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Mais ce procédé est-il toujours possible? Non, bien entendu. Dans les plaies thoraciques supérieures etdans les
plaies du centre phrénique l’accolement est impratica-
ble.
Nous avons fait des recherches personnelles pour savoir
à peu près Jusqu'à quel niveau on peut suturer à la paroi les ouverturesdiaphragmatiques. Des expériences cada-
vériques auxquelles nous nous sommes livré, il résulte
que ce mode de rapprochement n’est possible que sur la portion oblique du diaphragme et seulement au-dessous
de la 7° côte, au niveau de la ligne antérieure de l’aisselle. À mesure que l’on opère sur une région plus postérieure, la chose devient plus difficile et ne peut se faire qu’à un niveau plus inférieur. :
Enfin terminons ce travail en disant que si nous avons insisté sur la nécessité de l’opération et de l'opération d'urgence, sinous avons tenu à montrer les avantages que la thoracotomie a sur la laparotomie au moins pour les lésions diaphragmatiques, il faut bien savoir que, par le thorax, on peut inspecter la partie supérieure de l’abdomen;, en agrandissant ou non l'ouverture phrénique, tandis que cela est impossible par le ventre. Il ne faut pas oublier que ces deux modes d'intervention, supérieure et inférieure, se complètent et qu'il faut souvent les pratiquer successivement.
Ayons toujours présent à l'esprit que ce qui règle le pronostic des malades atteints de plaie thoraco-abdominale, c’est l'hémorragie et l’infection par ouverture d’un viscère.
Dès que l’on aura le moindre doute, iln'y a donc pas d’hésitation possible, on ne doit pas attendre les symp-
tômes des lésions, on doit les devancer, ouvrir les deux. : séreuses et porter secours rapidement là où est le danger. “ee : Après l’opération, il faut faire une suture soignée des | à __ téguments, suture complèle sans drainage; pour le thorax | c’est le meilleur moyen de voir rapidement disparaître É. le pneumothorax. S'il yavait infection de la plaie, on ferait À sauter un point de suture les jours suivants. 20 D. Il est bon de faire un pansement un peu serré, de façon | à empêcher l’air d'entrer dans la cavité pleurale et aider ainsi à la parfaite SHARE de la plaie.