‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 42 sur 147 · Voir in/rà, chapitre VI · texte numérisé non relu

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CHAP. II

LE SALAIRE

et le paiement des salaires, il ne se produit jamais, répétons-le, aucune réclamation. Ce fait est digne de remarque, étant donné la fréquence des contestations de cet ordre qui, dans l’industrie privée, se dénouent devant la juridiction des prud’hommes ou celle du juge de paix (1).

Depuis longtemps et à bon droit, la classe ouvrière réclame une loi réglementant le paiement des salaires de l’industrie. La proposition de loi Ferroul (2) édicte que la paie doit être faite en monnaie légale (art. qu’elle aura lieu au moins deux fois par mois, à seize jours au plus d’intervalle (art. 2), que le paiement aura lieu dans l’usine ou dans l’un des bureaux un jour de travail (art. 3).

L’exposé que nous venons de faire montre que l’administration des manufactures de l’Etat applique toutes ces mesures. Or, les instructions actuellement en vigueur n’ont pas été modifiées depuis 1862 et à cette époque déjà elles ont simplement réglementé des usages depuis longtemps établis.

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