‹ De la condition des ouvriers dans les manufactures de l'État (tabacs-allumettes)Chapitre 45 sur 147 · I . FJle manifeste néanmoins une différence d’intention très · texte numérisé non relu

I . FJle manifeste néanmoins une différence d’intention très

nette.

nue égale au quart des majorations afférentes à leurs salaires.

Cependant, Tinstitution des retraites donnant lieu à de graves mécomptes, par suite de rinsufTisance évidente des pensions viagères que les ouvriers obtenaient, l’administration s'efforça d’accroître ces pensions sans surcroît de dépense pour le Trésor. Elle eut recours à deux moyens, qui firent l’objet du Hèglement du 19 mars 1S84. Considérant qu’un assez grand nombre d’ouvriers nouvellement recrutés étaient rayés des cadres avant d’avoir accompli leur cinquième année de service, et que l’Etat n’était pas tenu de s’imposer des sacrifices en faveur d’agents qui ne font que traverser ses établissements, il fut décidé que les majorations ne seraient définitivement acquises qu’après cinq années d’immatriculation. Les majorations afférentes aux ouvriers ayant quitté les manufactures avant l’expiration de ce délai, devaient constituer à l’avenir un fonds commun, destiné à bonifier les pensions insuffisantes et à les parfaire jusqu’à concurrence de 240 fr. pour les hommes et 180 francs pour les femmes.

D’autre part, on décida que les majorations afférentes aux ouvrières dont les maris étaient étrangers à l’administration, seraient versées à leur profit exclusif et non plus comme auparavant par moitié aux deux conjoints : l’Etat ayant pris à sa charge tous les versements et agissant en qualité de donateur, avait incontestablement le droit de prendre cette mesure (1) qui

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