III. — Statistique
Quelques remarques sont indispensables au sujet des tableaux statistiques relatifs aux institutions.
Tableau VIII. Retraites. — Nous nous bornons à indiquer la situation numérique des ouvriers pensionnés au 31 décembre de chacune des dernières années Le situation annuelle des dépenses n’est pas intéressante à connaître, puisque la (piotité des compléments de pensions dépend principalement de celle des rentes acquises à la caisse nationnale des retraites. Pour donner cependant une idée de la dépense annuelle, afférente aux compléments de pensions, nous présentons sa situation au 31 décembre 1901.
Tableau IX. Assistance. >— La situation numérique des ouvriers assistés directement ou par abonnement se rapporte au 31 décembre de chaque année. Le nombre des journées de maladie, ayant donné lieu à une indemnité, se rapporte à l’année écoulée à la même date. Dans l’examen de ce tableau il ne faut pas négliger de tenir compte deschangements du régime réalisés en avril 1898 et avril 1900. L’on peut s’étonner de la constance du total annuel de la dépense de 1896 à 1900; elle ne paraît pas cadrer avec l’énorme augmentation du nombre des journées de maladie et la diminution minime au contraire du nombre des abonnés. Cette
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LES INSTITUTIONS
constance provient de ce que jusqu’à l’application du régime actuel, le coût moyen par tête et par an de l’assistance par abonnement, surtout lorsqu'il s’augmentait d’une bonification accordée en fin d’année (et qui pouvait atteindre Sfr. par mutualisé) était beaucoup plus élevé que le coût moyen par tête et par an de l’assistance directe. La péréquation étant aujourd’hui réalisée, les dépenses vont augmenter dans les mêmes proportions que le nombre des journées de maladie.
Tableaux X et XI . Institutions. — Ces chiffres sont extraits du Compte annuel de gestion des monopoles. Ils permettent de suivre la progression des dépenses faites pendant les dix dernières années pour améliorer le sort du personnel ouvrier. La diminution qui semble ressortir du tableau relatif aux fabriques d’allumettes, tient exclusivement à la suppression de la nécrose(et surtout des abus dont elle était le prétexte), obtenue pratiquement en 1896 à la suite de l’intervention de la commission médicale, et ensuite définitivement réalisée grâce à l’emploi du sesquisulfure de phosphore.
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