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moment du travail. Son volume, à défaut de l'obstacle apporté par lui à la dilatation, commandait la césarienne suivie d'hystérectomie: Il est à croire que la vie de la mère et celle de l'enfant auraient
été le gain d'une intervention précoce.
Obs. 19. — Clinique Baudelocque (Obs. 1210 de 1907). — /{Ipare. Sténose cicatricielle de l'orifice interne.— Mort du fœtus. — Début de physomélrie. — Opération de Porro par M. Mouchotle. — Hémorragie grave au 1° jour pour arrachement du pédicule. — Guérison.
(Revue d'Obstétrique et de Pédiatrie).
D.M...., 27 ans, ne présente rien de particulier dans ses antécédents héréditaires et personnels.
Réglée à 13 ans, elle devient enceinte pour la première fois à 20 ans.
Cette première grossesse est interrompue au 4° mois par un àavortement provoqué.
Les suites furent pathologiques et un praticien pratiqua un curettage.
En 1905, à l’âge de 25 ans, D. M...., enceinte pour la deuxième fois, expulse chez elle, au cours du septième mois, un fœtus qui se présente par le siège ; les suites de couches furent également pathologiques. Deux curettages furent pratiqués à l'hôpital Lariboisière, l'un au quatorzième jour, l’autre au seizième jour.
En octobre 1906, commence la grossesse actuelle. Les dernières règles datent du 13 au 16. Cette grossesse évolue normalement. Une légère albuminurie, apparue au huitième mois, disparaît rapidement après quelques jours de régime lacté.
M. Chevalier, répétiteur à la clinique Baudelocque, qui donne ses soins à D. M..., constate, en fin juin, une présentation du siège ; il fait une version par manœuvres externes. La tête demeure en bas.
Le 30 juillet, à 1 heure du soir, débute le travail.
À 3 heures, les membranes se rompent spontanément, le liquide qui s'écoule est vert purée.
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La hauteur de l'utérus est de 32 centimètres. La tête, qui se présente au-dessus du détroit supérieur, ne déborde pas l'aire de ce détroit; le dos du fœtus est à gauche. L’auscultation est alors normale.
Au toucher, le col paraît long, perméable : l'orifice interne est ouvert comme 50 centimes.
Pendant toute la nuit du 30 et la journée du 31 juillet, les contractions utérines sont subintrantes, et l’orifice interne qui s'est ouvert comme 1 franc ne se modifie plus désormais. Le travail n’aboutit à aucun résultat. La tête fœtale reste au-dessus du détroit supérieur.
31. — A 10 heures du soir, les battements du cœur deviennent irréguliers. À 11 heures du soir, ils ne sont plus perçus. Les contractions utérines s’atténuent dans la nuit, elles sont de nouveau subintrantes vers 7 heures du matin le 1er août.
M. Mouchotte, appelé auprès de cette femme le 1° août, vers 11 heures du matin, confirme les constatations faites. Il remarque que l'orifice interne présente en avant:et sur les côtés une épaisse et haute bride cicatricielle résistante et non susceptible d'être dilatée.
Etant donné, d'autre part, la mort du fœtus, M. Mouchotte pense qu'il y a lieu de pratiquer l'opération de Porro et fait transporter la femme à la clinique Baudelocque.
D. M... est amenée à la clinique Baudelocque le 1°" août à midi. M. Pinard, mis au courant de la situation, conseille à M. Mouchotte d'intervenir sans retard.
À 2 heures de l'après-midi, M. Mouchotte pratique la laparotomie.
Opération classique. — Amputation utéro-ovarique à la façon de Porro.
Au moment de l'extraction, il s'exhale de l'utérus une odeur fétide, en même temps que des gaz, indice d'un début de physométrie.
L'utérus amputé, les gants qui ont servi aux opérateurs sont retirés, l'opération est terminée les mains nues.
Suites de couches. — L'enfant extrait (garcon) pèse 3.000 grammes, le placenta 500 grammes. Les suites opératoires sont simples :
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la température oscille entre 37° et 38° et le pouls à 104 et. 112 pendant les trois premiers jours.
Le 11° jour, le moignon, en partie sphacélé, est arraché à l’occasion d'un mouvement de la malade qui s’assied sur son lit. Celle-ci se sent immédiatement mouillée et défaillante ; du sang s'écoule en abondance au-dessous du pansement. Les téguments pâlissent : le pouls s'accélère.
M. Mouchotte, présent, constate que, sur le bord droit du pédicule arraché, des vaisseaux saignent abondamment. Des pinces de Kocher sont placées sur les vaisseaux, puis la malade est transportée à la salle d'opération et anesthésiée.
Une ligature au catgut remplace les pinces ; en outre, le moignon est comprimé entre deux tampons : un premier abdominal qui remplit l'infundibulum, déterminé par la chute du moignon, un deuxième vaginal très serré.
Du sang s'est écoulé par l'orifice du moignon cervical dans la cavité vaginale qu'il a fallu débarrasser d’une grande quantité de caillots avant d'introduire le tampon.
Tampon changé 48 heures après son introduction. A parür de ce moment les suites sont simples et la femme quitte le service le 43° jour.
Il peut arriver que la dilatation ne soit pas commencée, Le fait est rare el nous n’en possédons pas d'observation à la clinique Baudelocque, mais on nous permettra d’emprunter à titre d'exemple une observation typique déjà publiée par MM. Pinard, Segond et Couvelaire. M. le Professeur Segond pratiqua avec succès l'exérèse totale de l'utérus parlurient, sans évacuation préalable de son contenu.