Voir note, chapitre III
2. Jourwd officiel, Séance de la Chambre du i8 décembre 1900.
raient pas encore travaillé dans des manufactures de tabacs.
Article 110. — La réadmission des anciens ouvriers peut-être prononcée par le directeur même dans le cas où ils auraient dépassé l’âge réglementaire, si au moment où ils sont appelés, leur âge ne dépasse pas cette limite, d’un nombre d’années supérieur à la durée de leur immalriculation définitive dans une manufacture.
Tout ouvrier admis à travailler est immatriculé, c’est-à-dire inscrit sur le registre matricule du contrôle. Cette immatriculation conditionnelle ne confère aucun droit à l’agent, au point de vue de l’immatriculation définitive future, la période d’immatriculation conditionnelle étant un stage destiné à s’assurer s’il s’acquitte convenablement des travaux qui lui sont confiés.
Indépendamment de son caractère provisoire, la situation des ouvriers conditionnels diffère de celle des ouvriers titulaires à divers titres : au point de vue des mutations d’ateliers, des chômages, des versements à effectuer à la caisse des retraites, etc.
Aux termes de la circulaire du 15 mai 1892, les ouvriers peuvent être immatriculés définitivement au bout de 295 jours de présence réelle mais l’accomplissement de ce stage n’entraîne pas ipso facto le droit à l’immatriculation définitive. D’une manière générale si l’ouvrier peut-être employé à titre permanent et s’il donne satisfaction dans le service, ou ne diffère pas plus longtemps son immatriculation définitive, sauf dans le cas exceptionnel, où une modification projetée dans l’organisation du travail, rendrait iii()[)poi*-
CHAP. I
l’atelier
tune l’augmentation de l’effectif des ouvriers titulaires. En fait, comme l’effectif des femmes est considérable et qu’un léger accroissement n’a pour effet que d’augmenter la production dans des proportions insignifiantes, il est toujours possible d’assurer aux femmes un travail régulier; aussi sont-elles immatriculées dé- . finitivement à Texpiration du stage réglementaire, du moment où leur travail et leur conduite n’ont pas donné lieu à des reproches.
Il n’en est pas de même pour les hommes : l’effectif de ceux-ci est restreint et de plus leurs travaux consistent surtout en manutentions, dont l’importance varie journellement. Il est donc indispensable de disposer, en dehors de l’effectif normal, d’un certain nombre de manœuvres, susceptibles d’être employés ou mis au repos, suivant des besoins qui varient avec le nombre des titulaires manquants et l’abondance du travail.
Ces considérations ont fait adopter dans la plupart des établissements le modus vivendi suivant : les ouvriers conditionnels sont divisés en deux catégories : les auxiliaires employés normalement d’une manière à peu près permanente et que l’on immatricule définitivement au fur et à mesure des vacances ; d’autre part les temporaires auxquels on a recours suivant les besoins et qui ne sont convoqués que d’une façon tout à fait provisoire. C’est parmi eux que l’on désigne, au choix ou à l’ancienneté, les ouvriers auxiliaires.
Tant que les ouvriers ne sont pas immatriculés défi»
MANNHEIN
nitivemenl ils ne peuvent être considérés comme faisant partie du cadre des établissements.
Apprentissage. Mutations. — - Lorsque des hommes qui ne sont pas des ouvriers de métiers sont appelés à travailler dans les manufactures et fabriques, presque toujours ils sont employés tout d’abord au service général à titre d’auxiliaires et ils se familiarisent avec les diverses mains-d’œuvre en faisantdes remplacements.
Dans les manufactures de tabacs, les femmes au moment de leur admission sont le plus souvent affectées à un atelier de cigai’es ordinaires ou à un atelier de paquetage des scaferlatis, de manière à apprendre l’un des deux métiers spéciaux à l’industrie des tabacs, qui nécessitent un apprentissage sérieux.
Les apprenties sont rétribuées exactement de la même manière que les ouvrières formées ; comme les salaires sont payés à la tâche, leurs gains sont très faibles au début. Ils ne progressent qu’assez lentement, le métier de cigarière étant difficile.
Les apprenties sont dirigées et surveillées par des maîtresses cigarières pendant plusieurs mois. Généralement les jeunes ouvrières sont ap[)elées de préférence aux autres dans les divers ateliers, suivant les besoins du service. Ces mutations provisoires ne leur donnent droit à aucune indemnité durant leur immatriculation conditionnelle. Elles sont le plus souvent avantageuses au point de vue pécuniaire [)our ces jeunes ouvrières, en raison de la faililesse du gain c|u’elles obtiennent en fabriquant des cigares.
CHAP. I