrication exclusivedes allumettes amorphes était impossible ; une grande majorité de consommateurs ne voulantpas s’astreindre à l’emploi d’un frottoir spécial.
En 1895 la Chambre des députés vota un crédit de 50.000 fr. destiné à favoriser l’étude de la suppression du phosphore blanc, et le ministi*e adressa un appel à tous les chimistes et inventeurs. Une commission dite du (( phosphore » fut instituée pour examiner les produits, et M. Schloesing, l’éminent chimiste alors directeur de l’Ecole d’application des manufactures de l’Etat, exposa magistralement le problème (2) dans un rapport à l’Académie des sciences.