LT TER
Si nous résumons ces 21 observations nous serons
effrayés du résultat.
21 blessés présentant des plaies thoraco-abdominales, résultant la plupart de coups de couteau, plusieurs par armes à feu.
Le teen a été à peu près nul et le maximum de l'intervention a été la résection simple de l’épiploon hernié et la suture de la plaie. Mais aucun débridement n’a été fait, aucune tentative de thoracotomie, ni de laparotomie.
Voyons le résultat :
Des 21 blessés, 16 sont morts : Les uns, quelques jours après la blessure, soit d'hémorragie, soit avec lésions viscérales et infection. Les autres, guéris en apparence traînent une vie misérable pendant des mois, gone uns, des années, souffrant toutes sortes de maux jusqu’au jour où leur inévitable hernie diaphragmatique s’étranglant met un terme au cours de leur existence.
16 morts sur 21 blessés! Que sont devenus les 5 autres?
Ils sont guéris, ou plutôt ils ont quitté l'hôpital, guéris en apparence, Deux n'ont pas été revus. — Trois sont revenus un an ou 15 mois après el ils avaient tous les symptômes d’une hernie diaphragmatique.
Triste statistique ! misérable {raitement que celui qui donne une telle liste d’insuccès.
Mais du moins maintenant nous savons, et c'est une des:
conclusions de LApazce dans sa thèse (1), que la hernie est inévilable, fatale, inéluctable, après la blessure du diaphragme, et que la hernie diaphragmatique c’est la mort tôt ou tard!
(1) Laparze. Les plaies du diaphragme de voie thoracique: Thèse de Bordeaux, 1806.